Lundi 21 février,« Jeudi Noir »tentait d’occuper à l’heure du déjeuner un immeuble appartenant à l’Etat gabonais, 51, rue de l’Université. Ce qui ne manque pas d’humour, mais aurait tout aussi pu virer au lynchage médiatique. Par les temps qui courent, il convient en effet d’être attentif au choix des cibles et des mots. Enfin ! Pour en revenir à cet « acte citoyen » d’étudiants mal-logés (c’est la clientèle de « Jeudi Noir »), le plus drôle est leur profil. On y trouvel’assistant parlementaire de Noël Mamère, qui sans doute passait làpar hasard, accompagné detrois chargés de mission au Conseil Régional d’Ile de France, des voisins de la rue Barbet de Jouy, et des directeurs de cabinet d’Europe Ecologie et du groupe Front de Gauche au Conseil Régional d’Ile-de-France. Quant aux journalistes d’Alternatives Economiques et trois autres pigistes, ils étaient là, ben voyons, voyons voir, pour couvrir l’évènement dont ils étaient les acteurs…Ce qui ne manque pas d’esprit de manipulation et leur garantit une belle carrière dans les médias nationaux. Nos fonctionnaires territoriaux ayant fait la preuve, eux, de la haute conception qu’ils se faisaient du service public. Sans commentaires…
Trouvé ceci dans l’excellent blog « Les coulisses de Bruxelles » de Jean Quatremer : «Toute honte bue, les conservateurs et les socialistes du Parlement européen, qui détiennent la majorité absolue à eux deux, ont voté aujourd’hui, en commission des budgets, une augmentation de 1500 euros de l’enveloppe mensuelle destinée à payer leurs assistants, enveloppe qui se monte déjà à 19.709 euros par mois. »
Un extrait de la préface de Marie de Gournay sur les « Essais » de Michel de Montaigne
Lectures : Celle de ce matin ! Après mon café serré…
« C’est au fond une sorte d’injure que d’être adulé par ceux à qui vous ne voudriez pas ressembler… Qu’est-ce donc que l’opinion commune? Ce que nulle personne sensée ne voudrait dire ni croire. L’intelligence? le contrepied de l’opinion commune. Et pour bien vivre, il faut certainement fuir aussi bien l’exemple et le gout de l’époque que suivre la Philosophie et la Théologie. Il ne faut entrer chez le peuple que pour le plaisir d’en sortir. Et la vulgarité s’étend au point qu’il y a dans la société moins de gens distingués que de Princes. Tu devines déjà, lecteur, que je veux me plaindre de l’accueil bien froid qui fut fait aux«Essais». Et tu penses peut-être avoir à me reprocher mon acrimonie, dans la mesure ou leur auteur lui-même dit que l’approbation publique l’encouragea à développer son livre. Certes, si nous étions de ceux qui croient que la plus insigne des vertus est de se méconnaître soi-même, je dirais qu’il a pensé, pour se faire réputation d’humilité, que la renommée de ce livre suffisait à son mérite. Mais il n’est rien que nous ne haïssions comme cette antique Lamia, aveugle chez elle et clairvoyante ailleurs ; et comme nous savons que celui qui ne se connaît pas bien ne peut bien se faire valoir, je te dirai, lecteur, que cette faveur publique dont il parle n’est pas celle qu’il pensait qu’on lui devait : il pensait qu’une tout autre, plus complète et plus parfaite lui était due, mais pensait d’autant moins l’obtenir. »
Benoît Hamon, hausse encore le ton contre Dominique Strauss-Kahn. « Il est loin de la France, il ne respire pas les molécules de l’atmosphère que nous respirons », confie-t-il. Bien ! Bien ! Après Christian Jacob, qui faisait observer que le même DSK ne connaissait rien à la France des terroirs, ce qui lui a valu un procès en antisémitisme implicite, voilà le porte parole du PS, qui trouve les molécules d’atmosphère respirées par le Délégué général du FMI franchement apatrides, ce qui lui vaut le silence complice de ses camarades socialistes. Nos terroirs serait-ils donc d’extrême droite et maurrassiens et l’air que nous y respirons de gauche et progressiste ? Reste les molécules d’eau au milieu desquelles s’ébattent Anne et Dominique dans leur piscine marocaine. Au niveau où soufflent l’esprit et la parole publique, leur sera-t-il aussi fait procès de ne se point baigner dans les eaux de la Loire. L’air commence à devenir irrespirable dans ce pays!
Dans un de mes récents « billets », je notais la pertinence des analyses du lieutenant colonel américain, Nathan Freier, professeur à l’US Army War College, sur les « surprises stratégiques ». Analyses confirmées par les révoltes populaires affectant aujourd’hui le « monde arabe ». Mais notre lieutenant colonel allait plus loin. L’un de ses chapitres est en effet consacré aux Etats-Unis eux-mêmes (“Dislocation stratégique violente à l’intérieur des Etats-Unis”, territoire “largement inexploré”). Il pensait aux catastrophes naturelles (l’ouragan Katrina…) mais aussi et surtout aux “ dysfonctionnement de l’ordre politique et légal, à la résistance ou aux insurrections domestiques ”. Et là encore, ce qui se passe au Wisconsin témoigne de la perspicacité intellectuelle de notre professeur américain. Dans cet Etat, historiquement Démocrate, gagné par les Républicains et à la tête duquel sévit un jeune gouverneur « tea party », la révolte gronde. Depuis le 16 février les manifestants, qui font référence à l’Egypte, sont installés à Madison, la capitale, devant le Capitole. Et 17 Représentants démocrates se sont “réfugiés” en Ohio pour éviter que le gouverneur Walker (“Hosni Walker”, disent les pancartes) ne dispose du quorum nécessaire au vote de coupes budgétaires sévères et de la vente de centrales électriques à de grands groupes privés. Il est vrai que cet Etat est en quasi faillite ! Mais peu importe les causes, constatons simplement la similitude d’évènements politiques qui, sous des formes différentes, manifestent le rejet d’un « système politique » fermé au débat démocratique. La leçon du professeur Nathan Freier devrait être étudiée et longuement méditée par l’ensemble de nos « élites politiques ».
Le soleil tape sur le granit de la Madrague. Ce muret n’est pas une clôture, c’est un barrage. Il sépare l’eau du jardin, le bruit de la mer, le siècle des touristes du silence des […]
Le sapin est bleu, le givre est froid. Mais au sommet, dans les ailes d’un papillon, brille une étoile rouge. Elle est l’étincelle de la bienveillance. C’est elle qui réchauffe l’image et […]
Samedi. Ou peut-être jeudi. Je terminais mon tour de ville. À hauteur du café « Le Duplex », je pensais à Pierre. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Hier midi, au début des Barques. Là où la ville se raconte qu’elle est un décor. Ils étaient trois. Un couple de cols verts et leur petit. Neuf et maladroit. […]