La défiance sociétale et démocratique des « jeunes » s’aggrave…

 

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L’édition 2018 de l’enquête sur les valeurs (la cinquième édition depuis 1981 permet d’analyser les orientations fondamentales des Français. Olivier Galland — sociologue, directeur de recherche au CNRS — en livre quelques résultats dans la revue Telos concernant plus particulièrement les « jeunes ».

D’emblée, l’auteur dément l’idée reçue selon laquelle chaque génération nouvelle serait porteuse d’une identité particulière radicalement différente de celles de leurs devancières. Une idée qui a sans doute une part de vérité s’agissant des modes culturelles, mais pas pour les valeurs qui sont des orientations beaucoup plus stables. Seconde illusion, sur le plan des valeurs, les jeunes seraient radicalement différents des adultes. Sur certains points, oui, mais pas de façon radicale.

Quels sont donc les traits saillants de cette édition 2018.

Tout d’abord, ce qui frappe et étonne, c’est que les jeunes se déclarent massivement plutôt satisfaits de la vie qu’ils mènent. Ceux qui se déclarent insatisfaits (en se plaçant en deçà de 5 sur une échelle de 1 à 10) ne représentent que 7% des 18-24 ans. « En réalité la jeunesse est de plus en plus polarisée entre les sortants sans diplôme dont la situation se dégrade d’année en année mais qui ne forment qu’une petite minorité de la jeunesse (13% des sortants avec le brevet des collèges au mieux selon le ministère sur les années 2013-2014-2015) et ceux qui parviennent à acquérir une qualification même d’un niveau modeste. »

Un relatif optimisme individuel de la majorité des jeunes qui se combine à une forte défiance à l’égard de la société et de ses institutions — comme pour les adultes ! Par exemple, seuls 30% des jeunes disent avoir confiance dans le Parlement (ils étaient 46% dans ce cas en 1981). Défiance qui s’exerce aussi à l’égard des individus : seuls 27% des jeunes (comme des adultes) disent « qu’on peut faire confiance à la plupart des gens », 72% déclarant « qu’on n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres ». Un sentiment d’intégration sociale de longue date nettement plus faible que dans les pays de culture protestante, mais qui s’aggrave d’année en année.

Toutes les institutions ne sont pas néanmoins rejetées par les jeunes. En effet, parmi les institutions qui recueillent au moins 70% de confiance (une grande ou une certaine confiance), on trouve l’armée et la police ! Un résultat qui montre bien que l’image médiatico-politique de la jeunesse est complètement faussée.

À cette demande d’autorité s’ajoute une demande de protection. En effet, les autres institutions plébiscitées par les jeunes étant le système de santé, le système de sécurité sociale, le système éducatif. Une demande d’État qui ne signifie pas pour autant un rejet de l’économie de marché —l’idée de « concurrence » est plus acceptée que refusée…

Après les élections européennes, il est apparu que les jeunes politiquement mobilisés avaient indéniablement été attirés par le vote écologiste. Là encore, il convient d’être prudent, pour la simple et bonne raison que les jeunes politiquement mobilisés sont très peu nombreux.

De manière générale, sur le plan politique, les attitudes des jeunes suscitent de l’inquiétude. Seuls 43% des jeunes de 18-24 ans considèrent comme « absolument important » de vivre en démocratie. Et une forte minorité exprime un attrait certain pour les solutions politiques autoritaires. 8% des jeunes de 18-24 ans disaient en 1999 que « ce serait une bonne chose que l’armée dirige le pays », ils sont 20% à adhérer à cette idée en 2018 ; et 24% considèrent que ce serait une bonne chose (très bonne ou assez bonne) que « d’avoir à la tête du pays un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections ».

À l’évidence, les résultats de cette enquête mettent en évidence que la défiance sociétale chez de nombreux jeunes commence à atteindre le cœur même des valeurs démocratiques et républicaines. Il serait irresponsable de ne pas en prendre acte. Le temps presse pour tenter de l’enrayer…

*L’enquête est réalisée tous les neuf ans depuis 1981 (1990, 1999, 2008, 2018).

Pour les 100 ans de l’OIT, Emmanuel Macron lance aussi son offensive politique et idéologique sur le flanc gauche de l’échiquier politique français…

 

 

En 2017, La République en marche a pris le pouvoir avec le seul appui du MoDem. Dans la foulée de la nomination d’Édouard Philippe à Matignon et des élections législatives, le centre et la droite modérée se sont petit à petit rapprochés de ce noyau dur. Puis, aux européennes, LREM a proposé une offre élargie à ses partenaires : Agir, qui rassemble la droite Macron-compatible, le Mouvement radical et des écologistes en rupture de ban avec Europe Écologie-Les Verts. Depuis la déroute des Républicains, de nouveaux élus s’agrègent, en grande majorité issus de la droite.

Dans l’ex Languedoc-Roussillon aussi des élus de la droite et du centre soutiennent Emmanuel Macron…

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Dans un contexte de crise profonde au sein du parti Les Républicains (LR), crise que les élections européennes du 26 mai (8,48 %) ont mis clairement au jour (démission de Laurent Wauquiez,  sécession de Valérie Pécresse — qui n’a aucun espace à droite ! — etc.), 71 maires et un président de conseil départemental (François Goulard, pour le Morbihan) issus de 35 départements et 12 régions, officialisent ou confirment leur soutien au président de la République, Emmanuel Macron et annoncent la création d’une « République des maires et des élus locaux » — initiative qui « contre » celle du président du Sénat (et le met en danger) : reconstruire les Républicains à partir des territoires.

N’aurais-je plus le choix qu’entre mourir sous les eaux de la Méditerranée, le « feu » de fanatiques islamistes ou celui, ionisant, des déchets nucléaires (de Malvési) ?…

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Semaine éprouvante ! À lire la presse locale je n’aurais plus le choix qu’entre mourir sous les eaux de la Méditerranée, le « feu » de fanatiques islamistes ou celui, ionisant, des déchets nucléaires (de Malvési).

En Corbières-Salanque-Méditerranée, on brait, on rue ; on charge et on grogne toujours…

 

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Décidément, cette communauté de communes catalo-audoise n’en finit pas de se déchirer (voir mes billets la concernant avec le tag « Corbières Salanque Méditerranée »). Après l’abandon des compétences sociales aux communes, le refus d’une promotion touristique communautaire, celui d’un Plan d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) , un Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) en panne et des problèmes récurrents de gestion, notamment,  ce sont maintenant les compétences en eau et en assainissement que sept communes * détenant la minorité de blocage ont décidé de reporter en 2026 !

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