C’est Dimanche, et, comme il convient en ce jour de repos et de prières, faisons d’abord sonner les cloches à quelques uns de nos fidèles compatriotes. À Tonton, le défunt, qui, en glissant sous le tapis d’ Hollande, Bernard, son ancien ministre de la ville, fait à François un joli coup de Jarnac ; à Francois, le vivant, qui, de Bruxelles, fait des fonctionnaires une » variable d’ajustement » sans variations, pour les mettre à gauche ; aux sénateurs inconnus qui, sans leurs habituelles pipes, et sans pudeur aucune, ont invité DSK à exhiber ses atours libéraux dans cette chambre basse ; aux députés tout aussi inconnus qui, par leurs questions à deux sous , ont permis à l’infortuné Cahuzac de se les mettre dans la poche ; à Bourquin, le Président de ma région, qui prend Monsieur Duron pour un con, qu’il n’est pas, et, le disant, s’affirme en branquignol, ce qu’il est ; à son mammifère fétiche, du genre équidé, qui, le voyant délirer sur sa LGV par Ayrault enterrée, a omis de lui expédier quelques coups de pieds sur son fessier d’âne cossument bâté ; à Viola, le président de mon département qui, pleurant ses lignes TGV, menace ses ministres amis de ne les recevoir jamais ailleurs qu’en gare de Bugarach, où l’on rame sur le sable et vole sur des nuages ; à Didier Mouly enfin, le chef du parti apolitique de droite (! ) de Narbonne, qui, usant d’un langage audacieusement médical, veut » arrêter l’hémorragie fiscale » dont elle serait victime, suggérant ainsi le garrot aux rares contribuables déjà saignés aux quatre veines par d’avides ponctions fiscales; …
Il est l’heure de la messe et bientôt celle du pardon des offenses. Le mien est définitivement accordé à tous ceux qui pardonneront les miennes… Je le jure ! Bon Dimanche !
Hier soir, tard, entre veille et sommeil, lu cette note d’André Blanchard(Entre chien et loup: carnets):
« Quand on commet des erreurs d’interprétation à propos de tel ou tel de mes comportements, comme beaucoup j’en ressens du désagrément. Que traînent des idées fausses sur notre compte, même l’humilité a du mal à ne pas se froisser. Le hic, c’est que ces erreurs proviennent en grande partie de mon fait (la désinvolture, le peu de peine que je prends s’agissant de m’expliquer clairement, mon peu d’empressement pour rectifier quand j’en ai la possibilité, et ce au nom de cet «à quoi bon ?» chéri). On comprend que, confronté à ces opinions erronées, je pique alors des colères épiques, mais après coup, et après moi ! »
Ces phrases, j’aurais pu les écrire. À l’exception de la dernière cependant . À quoi bon ces colères épiques, en effet. Rien ne peut faire que nous ne soyons à jamais exemptés d’idées fausses : en bien ou en mal ; sur notre compte et celui des autres …
Aujourd’hui, je peux enfin vous l’affirmer : au pied comme au sommet du Pech de Bugarach, point d’extraterrestres. Seulement deux ânes au départ de la randonnée et des grands corbeaux au sommet. C’était hier, sur le toit d’un monde toujours en expansion. Qu’il est beau à cette altitude ( c’est le plus haut sommet des Corbières: 1231 m ), en compagnie de deux amis chers, avec cette époustouflante vue à 360 degrés sur les Pyrénées, la Montagne noire et la haute vallée de l’Aude. Grandiose ! C’est dire le choc, ce matin, chez les intra-mondains, dans le marais médiatico-politique. Cahuzac ! de retour à l’Assemblée pour saluer » une transparence » bétonnée ; DSK ! au Sénat, auditionné par une commission » citoyenne » ; Tapie ! en garde à vue pour défaut d’arbitrage ; Accoyer ! au piquet pour son énorme réserve… parlementaire ; Marine, qui revient de Moscou et instruit des procès… ; et pour corser ( oui, j’ose! ) le tout, Dallas et Jr à nouveau sur nos ondes… Quel casting, tout de même ! A Bugarach, je vous l’assure, l’univers n’est pas aussi impitoyable !…
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