Georges Roques est géographe ; il a écrit un formidable : « Paradoxes en Languedoc Roussillon. Une région surfaite ? Editions Cairn, Pau, 2010. 207 pages. », que devrait posséder tout habitant de ce territoire soucieux de vérité. La propagande des institutions régionales y est sérieusement décryptée et la « statue » de Georges Frêche méthodiquement déboulonnée. Une statue à l’image d’un homme, un mélange d’intelligence et d’érudition, de violence et de vulgarité, adulé par des cohortes de journalistes et d’élus victimes du complexe de Tarascon, dont l’enflure et les provocations servaient à masquer les misères de la plus pauvre, avec le Nord Pas de Calais, des régions françaises. On se souvient encore de « Montpellier capitale de l’Europe du Sud » , et de « la région comme porte d’entrée de la Chine en Europe », ou, dans un genre beaucoup plus trivial : « les électeurs sont des cons » et « les vieux marchent au chocolat ». De cela, Pierre Serre, dans son « Georges Frêche tel qu’en lui même . Je vous l’avez bien dit », tout récemment sorti, ne dit, en bon fréchophile, précisément rien. Un livre de bigot inutile et sans intérêt ! On attend donc encore celui qui saura montrer ce que cet homme cachait en réalité de ressentiments et de frustrations, lui qui, maire d’une petite et périphérique capitale régionale et président d’une région tout aussi périphérique et pauvre, s’est toujours rêvé en grand Ministre de la République pour finir en Tartarin des plateaux de télé. Un véritable livre critique qui nous révèlerait enfin , à travers ses grandeurs et ses misères, un Georges Frêche authentique et, qui sait ? peut- être, finalement sympathique…
Le marché politique national obéit aux mêmes lois que les autres ; et les grandes marques ont la préférence des électeurs. Peu importe la « qualité » des produits : le produit est la marque. C’est pour l’avoir ignoré aux dernières législatives que Didier Codorniou en jouant contre son Parti a été balayé. Sur ce terrain, il ne suffit pas en effet d’être une « icône » du rugby pour emporter des trophées. En 2015, ses chances de retrouver son poste à la Région l’oblige donc à demander le maillot et le label du PS, qu’il avait ostensiblement rejeté, en passant par son adversaire le plus acharné : le capitaine de sa « fédé ». Un match compliqué où il devra déployer son art du « cadrage-débordement et du contre-pied ». Rien n’est jamais joué !…
Jacques Bascou , qui veut voir Grand pour Narbonne, a vu double hier à la cérémonie des vœux de la Communauté d’Agglomération. S’adressant à son Directeur Général, il l’a ostensiblement qualifié d’un « Monsieur le Président » plongeant l’assistance dans un fou rire vite étouffé. Son lapsus dévoilait-il le nom du vrai dépositaire du pouvoir dans cette institution, ou, à l’inverse, voulait-il, de son directeur, exprimer le désir de se l’approprier tout entier ? On penche pour… les deux hypothèses, quand on connait les relations d’amour-haine tapies au sein des couples Président-Premier conseiller. Quoiqu’il en soit, on ne doute pas que d’autres, par peur et sentiment d’être mal aimés, ont rappelé à Jacques Bascou la plénitude de ses responsabilités. Au voeux, il arrive parfois que la vue et l’esprit se troublent; et que l’on finisse par se « lâcher »… Une ruse de l’inconscient!
Le Président a changé de costume ! C’est Anna Cabana qui nous le signale dans « Le Point », ce matin. Pendant toute la campagne présidentielle et jusqu’à il y a peu, Hollande ne portait en effet que des costumes et des cravates bleu . Désormais, le costume est noir et la cravate bleu nuit. Le signe évident d’une politique enfin enterrée ! Finit le bleu du ciel et de la mer qui ouvre d’infinis horizons propices aux rêves et à la sérénité. C’est la réalité qu’il faut à présent assumée, et le noir de la rigueur et de l’austérité porter. Amen… Ainsi soit-il!
L’article est dans L’Indépendant. La décision de Sophie Courrière-Calmon ne m’étonne pas. Nous nous sommes croisés en ville. À ses mots, à ses silences, on devinait sa route. Pas une rupture. […]
. Borges rappelle une chose que notre époque pressée feint d’avoir oubliée : lire un livre ancien, ce n’est pas consulter un objet daté, c’est traverser le temps. C’est mesurer, phrase après phrase, […]
Sur les plateaux, les intellectuels ajustent leurs cravates. Sur Facebook, les amis postent leurs colères. Le sujet est fixe : Trump. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
Je lis ce soir que l’Union européenne préparerait des sanctions « nouvelles et plus sévères » contre l’Iran, et envisagerait enfin de classer le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme […]
On gouverne désormais à coups de pansements.Des décisions improvisées.Des annonces sous pression.Des concessions arrachées par le rapport de force. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]