Cette tribune de Baptiste Rossi, publiée dans le Monde (La Matinale du 14 décembre 2015: édition abonné), m’a réjoui. Je la reproduis ici, en intégralité.
Au Canada, un jeune premier ministre, certes héritier mais novice absolu, vient de se faire élire. Il est quadragénaire, moderne, et suscite un grand espoir. En Espagne, deux partis sortis du néant proposent des alternatives totales et démocratiques, ne comptent dans leurs rangs nul professionnel de la politique, parlent au peuple d’une voix forte et avec des mots justes. Ils suscitent un grand espoir. En Italie, les électeurs ont un jeune premier ministre, certes roublard et un peu confus mais inconnu voilà cinq ans. Il a envoyé à la casse tous les dinosaures de l’ancien monde, parle au peuple d’une voix forte et avec des mots justes. Il propose une alternative démocratique et enthousiasmante et suscite un grand espoir. Dans ces pays, les partis populistes et extrémistes sont insignifiants, inexistants, tenus en laisse.
Horizon bouché et confusion totale. Un PS schizophrène : vieille gauche dans son coeur militant et social-libéral dans ses têtes dirigeantes; une gauche de la gauche unie dans la défensive; une droite divisée entre partisans d’un « compromis historique » avec le courant Hollande-Valls (Le « front républicain » de NKM, Raffarin et de quelques centristes), ceux de la « ligne forte » à la Sarkozy-Waquiez, et le marais Juppéiste…
Le peintre Piet Moget est décédé hier soir. C’était un très grand artiste à la renommée internationale. Il avait choisi de s’installer dans la région en 1952, à Port la Nouvelle, au mas de la Grange Basse où il vivait dans des conditions très précaires, sans eau ni électricité. A partir de 1956 environ, Piet Moget prend l’habitude d’aller peindre sur le quai de ce même port avec une petite camionnette. Et en 1991, il fonde le Lieu d’Art Contemporain (L.A.C) un cadre extrêmement dépouillé, à l’accrochage et à l’éclairage très sobres, où chaque année, au printemps et en été, parfois en automne, il y présente plusieurs expositions autour de jeunes créateurs.
Dans l’Aude, le PS et ses alliés arrivent en tête. Mais, par rapport aux régionales de 2010, ils perdent près de 14 points et 5,5 par rapport aux dernières départementales; et ce malgré un taux d’abstention plus faible dimanche dernier (36,38% contre 39,68% aux départementales de cette année). La droite, elle, perd 5 points par rapport à 2010 et en gagne 4 par rapport aux départementales, tandis que le FN engrange 20 points supplémentaires par rapport à 2010 et maintien son score des départementales 2015… En conclusion, une forte érosion du PS et de ses alliés de gauche, avec, en parallèle, une forte progression du FN qui consolide et fidélise son électorat, notamment dans les zones urbaines du littoral; la droite classique, elle, se retrouve en situation de décrochage, voire de marginalisation…
Le soleil tape sur le granit de la Madrague. Ce muret n’est pas une clôture, c’est un barrage. Il sépare l’eau du jardin, le bruit de la mer, le siècle des touristes du silence des […]
Le sapin est bleu, le givre est froid. Mais au sommet, dans les ailes d’un papillon, brille une étoile rouge. Elle est l’étincelle de la bienveillance. C’est elle qui réchauffe l’image et […]
Samedi. Ou peut-être jeudi. Je terminais mon tour de ville. À hauteur du café « Le Duplex », je pensais à Pierre. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Hier midi, au début des Barques. Là où la ville se raconte qu’elle est un décor. Ils étaient trois. Un couple de cols verts et leur petit. Neuf et maladroit. […]