Dans un précédent billet, je disais desjournalistesqu’on en attendait un peu plus de distance et un peu moins d’objective complicité envers les élus et leur façon de gouverner les collectivités, notamment, puisque j’y vis, dans le Narbonnais. Le lecteur que je suis, espérais le lendemain du vote du budget de la Ville ou du Grand Narbonne, autre chose qu’un empilement de chiffres pour preuve d’une parfaite objectivité. Des chiffres au demeurant totalement incompréhensibles à celui qui n’est pas initié à la gestion financière d’une collectivité ! Mais et surtout des chiffres « conditionnés » par un « chapeau » qui, en réalité, contient le seul et vrai message susceptible de passer dans les cerveaux d’un lectorat piégé. Ainsi hier, en gros et en gras, pouvait-on lire ceci : « Au vote du budget, un taux de fiscalité stable sur le territoire » Ce qui est vrai ! Et « faux » tout à la fois, car le véritable message subliminal enregistré par le liseur pressé et peu informé de ces aspects financiers est en réalité : « chic, mes impôts ne vont pas augmenter ! » Evidemment inexact. En effet, pour que nos impôts restent stables il faudrait que leurs taux… baissent. La raison en est simple : les « bases de la fiscalité locale et intercommunales » augmentent en valeur chaque année, et ce naturellement si je puis dire . De sorte que le contribuable de Narbonne et du Grand Narbonne verra sa facture de taxe d’habitation ou de taxe foncière progresser de 1,8 % en 2013 ! Il aurait pourtant suffit d’un « titrage » plus tonique et disons plus équilibré afin d’escamoter cette entourloupe si communément pratiquée par les communicants, de gauche comme de droite, faut-il le préciser, et souvent reprise par des journalistes, j’en conviens, par des contraintes de bouclages, certainement trop pressés. Ou dans le corps de l’article apporter cette bien utile précision à de nombreux lecteurs par tous ces chiffres complètement dépassés. Est ce vraiment trop demander à nos journalistes de ne point, inconsciemment sans doute, nous abuser ?
Un gros titre barre la « Une » du Monde : « L’électorat de droite se radicalise ». Et le spectre de la menace fasciste est brandi. Qui ne fait plus trembler personne ! A l’exception de ceux qui affublent les opposants à la politique du gouvernement et du Président d’un piteux béret basque et d’une répulsive Francisque. Grosse ficelle pour ne point parler d’une vraie « menace » politique : la conjonction d’une partie de l’électorat de gauche avec celui du FN. Comme lors de la dernière élection partielle… Ou bien des fractures dans « la majorité » politique au pouvoir. Comme au Sénat… Mais aussi les « insultes » de Mélenchon et de Montebourg régulièrement adressées au locataire de Matignon. Dont on se demande s’il dirige bien ce gouvernement. Sans oublier les nombreux députés du PS, qui par la voix de Cherki, n’envoient pas que des mots doux et des « merci » à l’Elysée et à Bercy…Et enfin, il faut aussi le noter, une exaspération chez les électeurs de droite radicalisés sur des « sujets » de sociétés. On ne le redira jamais assez ! Le drame aujourd’hui est que faiblement élu sur le rejet de son prédécesseur et celui de la crise, avec des promesses intenables et un « programme » classiquement redistributif, Hollande et ses amis font une politique de plus en plus ouvertement « social libérale ». Un grand écart idéologique, un « oxymore » politique ! Pour le combler et nous faire un « récit » cohérent, il lui faudrait évidemment changer de majorité et s’allier conséquemment au centre droit. Aujourd’hui, impossible ! Demain, je n’en sais rien ! En politique en effet, on le sait, cela et le pire sont possibles . Qui pouvait imaginer, hier, la chute d’un virtuel Président de la République dans la « suite » d’un luxueux Novotel ?
« Nous ne toucherons pas à l’âge légal », assure Jean-Marc Ayrault dans les colonnes du JDD. « Le fil conducteur de nos décisions, c’est la justice. » Traduction : pour toucher sa pension à taux plein il faudra donc, comme annoncé par François, augmenter la durée de cotisation. C’est à dire, soyons précis, commencer à travailler très tôt, ne pas faire de longues études ou les faire tout en travaillant. C’est ce qu’on appelle une disposition en faveur des plus « pauvres » ! Ou bien alors partir effectivement à la retraite à 65 ou 70 ans. Et c’est une bien belle hypocrisie ! On comprend qu’à force de leur chanter « Je vois la vie en rose », les français finissent par « broyer du noir ». Une bonne nouvelle quand même en ce dimanche de Pâques. Le changement maintenant, c’est aujourd’hui ! On est passé à l’heure d’été…Ouf !
On sait que la proximité physique de la presse régionale avec les élus dominants est une source de financement pour les premiers et un vecteur de communication pour les seconds. On sait aussi qu’une trop longue résidence professionnelle dans une même rédaction locale est propice à des relations électives et parfois, pour ne pas dire souvent, intéressées. On sait encore qu’il n’est pas interdit, bien au contraire, à un journaliste, d’avoir des valeurs sociétales et d’oser, quand il l’estime nécessaire, posément les exprimer. On sait surtout qu’il est très difficile, dans nos petites villes qui se croient grandes, à la flatterie des puissants de sereinement et dignement résister. On sait enfin qu’il est vain d’espérer de ce noble métier une incontestable objectivité. On sait, on sait… C’est ainsi ! Mais des journalistes le savent, et savent intelligemment et courageusement résister… Alors, alors il fallait oser, dans l’Indépendant de ce jour , sortir une pleine page en forme de Journal Officiel de Jacques Bascou et de sa majorité, ainsi titrée: « Des chiffres pour des êtres, c’est aussi cela le budget 2013. N’en déplaise à certains » . Le reste à l’avenant, d’une ostentatoire et choquante complaisance ! Une « publi-promotion » gratuite et, à l ‘évidence, en ce samedi saint de parfaite circonstance, savamment « inspirée ». C’est Patrick Nappez qui doit jubiler (chapeau l’artiste !). A se demander toutefois si le trop, comme en d’autres affaires, ne finira pas par rejoindre le rien… Qu’on ne se méprenne pas cependant sur ces lignes. Loin de justifier, par défaut, propos, attaques et propositions de ceux qui contestent Jacques Bascou et son budget, c’est, d’un journaliste, un peu plus de distance et un peu moins de complicité que j’espérais dans le traitement de cette actualité. Pas l’exposé d’un flatteur et ennuyeux dossier de presse. A chacun son métier !
Jeudi soir, dans leurs églises, les chrétiens assistaient au rituel du « lavement des pieds », tandis qu’au même moment, à la télé, Hollande blablatait et qu’à Narbonne, le conseil municipal s’enflammait.Pour l’Indépendantet son rédacteur à la plume faussement offusquée, « certains préféraient l’ambiance de la corrida, du cirque, ou de la foire. ». Comprendre : l’opposition est scandaleusement polémique et irresponsable. Le Midi Libre, quant à lui, tout en sobriété, présente à ses lecteurs un compte rendu de Marie Pintado finalement plutôt bien équilibré. Sous entendu : à un an des municipales, il ne faut plus, de rien ni de personne, s’étonner. En effet, foin d’hypocrisie ! la campagne des municipales, à Narbonne est lancée, et la raison n’est pas à rechercher dans les arguments qui vont s’échanger. Classiquement et de façon tout à fait asymétrique, à « la rationalité gestionnaire » de la majorité s’opposera nécessairement « la rationalité polémiste » de ceux qui voudraient s’en emparer. Logique ! Au cas où certains l’oublieraient, je rappelle qu’un conseil municipal n’est pas une réunion d’inspecteurs des finances. On n’y va pas non plus pour s’échanger des mots doux, des roses à la main. Le langage des fleurs et celui des oiseaux n’y sont point pratiqués ! Les termes y sont plus guerriers. C’est un fait, « l’amour courtois » n’y est pas chanté par des troubadours costumés. Et alors ! Pourvu qu’aux personnes, à leur honneur et leur dignité, il ne soit point attenté, admettre cette rugosité c’est, après tout, reconnaître au combat politique sa légitimité. Pour ma part, il est vrai, je préférerais un peu plus d’élégance et de civilité…Il est de mots et des tons qui ont le don de m’énerver… Ah ! que je vous dise, les premières hirondelles sont enfin arrivées. Ce matin, sous un ciel gris, deux voletaient au dessus de ma terrasse. Enfin là !… Un rituel, qui, chaque année, à la même date, me pousse, vers le ciel à les rechercher; dans l’impatience de cette offrande, si loin des hommes et de leur vanité…
Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 Le matin entre Comme avant Quelque chosene suit pas Une robe bleue dans le placard. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]