Quand la nature imite l’art…

Je.24.8.2023

Quand, en un instant (20h30, hier), la nature et l’art soudainement se confondent, on tente, poussé par je ne sais quel instinct, de s’en saisir, en pensée, d’abord, puis, dans la circonstance, par l’usage imparfait d’un appareil photo. C’est alors, et dans le même mouvement, que me sont venues à l’esprit une succession de toiles de Piet Moget, vues, de son vivant, dans son hameau du Lac, près de Sigean, qu’à tort, disais-je un jour à l’ami Olivier Bot, on qualifiait dans certains milieux « d’abstraites ». Ce que je contestais ! Je prétendais au contraire que Piet était un grand peintre « figuratif ». On pourra certes me rétorquer que le cadrage de cette photo est un choix qui transforme ce moment « naturel » en un objet abstrait du réel, une image, mais il n’empêche… Reste toutefois cette question : si je ne connaissais pas l’œuvre de Piet Moget, aurais-je pu jouir aussi intensément de cet instant ? Mais n’est-ce pas le propre de l’art que de transfigurer le réel, de le sublimer et parfois de le comprendre d’une manière inédite et inattendue. 

 

Mots-clefs : , , , , , , ,

Commentaires (2)

  • Avatar

    Couriaut

    |

    Bonsoir,
    Je ne suis d’accord avec votre analyse sur la peinture « figurative » de Piet Moget, dont j’ai pu admirer plusieurs tableaux, dont « les cuves » de Port-La-Nouvelle »…..
    On oublie injustement l’œuvre de son épouse Mary Schallenberg, qui, selon moi, a beaucoup plus de talent. Et surtout dans la peinture figurative.
    Amicalement à vous, désolé pour cette contradiction!
    Yves

    • Avatar

      Michel Santo

      |

      Bonjour ! Un jour, Piet m’a amené dans sa cabane atelier qu’il avait monté à La Palme, dans un endroit entre ciel et eau, tout à fait improbable. Tous les jours m’expliquait-il, je peints sur le motif la même lumière et ses métamorphoses et où donc pourrais-je tenter de la saisir sinon ici à la jonction du ciel et de la mer, ajoutait-il. C’est en cela et devant ce moment saisi hier, que je dis de sa production qu’elle est figurative. Et que la réalité perçue qui s’offrait à moi revêtait, pourrait-on dire une forme abstraite. Cela dit, j’ai bien connu aussi sa femme, très talentueuse en effet et d’une sensibilité, d’une gentillesse extrême, mais entièrement soumise à Piet. Un Piet égoïste, au caractère entier, dur, qui l’a étouffé artistiquement, notamment. Humainement Piet était un personnage dont je n’ai jamais cherché l’amitié.
      J’ai été ravi de cet échange. Il y avait longtemps que nous ne nous étions pas donné signe de vie Yves ! Bien à vous !

Les commentaires sont fermés

Articles récents

  • 𝐃𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐥𝐢𝐥𝐚𝐬.
    Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
    Aucun commentaire
  • 𝐒𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝟐𝟎 𝐡 𝟎𝟐
    20 h 02 La terrasse du 89 Les premiers martinets Cris sur les toits Le cri seul Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞.
    Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋’𝐢𝐧𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧.
    Louis a posé le livre.Table nue.La Corrida du 1er mai, Cocteau. 1957. Grasset. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire

En savoir plus sur Contre-Regards

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading