« Ce serait très bien, la littérature, si les lecteurs comprenaient un jour ce que c’est. Pas du tout. Un type qui écrit deux cents pages sur sa veulerie, sa saloperie, sa médiocrité, son néant, allez, on lui file le prix Goncourt. Quel talent ! Le type est content. Le talent sauve tout. D’où cette nuée de terribles, d’imbéciles heureux qui couvrent les catalogues d’éditeurs grâce à la faculté qu’ils ont de dire qu’ils n’ existent pas. Si on savait lire, on serait stupéfait de l’aveu d’imbécillité de la plupart de nos auteurs actuels. Ils crient leur vide et on leur trouve du talent, voire autre chose. Tout ça, parce qu’on ne sait jamais. Si on loupait un Miller, un Genet, un Kafka, vous vous rendez compte! Cette peur fait publier, rend publiable, 80 % de notre littérature actuelle. »
« Comment ça va (ou allez-vous) ? ». « Bien et toi (ou vous) » Ces mots, sont toujours les premiers mutuellement prononcés lors de mes premières rencontres quotidiennes. Avec le risque, par habitude, d’en oublier la portée existentielle : la santé est la source de tous les plaisirs. D’en oublier la portée existentielle par habitude, mais sans doute aussi par la peur de la perdre.
Schopenhauer : L’Art d’être heureux. Règle de vie n° 32.
L’inéligibilité de Marine Le Pen, si elle est confirmée en appel en 2026, ne sonne pas le glas du RN comme je l’entends et le lis ici ou là. Au contraire, je pense qu’elle pourrait bien marquer un tournant décisif dans l’histoire de ce parti. Lundi, le tribunal a rendu en effet un service inattendu au RN en achevant le long processus de sa dédiabolisation. Marine Le Pen a travaillé sans relâche à la modernisation de l’image de son parti, allant même jusqu’à obtenir le soutien d’intellectuels juifs et d’Israéliens, ce qui était impensable il n’y a pas si longtemps. Elle a certes atteint des sommets dans les sondages, mais un obstacle majeur restait : son nom de famille et sa dimension symbolique toujours vivante empreinte d’un passé OAS-Pétainiste. Les juges ont éliminé cette barrière en signant la fin de la dynastie Le Pen, et, ce faisant, ils ont ouvert la voie à une mutation historique au sein du RN. J’ajoute que, contrairement à l’époque de Jean-Marc Le Pen, le RN compte avec Bardella un numéro 2 aussi fort que le numéro 1. Un profil difficile à lier au canal historique du RN. Marine Le Pen aurait pu perdre à cause de son nom, Bardella peut-être pas.
Un homme fête ses 86 ans. Le dessert arrive dans une pluie d’étincelles. Sa femme regarde ailleurs. Puis une longue robe rouge traverse la terrasse. Pendant quelques secondes, le cœur se trompe. […]
𝐍𝐢 𝐞𝐱𝐜𝐮𝐬𝐞 𝐧𝐢 𝐯𝐞𝐧𝐠𝐞𝐚𝐧𝐜𝐞. L’assassinat du jeune Louis à Narbonne me trouble d’autant plus qu’il est survenu dans ma ville. Et que les faits reprochés aux personnes mises en cause sont […]
Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. […]
Manque de moyens pour la santé. Pour la justice. Pour l’école. Pour la culture. Pour la SNCF. Pour les communes, les départements, les régions. Pour les associations. Pas un dysfonctionnement sans […]
Perché sur un tabouret de la terrasse du Rive Gauche, sous les platanes de la promenade des Barques, Jacques me fait signe. Je le rejoins. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) […]