Contre-Regards

par Michel SANTO

Lamy de Montebourg !

 

 

 

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Le « jeune » Montebourg bat toujours le tambour de la  vieille gauche dans un gouvernement qui manifestement s’en bat les flancs. Et tous les jours sur les ondes, il nage à contre-courant; ses amis passant leur temps à modérer ses emportements. Nationalisations totales ou partielles, muraille de Chine protectionniste, dévaluation de l’Euro…, c’est une  guerre de tranchée qu’il mène contre Hollande et sa majorité. Sait-il que les primaires sont depuis belle lurette finies et qu’à présent il lui faut gouverner comme Chevènement le prescrit : « Un ministre ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir ça démissionne. » Visiblement il s’en bat l’œil et n’en a pas envie ! Comme le lui dit Pascal Lamy , de GPS il faudrait changer, pour naviguer dans une économie mondialisée.  La France, en effet, n’est pas « un îlot de bonheur provisoire dans un monde de catastrophes » professe-t-il. Si elle a des problèmes, on ne peut pas en déduire que c’est le monde qu’il faut changer, et l’Allemagne pour commencer. Savoir où le bât blesse plutôt que de battre l’air ! La leçon de Lamy sera-t-elle entendue par ses amis socialistes, comme lui ? A lire Le Guen, député de Paris, dans le Figaro ce matin, battre sa coulpe et promouvoir le passage à 62 ans de l’âge de la retraite dès 2015, on se dit que le temps de la désillusion et des déceptions va s’aggraver. Reste une question : Montebourg et les siens vont-t-ils encore, contre Hollande et son gouvernement, battre  campagne  longtemps? L’heure de vérité approche Arnaud! N’entends tu pas le vol sourd des corbeaux au dessus de ta tête ? Et si tu tombes, un Lamy sortira bien de l’ombre…

Pauvre Trenet !

 

 

 

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Marie-Claude Eglessies, qui officie en grande prêtresse du Festival Trenet, l’assure: «Nous prenons en compte le centenaire de Trenet, tout en constituant, comme chaque année, un plateau qui n’est pas “has been”, en langue française. » Admirable « has been, en langue française » ! Mon pauvre Charles, tes producteurs locaux parlent un étrange idiome  ! On ne leur demande pourtant pas de jouer joliment avec les mots, de rythmer leurs phrases à ta manière, d’avoir une âme de poète, de nous donner des rendez avec la lune, de nous emmener dans des pays merveilleux. Ceux de tes chansons, des pays de rêve, ailleurs, bien loin d’ici ! bien loin du fond de nos quartiers et de nos rues… Non ! La seule chose qu’on leur demande, c’est de parler en bon français. Surtout quand il s’agit de ton festival et de ta fête ! Est ce trop leur demander? Allez ! bon dimanche tout de même Marie-Claude, et soignez donc votre expression, quand de Trenet il est question ! 

 

Magali, Didier et Alain seront-ils pardonnés ?

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Le marché politique national obéit aux mêmes lois que les autres : les grandes marques ont la préférence des électeurs. C’est pour l’avoir ignoré aux dernières législatives que Didier Codorniou, soutenu par Magali Vergnes et Alain Péréa, en jouant contre leur Parti, ont été balayés. Sur ce terrain, il ne suffit pas en effet d’être une « icône » du rugby pour emporter des trophées. En 2015, ses chances de retrouver son poste à la Région (et leurs mairies et leurs vices-présidence au Grand Narbonne pour ses équipiers) l’oblige donc à demander le maillot et le label du PS, qu’il avait ostensiblement rejeté. Et pour ce faire passer par son adversaire le plus acharné : Eric Andrieu, le capitaine de sa toujours « ex-fédé ». On se souvient encore, comment, aux dernières régionales, George Frêche vivant a « utilisé » Codorniou contre Martine Aubry et les officiels du P.S emmenés  par Andrieu ; ce dernier est aujourd’hui député à Bruxelles et en région solidement installé. Une situation bien humiliante pour l’amour-propre de nos trois protagonistes que de les voir ainsi moyenner leur résipiscence et se mettre à la merci de leur futur « premier fédéral ». Le pardon leur sera sans nul doute donné. Un moindre mal, car il n’est point de plus haute vengeance que l’oubli. En politique surtout ! 

Etre un peu con !

 

 

 

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Ma lecture du moment sur ma Kindle : Yasmina Reza « Heureux les heureux ». Un titre qui évoque les huit Béatitudes en Saint Matthieu. Peu de cœurs purs et de miséricordieux dans ce texte. Dix huit personnages, une « société » composée de sceptiques et d’athées, sans illusion métaphysique : « Même la vie au bout d’un moment, c’est une valeur idiote. » Un univers à la Beckett ! Le nôtre. Que l’on tente de saisir hors de soi, comme sur une gondole de supermarché. Ainsi du bonheur à portée d’agence de voyages ! Cela pour en venir à ce passage de « Désolation », de la même Reza : « Être con, être un peu con, mon petit vieux, ne s’adresse pas à l’amateur de tropiques. Ne te méprends pas. J’ai toujours peur, pardonne-moi, que tu ne tires avantage d’un vocabulaire dont je ne suis pas certain que l’humour et la finesse du raccourci te parvienne. C’est même tout le contraire quand on y pense. Être un peu con, en tant que conseil, ainsi qu’il fut initialement proféré par Lionel, n’est destiné qu’aux âmes complexes. Seul le torturé, comprends-tu, c’est-à-dire, hélas, le contraire de ce que tu t’efforces d’être, en saisit la nuance fraternellement élective. On ne recommande pas à un con d’être un peu con. Ni à un insouciant (son cousin germain, entre nous). Encore moins à un heureux. S’il existe. » Etre un peu con ! C’est ce que, ce matin, je tentais d’expliquer à une connaissance rencontrée dans les Halles de Narbonne – il venait d’acheter une croisière ! En vain, les mots m’ont manqué. J’ai poursuivi mon chemin à la rencontre de mon grand père – son fantôme habite encore ces lieux ! Sans illusion sur le passage du temps…

 

 

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La gauche sur le chemin de Canossa.

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Il y a longtemps, un siècle à l’ horloge médiatique, «les choses» étaient simples.  Très simples ! À la Droite, le «sale boulot» : remplir les  caisses de l’Etat;  à la Gauche, le «bon job» : celui de les vider. Un paradigme obsolète depuis trente ans cependant, l’une et l’autre au pouvoir  finançant les dépenses publiques et sociales en empruntant.

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