C’est Jean Tuffou qui m’a remis en mémoire ce texte de Max Rouquette, que l’on trouvera dans les » roseaux de Midas « . Un ensemble » d’écrits au quotidien « , entre 1945 et 1999, traduit de l’occitan par l’auteur et publié par l’ami Max Chaleil aux » Editions de Paris » ( 2000 ).
La première phrase, page 51 datée du 6 juin 1978, m’avait alors à proprement parler saisi : » J’avais besoin – je le croyais – d’éclaircissements. Je croyais nécessaire de reproduire la vérité telle qu’elle est. » Et la dernière, encore aujourd’hui, ne cesse de m’habiter : » Car écrire ce n’est pas copier le monde, mais le refaire, l’inventer dans l’air de la liberté, les lambeaux de vérité n’étant que le bois de ce grand feu, un bois qui se meurt en cendre. » Beaucoup considère Max Rouquette comme le plus grand écrivain d’expression occitane. Sans doute ! Mais c’est aussi et surtout un de nos plus grands écrivains; un maître de la prose poétique: » Arbres dans la forêt. Droits et tendus vers le ciel. Silencieux, ils s’écoutent. Ils écoutent la voix des autres.Cette écoute engendre un silence terrible. Pour que l’on puisse entendre le rouge-gorge. » ( page 108, à la date du 7 avril 1981)
L’ardente nécessité de «dépasser lePS» est devenue un leitmotiv, presque « une tarte à la crème »,nous dit Lenormand dans son blog. Une tarte à la crème, il est vrai, que leur file quotidiennement et méthodiquement un Sarkozy adepte du contre-pied idéologique et du brouillage des lignes. Hier, la tarte, était à la myrtille avec son RSA-jeunes concocté par Martin Hirsch. Aujourd’hui, avec la nomination de Claude Evin à la tête de l’Agence Régionale de la Santé d’Ile de France, il nous la balance à la framboise. On comprend que d’entartage en entartage, le champ de vision du PS se rétrécisse et celui de l’UMP se voile. Et que nous nous marrions au spectacle délirant de ces faces crémées cherchant désespérément à échapper à la geste pâtissière de notre Président…
Jean-Luc Mélenchon, le président du Parti de gauche, proche de Die Linke, a invité dimanche la gauche française à « méditer » les résultats des législatives allemandes, et plus particulièrement le bon score de La Gauche. . « Je forme le voeu que toute la gauche française médite cet enseignement, en particulier le Parti socialiste qui doit renoncer une bonne fois pour toute à ses projets d’alliance à droite », a-t-il annoncé. « L’échec misérable du SPD et la victoire de la droite de Mme Merkel condamnent la stratégie lamentable des sociaux libéraux européens », estime-t-il. »
Eh bien Mélenchon a tort ! Et il le sait ! Si Die Linke fait ce résultat c’est justement parce que le SPD est resté ferme sur ses convictions et ses alliances. S’il en changeait, ce serait le début de la fin pour La Gauche. En France, la situation est grosso modo la même. Et Mélenchon, Bayrou, Dany le vert et Sarkozy ont tous intérêt à tirer le PS vers la droite et à jouer de ses divisions et concurrences internes. Ce qui est fait au-delà de ce qui était imaginable depuis les dernières présidentielles. La partie est donc très difficile pour Aubry alors que son positionnement est pourtant le seul qui puisse lui laisser espérer de garder l’hégémonie et la direction au sein de l’opposition. Reste le facteur personnel. Question de temps peut-être !
On croit connaître la bassesse des hommes. Puis l’esprit bute sur un fait que la raison ne peut absorber. Quelque chose cède. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
Libération diagnostique un « soft power » en ruine. Le constat séduit. Il est incomplet. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
. Le bitume est gris, l’écharpe est tricolore. Entre deux villages de l’Ariège, la route serpente, prévisible. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
La scène se répète. À Montpellier, Paris ou Avignon, des cadres écologistes quittent les rangs. Ils rejoignent La France insoumise. Ce n’est plus une anecdote, c’est une hémorragie. Une […]
Da Empoli poursuit son inventaire. Après le chaos et le mage, voici les prédateurs. Il décrit la retraite du politique. Les dirigeants parlent. Les flux décident. Les nouveaux souverains tiennent les […]