Contre-Regards

par Michel SANTO

Les vrais mensonges du Nouvel Obs…

désinformationC’est en pensant à Alain Rollat que me vient l’idée de ce billet consacré à ce qu’il faut bien appeler non pas de la désinformation mais de l’information mensongère. De la grosse et bien molle. De celle qui vous colle aux semelles et qui semble à présent devenir le fond de pensée du Nouvel Observateur ( voir ci-dessus leTéléphone rouge du N°2271du 15 au 21 mai) .

La fureur de vivre en Languedoc-Roussillon.

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« Le Languedoc-Roussillon est une terre d’aventures où il y a une certaine « fureur de vivre », le tout associé à une tonicité économique. » C’est dans ces termes d’un lyrisme que je ne lui connaissais pas que Jean- Paul Volle, géographe-urbaniste, s’exprime dans le support de la communication (cette forme moderne du mensonge) de la Région Languedoc-Roussillon

Ecrire c’est mentir.


Sur le plateau de mon bureau les  » Propos d’un jour  » de Paul Léautaud, que j’ouvre, comme j’en ai l’habitude, au hasard, et pour tomber sur ceci, page 74 :  » Ecrire…c’est mentir. C’est tout au moins fausser plus ou moins… Que cela devient-il quand il s’agit de critique, et que l’amitié ou seulement la sympathie,- ou la détestation ou seulement l’antipathie,- ou encore la basse malignité, font leur oeuvre… Excès des deux côtés. Je me connais et je connais ce que je fais. Une bonne moyenne entre ces deux extrêmes, voilà le vrai. » Etre exact est bien rare, en effet…

Les vérités que l’on ne veut pas voir…

Alain Rollat, ancien journaliste au Monde de 1977 à 2001, écrivait ceci, le 6 février 2004, à Henri Maler, d’Acrimed : « …Les manuels de journalisme sont bourrés d’exemples de ces vérités que l’on ne sait pas voir, que l’on ne veut pas voir, que l’on voit mais que l’on ne peut pas ou ne veut pas dire… »
C’est ce qui m’est arrivé dans un billet d’humeur j’ai usé à l’égard du même Alain Rollat de moyens qui, à la relecture, m’apparaissent, aujourd’hui, peu glorieux.
Comment ne pas avoir vu, en effet, que, dans son dernier bouquin, « L’assassinat raté de Georges Frêche », il s’agissait moins, comme je m’en irritais, d’un plaidoyer en faveur de ce dernier que
de l’analyse du traitement médiatique de sa « sortie » sur les sous-hommes. Et pourquoi n’avoir pas dit, surtout, comme me le permettait son ouvrage, qu’en posant de manière implicite l’équation, non seulement absurde mais ridicule, GF=Le Pen, les médias contribuaient ainsi à masquer la véritable personnalité du président de la région  languedoc-roussillon. Un personnage certes hors du commun et certainement pas raciste, de gauche par nécessité et de nulle part par vocation, mais un personnage qui, par son cynisme sans retenu, incarne l’essence même du « politique » quand il se coupe de tout référent moral, si modeste soit-il.
C’est cela que je visais dans ce billet. Et que, par négligence et irrespect à l’égard du travail d’Alain Rollat, j’ai manqué. L’honnêteté intellectuelle exigeait que cela soit dit et le disant de préciser ma pensée. C’est fait !