Contre-Regards

par Michel SANTO

Le  » bon  » Guéant, les brutes et les truands…

 

 

 

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Au train où vont les affaires d’Etat, je tiens à le préciser ici, j’ai adressé à la rédaction du « Canard Enchaîné », ainsi qu’à celle de tous les médias écrits, radiophoniques et télévisuels, sans oublier les services de polices et judiciaires compétents de notre République exemplaire qui se présente tous les jours ou presque comme le phare universel de la société des Nations, les preuves que je réside bien à Narbonne et non en Malaisie, que je n’y exerce d’autres activités que la cueillette des asperges sauvages, que ma pension de retraité est virée sur un compte bancaire du Crédit Mutuel et que je n’ai jamais acheté de tableaux au Sieur Claude Guéant, ancien Ministre, envers lequel, j’insiste, je n’ai rien d’autre à voir que le paiement d’une contravention au demeurant salée mais régulièrement soldée par l’achat de timbres officiels achetés à un cours qui l’est tout autant chez un buraliste de mon quartier prêt à témoigner sous serment dans les plus brefs délais. J’ajoute, pour qu’il n’y ait pas l’ombre d’une ambiguïté usuellement pratiquée par des gens de métier comme Monsieur Guéant, qui jadis, faut-il le rappeler, pourchassait les brutes et les truands, que la croquignolesque défense de ce spécialiste en entourloupes est d’un tel ridicule que je me sentirais blessé d’être assigné devant les tribunaux pour l’avoir couvert d’un silence, en l’espèce, si je puis dire, complice . Enfin dire ma confusion et ma honte à mes amis espagnols devant ce spectacle quotidien de grands élus pris les mains dans une paella républicaine garnie de poulets, de petits pois et d’oseille, qui porte au comble l’exaspération des aficionados de ce noble plat abusivement présenté par d’inconvenants journalistes comme la métaphore d’une France d’élites en pleine décomposition morale et intellectuelle.  Nota Bene : le ciel est bleu et la température clémente, je m’en vais de ce pas prendre l’air. Dans la Clape, pas en Suisse !

L’Art-spirateur de Narbonne.

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Jacques Bascou voulait envoyer l’aspirateur à déchets de Michel Moynier à la poubelle, il va le recycler en centre de traitement et de valorisation d’œuvres dites «d’art contemporain». Connaissant bien les deux, et sans risque de me tromper, j’y vois à la manœuvre les amis Privat (Louis) et Moget (sa fille). Inutile de dire que ça va décoiffer et retourner la tuque des narbonnais. La présentation de ce qui n’était jusqu’ici qu’une proposition sera officiellement faite aujourd’hui, nous dit le Midi Libre. Je ne gênerai pas les journalistes locaux ni le maire de Narbonne en livrant ce que je devine de ce projet, mais peut-être conviendrait-il aussi  de réfléchir d’ores et déjà à ce qui demain pourrait accueillir les œuvres et les collections de Piet Moget, le père.

Contre-regard ( court ) sur le 1er Mai !

 

 

 

 

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C’est ma fête ! Mon second prénom est Joseph ; c’était celui de mon grand père maternel, qui était menuisier. C’est Pie XII, qui a choisi, en 1955, en pleine guerre froide, cette date du 1er mai du calendrier liturgique pour célébrer le travail et Saint Joseph le travailleur. Une preuve supplémentaire du grand sens politique de l’Eglise ! Cela dit, cette fête appartient bien d’abord aux ouvriers américains de 1886, qui eux seuls, à ma connaissance, font le distinguo entre fête du travail et fête des travailleurs. Le travail étant commémoré chez eux le premier lundi de septembre, férié et chômé, à la différence des travailleurs seulement célébré le 1er mai. En France, et au grand dam d’une grande partie de la gauche, c’est toujours le travail qui est fêté depuis le 29 avril 1948 ; une fête héritée de surcroît du régime de Pétain. C’est en effet, le 24 avril 1941 qu’est officiellement instaurée, à l’initiative de René Belin, secrétaire d’Etat au Travail dans le gouvernement du maréchal et ancien dirigeant de la CGT « la fête du travail et de la concorde sociale ». Rappelons, au passage, que l’on doit aussi à Vichy la création des comités d’entreprises avec l’argent prélevé sur la masse salariale, ce qui permettra notamment de développer les villages de vacances, les cantines – avant les ouvriers venaient avec leur gamelle – et les tickets-repas… Le meilleur ouvrier de France honoris causa, c’est aussi Pétain ; et dans la France de 2013, le président de la République est toujours «meilleur ouvrier de France d’honneur». Je ne terminerai pas cet ironique billet sans mentionner le nom d’un illustre audois. Car figurez vous que c’est notre Fabre d’Eglantine (le Cahuzac de l’époque, la plume en moins !), né à Carcassonne, qui, en 1793 a institué la première «  fête du travail ». Elle avait lieu le 1er pluviôse (en janvier); et n’a plus rien à voir bien sur avec le premier mai d’aujourd’hui. Mais l’églantine est restée ! En 1890 si les manifestants du 1er mai défilaient en portant à leur boutonnière un triangle rouge, quelques années plus tard, en effetv, une fleur d’églantine, rouge elle aussi, prendra sa place. Ce n’est qu’en 1907, à Paris, qu’elle sera à son tour remplacée par un brin de muguet bien blanc (!!!) , symbole du printemps et du renouveau… que l’on s’échangeait à la cour de Marie de Médicis… Mon Dieu que l’histoire est compliquée, dès lors que l’on sort des « livres de messe » !

 

Le courage est le caractère de la patience !

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Cela va faire sourire, mais ce matin, un matin froid et humide, j’ai un peu traîné sous « la couverture », ma liseuse Kindle à la main, en compagnie intellectuelle, on n’est jamais assez précis, d’Arthur. On le dépeint trop souvent sous les traits d’un personnage asocial n’aimant que la compagnie de son caniche et la bienfaisante chaleur de son poêle (comme lui, je suis frileux ! ) Ses écrits sont pourtant d’une grande sagesse; aussi j’y replonge toujours quand il fait mauvais temps ( au sens figuré, j’entends ). Et en ce moment, nous sommes abondamment servis… Ce grand solitaire, en effet, paradoxalement, a le don de me réconcilier avec la vie et mes semblables. Comme un bon cigare, l’été, en début de soirée, avec le ciel pour seul horyzon. C’est à Schopenhauer, bien sur, que je fais ici allusion; et de tous les surlignements faits en cette matinée qui me semblent « résonner » avec notre actualité, celui ci me paraît étrangement  de circonstance. Je vous le livre donc sans commentaire, tant il se suffit à lui même. « Le courage se ramène au fait que l’on affronte volontairement, à un moment donné, des maux qui vous menacent, pour éviter des maux futurs plus grands; tandis que la lâcheté fait l’opposé. Le courage est donc le caractère de la patience, qui consiste à percevoir clairement qu’il y a de plus grands maux encore que les maux présents, et qu’on pourrait se les attirer en s’y dérobant violemment ou en se défendant contre eux. Le courage serait donc une sorte de patience, et comme c’est celle-ci qui nous rend capables de privations et de sacrifices de tout genre, le courage, grâce à elle, est au moins apparenté aussi à la vertu » ( A.Schopenhauer. Ethique, droit et politique. Traduction A. Dietrich, février 1908 ) Disponible en accès libre et gratuit ici.

La preuve par « des cons » qui s’ignorent !

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On croyait avoir tout lu et entendu à propos du mur des «petits cons» du syndicat de la magistrature. Que nenni ! Le Syndicat National des Journalistes, en élève un autre en rappelant, nous dit-il «que l’utilisation d’images volées dans un lieu privé, en l’occurrence les locaux du SM, est contraire à la déontologie professionnelle la plus élémentaire».

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