Contre-Regards

par Michel SANTO

N’aurais-je plus le choix qu’entre mourir sous les eaux de la Méditerranée, le « feu » de fanatiques islamistes ou celui, ionisant, des déchets nucléaires (de Malvési) ?…

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Semaine éprouvante ! À lire la presse locale je n’aurais plus le choix qu’entre mourir sous les eaux de la Méditerranée, le « feu » de fanatiques islamistes ou celui, ionisant, des déchets nucléaires (de Malvési).

Narbonne ! Une si belle place aussi grossièrement fardée !

     

C’était je ne sais plus quel jour de la semaine passée où un froid soleil magnifiait la place de la Voie Domitienne. Un couple dont la langue signalait une origine manifestement espagnole s’émerveillait à haute voix de son caractère italien et de sa minérale beauté. Leurs paroles, leurs « images », venaient naturellement  à moi qui les côtoyais tous deux, assis à la même terrasse. Rien dans cet espace ne venait troubler son unité formelle et symbolique. Il y régnait aussi une atmosphère féconde à la contemplation et à la rêverie.  Bref, la place était dans un état qui la faisait admirable, jusqu’à ce qu’apparaisse, un matin, une disgracieuse fontaine de pétunias posée sur un misérable tapis herbeux qui, depuis, la rend parfaitement ridicule. Ridicule et disgracieuse. Comment peut-on encore oser une telle esthétique de jardin pavillonnaire, bêtasse et vulgaire, au coeur patrimonial et historique de notre cité ; faire subir cette offense à cet emblématique lieu ? Nue, cette place ne demande qu’une chose : le rester. Son élégance, sa mesure, sa simplicité suffisent à son éclat. Que l’on ôte donc vite ce grossier apprêt qui attente à sa dignité et blesse la nôtre à la voir aussi vilainement fardée…

Ce matin là, dans le cadre de ma fenêtre, très haut dans un ciel couleur d’acier…

 

 

 

Ce matin là, dans le cadre de ma fenêtre, très haut dans un ciel couleur d’acier, des martinets  signaient de noires arabesques. Plus bas, des hirondelles virevoltaient jusqu’au ras des toits, tandis qu’une tourterelle  plongeait dans le feuillage d’un arbre à l’odeur lilas. Il tombait une pluie fine qui courbait la cîme du cyprès où niche un couple de verdets. La ville était encore plus silencieuse qu’à son habitude, à cette heure et ce jour là. Sur mon bureau étaient une grande tasse de café et un petit livre de Régis Debray : “Un été avec Paul Valéry”, ouvert à la page 124. “Que serions nous sans le secours de ce qui n’existe pas ? Peu de choses, et nos esprits bien inoccupés languirraient si les fables, les méprises, les abstractions, les croyances et les monstres, les hypothèses et les prétendus problèmes de la métaphysique ne peuplaient d’êtres et d’images sans objets nos profondeurs et nos ténèbres naturelles.” Rien ne résiste en effet à qui fait preuve d’une intransigeante lucidité sinon cette part de  nous-même qui s’accorde au réel pour le sublimer… 

 

 

 

Que les collectivités de l’Occitanie réservent plutôt leurs dons aux cathédrales et églises de leurs territoires…

Cathédrale de Rodez

Le Conseil Régional d’Occitanie a attribué une subvention d’1,5 millions d’euros pour aider à la reconstruction de Notre-Dame. Seuls les élus de la France Insoumise ont refusé de voter cette aide au motif que les collectivités locales n’ont pas à être “solidaires avec l’État pour des travaux qui relèvent de sa compétence au titre de la loi de 1905″.

La “mer monte” au Grand Castelou, et Didier Mouly la trouve saumâtre…

Didier Mouly « la trouve saumâtre », cette avarie financière dans le projet d’aménagement du Grand Castelou : un site remarquable situé  dans un espace protégé en bordure du canal de la Robine, de l’étang de Bages-Peyriac et à l’emplacement de l’embouchure du port de la Narbonne antique, dont la Ville de Narbonne a la maîtrise d’ouvrage.