Contre-Regards

par Michel SANTO

Réflexions sur le P.N.R

Quelques réflexions, sans doute impertinentes, sur le Parc naturel régional de la Narbonnaise

 

On sait que les limites du PNR ont fait l’objet, lors de son lancement par la Région alors présidée par J. Blanc, d’âpres discussions .Je ne suis pas sûr que la préoccupation principale, en ce temps là, ait été de donner au territoire concerné une identité claire. Je pense plutôt que, dans la mosaïque des territoires de la Narbonnaise, aucun d’entre eux n’a été sérieusement étudié, et retenu,  en fonction de sa plus grande sensibilité aux risques environnementaux  et de l’homogénéité de ses caractéristiques naturelles.

 

Quand on regarde la carte de la Narbonnaise, on  observe, en effet, que la «  frontière » actuelle du PNR, est, en gros, structurée par l’ Y  autoroutier,  avec, du côté littoral, un axe Fleury-Leucate, et du côté Piémont un axe Boutenac-Fitou. On ne manquera pas de constater aussi un certain nombre de « trous » et de contournements :la partie bâtie de Narbonne, Gruissan, Port la Nouvelle et Treilles.

 

Un ensemble territorial, donc, particulièrement hétérogène, coupé en deux par l’axe autoroutier le plus chargé en trafic de camions de l’hexagone avec, d’un côté,  une zone lagunaire remarquable et extrêmement fragile, mais sans Gruissan ( ?!), et, de l’autre, de la plaine et du Piémont.

 

J’observe, en outre, que, pour ce deuxième ensemble, il n’y a vraiment aucune raison objective pour le limiter à l’axe Boutenac- Fitou. Le périmètre pourrait, en effet, sans obstacles politiques (il n’y en a théoriquement plus à présent) remonter jusqu’à Lagrasse, Mouthoumet… Voire au-delà !?

 

J’ajoute enfin que, si on prend en considération  les communes dites « associées » au P.N.R, on se retrouve au total avec trois sous-ensembles découpés par deux voies autoroutières. Et très différents du point de vue de leurs «  valeurs » et de leurs sensibilités environnementales. Au total, un véritable patchwork !

 

On voit bien, aujourd’hui, que la seule logique qui a présidé à cette définition géographique est une logique principalement institutionnelle. Une logique qui consistait à prendre la plus grande «  part de marché  » possible dans le champ du développement local. Une logique enfin qui avait aussi forcément à voir avec les objectifs politiques du pouvoir régional de l’époque, notamment l’extension de son champ d’influence?Disant cela , je ne formule aucun jugement de valeur. Il est après tout « normal » que les politiques aient le souci d’accroître leur hégémonie.

 

La conséquence en est que le PNR se retrouve, dans un nouveau contexte profondément modifié par la mise en place des intercommunalités (communauté d’agglomération, communautés de communes,  pays et SYCOT) dans une position où ses moyens et ses actions, définis principalement dans une perspective territoriale et institutionnelle extensive, viennent « perturber » ces nouvelles intercommunalités. Intercommunalités dotées de  moyens fiscaux importants et de compétences clairement définies par la loi (environnement, eau, économie etc…)

 

Les « coûts » internes au PNR engendrés par cette situation ne sont pas négligeables : sureffectifs, prosélytisme tout azimut pour financer la structure.Auxquels il faut ajouter d’autres effets générateurs de coûts comme la « gestion des conflits » entre structures, la concurrence « communicationnelle » etc.

 

Le plus surprenant, dans cette affaire, est que le nouveau pouvoir régional ait laissé les choses inchangées. A croire que la seule chose qui importait était de changer de vice-présidents ! Sauf à considérer que le dispositif mis en place par J.Blanc ne souffrait d’aucune imperfection ! Et qu’il convenait de le garder en l’état – pour poursuivre les mêmes objectifs !?

 

Mon point de vue, au contraire, est qu’il importe de changer le périmètre géographique du PNR  afin de remédier aux incohérences relevées dans les chapitres précédents. Pour ce faire, il faut donc le réviser pour n’en conserver que le seul territoire lagunaire. Ce territoire est, en effet, le plus emblématique, le plus homogène et le plus sensible de la Narbonnaise.

 

Un PNR resserré au plan géographique et environnemental et, lui « tournant le dos », circonscrit par la seule A 9, devrait aussi revoir le champ de ses actions pour les adapter à ce nouveau territoire. Les autres actions, elles, pourraient, sans grandes difficultés, être transférées, avec leur personnel, aux nouvelles intercommunalités (C.A.N, Pays, communautés de communes et SYCOT.)

 

Ainsi, affecté d’une plus grande lisibilité géographique, environnementale et institutionnelle, le PNR gagnerait beaucoup en intensité. Ce qui compenserait largement ce que certains pourraient interpréter, à tort, comme une perte de substance. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, il est bien établi que l’efficacité n’est pas proportionnée à la taille.

 

Le débat est donc ouvert. Non par goût de la « dispute », mais parce qu’il me semble nécessaire et utile.Je le souhaite riche. Pour cela,deux conditions doivent être réunies : la franchise et la sincérité. On ne pourra pas me faire le reproche d’en avoir manqué.

 

 

 

     

La formation et l’emploi

Après la rentrée des élèves, c’est, à présent, celle du Président de la Région . C’était au lycée Clemenceau. Et il y aurait prononcé cette phrase (L’indépendant du 5 septembre) : « Au lieu de former des psychologues et des archéologues en masse…on ferait mieux d’orienter les jeunes vers…ou d’autres professions du tourisme où ils gagneront bien leur vie. »

Je ne suis pas certain que l’on gagne vraiment bien sa vie dans l’exercice de métier comme maître d’hôtel, cuisinier ou serveur dans les entreprises de notre région. A l’exception peut-être de certains établissements. Mais, ce dont je suis sur, c’est que les cohortes de sociologues, d’historiens, de géographes… fabriquées par nos universités régionales, et d’ailleurs sont, elles, condamnées à pointer à l’ANPE. Le temps est définitivement révolu, en effet, ou la possession d’une licence de philo permettait l’accès quasi assuré à un emploi de cadre. Aujourd’hui, sans finalisation professionnelle, l’enseignement supérieur ne peut produire que des chômeurs ou des frustrés. Sur ce point, nous sommes d’accord. Cela dit, peut-on et doit-on réorienter l’ensemble de notre système éducatif régional afin de l’adapter à la seule dynamique de l’emploi dans notre région. Je ne le pense pas. A ce compte, il ne faudrait former que pour les métiers du commerce, du bâtiment et du secteur social dont les niveaux de qualifications et de rémunération sont aujourd’hui,hélas, plutôt faibles.

Disons les choses encore plus nettement: le Languedoc-Roussillon ne produira jamais d’emplois suffisants, en nombre et en qualité, pour satisfaire la demande de tous ses lycéens et étudiants. Sauf à imposer à des licenciés en psycho, produits en abondance, ou a des personnes sans qualification, des emplois de maçons et de manœuvres, par exemple, qui ne trouvent pas preneurs. Ce qui éthiquement est inconcevable…

La recherche d’une parfaite adéquation entre formation et emploi relève donc du voeux pieux. Mais, par contre, et à la condition de réaliser un gros effort d’orientation et de professionnalisation ( c’est l’enjeux des vingt prochaines années) notre région pourrait donner à ses enfants le viatique nécessaire pour entrer avec le maximum d’atouts dans la vie professionnelle. Ici, ou ailleurs. En France et en Europe… Et l’Etat, comme la Région et les entreprises ont chacun leur part de responsabilités dans la réussite de ce chantier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un crime symbolique.

Château de Peyrepertuse. C’était un après midi d’un mois d’août particulièrement venteux. La plage de Gruissan était presque déserte. À l’exception de deux couples qui s’occupaient à construire un château de sable. L’ouvrage achevé, une gamine se mit à sauter par-dessus tours, tourelles et murailles en criant « j’ai mon château cathare, j’ai mon…, j’ai mon… ».

La mauvaise humeur de Patrick Nappez!

NarboPatrick Nappez est décidemment incorrigible. Michel Moynier s’inspire-t-il d’expériences de déplacements urbains alternatifs à la voiture individuelle réussies en Suède, que notre journaliste en déduit qu’il rechercherait une caution social-démocrate pour camoufler sa proximité politique avec l’U.M.P. Diantre !

Un beau ticket

S’il n’y prend gare, De Villepin va se retrouver à la gauche de madame Royal. Dominique ne veut pas du service civique obligatoire. Ségo et sarko, oui… Le premier ministre ne veut pas entendre parler des régimes spéciaux de retraites, nos duettistes en causent. L’autre matin, sur R.T.L, la candidate du PS affirme même que : «  La régularisation massive n’est pas une solution parce qu’elle lève des espoirs considérables dans les pays d’origine. On n’a pas le droit de faire cela, tant pour la dignité de ceux qui fuient la misère que pour la protection des équilibres économiques et sociaux dans nos pays » .Bien ! C’est Sarko qui doit être content … et Fabius qui doit se demander d’où peut bien sortir cette virago socialiste…C’est au karcher qu’elle nettoie le champ des idées, à gauche…Bénéfique pour le PS, hum ! Je ne suis pas loin de partager l’avis de Lionel sur ce point. Pour le moment, c’est la panique chez les éléphants, qui ne savent plus à quels cornacs se vouer. A droite aussi, c’est pas triste. La guéguerre est repartie. Du coup, M.A.M en experte de porte-avions en détresse se demande si une petite opération commando… Pathétique la dame avec ces airs de colonel à la retraite… En fait, si on y réfléchit bien, les français plébisciteraient un Sarko à L’Elysée et la Ségo à Matignon. Ou bien l’inverse . Un beau ticket.Et quel spectacle!