De la pointe de mes orteils jusqu’à celle de mes cheveux, je suis blanc. Incontestablement blanc. Mais avec des nuances cependant. Deux mois passés dans ma cabane au bord de mer et des randonnées quotidiennes tout au long de l’année donnent à ma peau cette teinte brune que nos sociétés associent aujourd’hui au rêve de liberté, de grands espaces, de plaisirs et de bonne santé.
C’est un bâtiment ordinaire d’aspect dans lequel nous avons rendez-vous. Il est situé dans une petite zone d’activités réservée à la crémation, à moins d’un kilomètre de la sortie 24 de l’autoroute. Au 5 de la rue du Commerce, précisément ; rue qui voisine celles de l’Industrie et de l’Artisanat ! Il est 11 Heures, et nous sommes en avance.
14 heures. La chambre est spacieuse. Les murs sont d’un camaïeu gris. Pas un bruit. Pas d’odeur. La lumière du jour est celle des murs. Au fond, près de la fenêtre, un lit d’hôpital. Un homme dort, dans la position du foetus. Son corps, sec, décharné sous une couverture jaune, semble à ceux qu’on relevait dans les camps ; ses mains, froides comme un linceul, couvrent son visage. Ivan va mourir. On le sait depuis ce matin. Dans quelques jours ce sera fini.. Sur le chambranle de la porte toujours ouverte, son nom ; et juste au dessus, une petite vache en bois peint…
17 heures. Je tiens Milo dans mes bras. 8 mois déjà. Il est beau et en bonne santé. On rit, fait des mimiques, joue, bêtifie. Il grogne ; explore ma bouche. C’est l’heure du biberon. Il l’avale. En redemande. Dehors, il fait froid. On s’inquiète déjà : « est-il assez couvert ? » Sa mère nous rassure. Sur le pas de la porte je les regarde tous deux s’éloigner. Lui dans ses bras, elle dans son cœur. Et toute la vie devant eux…
Dans ma petite ville, j’ai lu, dans la presse locale, qu’un « membre du cabinet » du maire (Didier Mouly) dont le contrat n’avait pas été renouvelé, était complaisamment et faussement présenté comme celui qui aurait fait tomber à lui tout seul son prédécesseur (Jacques Bascou) en 2014, quand, sous la casquette départementale d’ANTICOR, il occupait tout son temps, non point à dénoncer des actes de corruption avérés, mais à flinguer tout ce qui politiquement ne lui convenait pas.
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