Contre-Regards

par Michel SANTO

La Frêchie craque,elle aussi!

Pour la première fois dans l’histoire de la cinquième République, le département de l’Hérault envoie un sénateur de droite siéger à la Haute Assemblée. En l’occurrence, Raymond Couderc, le maire UMP de Béziers. Qui succède, excusez du peu, à André Vézinhet le président du conseil général, élu récemment à l’Assemblée Nationale. Voilà donc un sénateur de droite élu avec des voix de gauche. Celles de grands électeurs ne voulant pas d’une candidate choisie par  l’ex- socialiste Frêche et son homme de main le toujours socialiste Navarro. Une candidate anonyme et dévouée dont la mission était de garder au chaud ce confortable mandat pour le refiler à son patron en 2008.Manœuvre grossière et annoncée, mais qui, enfin, s’est retournée en gigantesque gifle sur l’arrogante trogne de celui qui préside, hélas, aux destinées de cette région.

La guerre est désormais ouverte et publique. Et j’ai toujours pensé que les premiers coups de pioche viendraient de Vezinhet. C’est fait, et avec quelle force ! Elle sera aussi sans pitié. Car comme le dit le même Vézinhet, aujourd’hui dans le Midi Libre : « ne nous voilons pas la face, nous vivons ici sous le règne du clientélisme et de la terreur ! »

La ligne de partage à gauche est à présent claire. D’un côté ceux qui soutiennent le Président du Conseil Général de l’Hérault. De l’autre ceux qui, à l’instar du secrétaire fédéral royaliste de l’Aude et vice président de la Région Eric Andrieu considèrent encore ( ?) que Frêche est le meilleur d’entre eux.

Tout craque dans un PS en pleine dépression, la Frêchie aussi. 

C’est quand le bonheur…

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Chassez les automobilistes du centre ville et vous verrez arriver de nouveaux prédateurs. De l’espèce bistrotière surtout. Sympathiques au demeurant mais particulièrement voraces en trottoirs, places et voies fermés à la circulation motorisée à quatre roues, ils prolifèrent pendant la saison chaude dans les cœurs de nos villes méditerranéennes. Cœurs de ville qui, le jour, ressemblent à des champs de sièges et de tables dont la fantaisie des formes et des couleurs n’a d’égale que la  désespérante monotonie de leur esthétique de bazar et qui, à la fin de la nuit, se muent en de hideuses petites montagnes aux formes les plus baroques. A cette « extension horyzontale du domaine de la canette », s’ajoute la débilité sonore, et expansive, de leurs prétendus concerts qui vous envoient dans les oreilles, malgré des vitrages isolants surpuissants, et dans un rayon de plus de 300 mètres, des âneries beuglées du style « c’est quand le bonheurrrr… c’est quand…. »  sur un rythme composé de deux ou trois accords appris dans des revues à un euro. L’avenir des centres villes classés serait-il désormais lié à celui de la profession cafetière ? Il ne resterait plus alors d’autre choix, pour les résidents, que de se transformer en figurants  d’un spectacle permanent qu’elle orchestrerait ou de quitter ce qui ne ressemblerait plus qu’à un parc touristique urbain. Utopie ? Pas sur! Guy Debord ne nous a-t-il pas enseigné que : «Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.»   

Troquets et truqueurs.

En pleine saison estivale, la presse régionale fait ses gros titres sur nos mastroquets et autres guinguettes, goguettes, bouchons, caboulots, bouibouis, bastringues, manezingues… Une profession chère à nos portefeuilles et socialement exemplaire comme chacun sait et qui, pour 30% d’entres elle, frauderait massivement L’URSSAF. Une paille ! 
Si on complète cette cruelle réalité par les dégâts occasionnés à nos oreilles résidentielles ou passantes par ces damnés du vacarme musical nocturne, la « Sécu » ne doit on pas être en reste, non plus.
Je passe évidemment sur les diverses pathologies consécutives à l’absortion de platées de salades (!!!) aux feuilles jaunâtres et aux franges noiraudes, qui circulent entre cuisines improvisées et terrasses gazées aux échappements automobiles.
Mais, comble de la goujaterie, on s’étonne quand même, pour s’en offusquer toujours,des appréciations peu flatteuses de nos hôtes sur l’accueil que leur réservent cafetiers et restaurateurs .
C’est plutôt leur très grande mansuétude qui devrait surprendre.Car ils reviendront bien l’année prochaine…Jusqu’à quand ?

Mon Dieu, que de cons!

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A
Narbonne-Plage on entarte Madame  Amara et à Lagrasse on mazoute des livres. Un concentré  de bêtise haineuse à quelques kilomètres de distance produit par une sinistre coalition de parfaits crétins.Le pâtissier terroriste a été rapidement maîtrisé pour se retrouver à confesse avec Fadela dans une cellule mobile de la gendarmerie.
Espérons que les vidangeurs de
l’abbaye le seront tout aussi promptement afin de les soumettre, eux, à la lecture publique et à haute voix de l’intégrale des oeuvres du divin marquis de Sade ( voir ma chronique Lagrasse et l’effroi ) 
Mon Dieu, que de cons!…

Salles d’attentes

Toutes les salles d’attente se ressemblent. Qu’on y attende un avion, un train ou son médecin, partout le même mobilier minimaliste et fonctionnel, la même atmosphère saturée d’angoisse et d’ennui, les mêmes murs fatigués aux peintures griffées et noircies.  
Dans certaines y trônent des tables basses sur lesquelles gisent des magazines et des revues informes et sans âge, aussi vaines que ridicules.
Celle dans laquelle j’attendais qu’on me soigne, hier, était de surcroît…vide.