Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne. Conversation avec Edouard R…

 

conversation


Un dimanche matin de janvier comme je les aime. Lumineux et doux. Face au soleil, en compagnie de mon jeune ami Edouard, nous improvisions sur le thème de la liberté «permise» dans l’engagement militant et l’exercice d’un mandat politique.

Je soutins qu’elle est très réduite, voire, pour le plus grand nombre, nulle. Sauf à considérer le projet politique qui mobilise le militant ou le politicien tout entier dans ses pensées et dans ses actes comme intrinsèquement libérateur. Dans ces conditions, en effet, «la privation de liberté» dans le présent de l’engagement politique (traduire : sens des responsabilités) est la condition d’une totale liberté dans la réalisation espérée du projet politique qui la porte.

Un détail de l’histoire?

 

Longue, longue et ennuyeuse interview de Maryse Arditti dans le Midi Libre d’aujourd’hui, en page 6. Le titre : « l’impact des produits chimiques est préoccupant ». Tiens donc !

Toute une page réservée par la rédaction de Narbonne à la conseillère régionale verte, récemment traitée de folle par G.Frèche et qui                                                                                                                                                                                                        etqui ne participe plus ( jusqu’à quand ?) à l’exécutif régional, pour nous commenter laborieusement  la directive « Reach » !!! J’ouvre une petite parenthèse pour signaler au journaliste de service et à sa complice du moment que je n’ai toujours pas compris ( j’imagine la tête des autres lecteurs) ce que voulait dire « Reach ».Je la ferme, la parenthèse, et ne résiste pas au plaisir de vous livrer un échantillon du jargon «  Ardittien » :

"  Pour les substances préoccupantes, les Verts souhaitaient qu’on mette en route des recherches pour trouver des alternatives. Et que si elles existent, qu’on oblige à les prendre. Pour ça, Reach est un peu "soft" la dessus. "

 C’est pas beau ça!

 Quand je pense que cette dame est professeur des Universités et qu’elle a en charge, à la Région, la Formation Professionnelle ! Un modèle de parler baragouinesque à faire pleurer de rire un apprenti coiffeur. A ce propos, la photo de Maryse, pas terrible ! Elle doit dater, non ? Je l’ai croisée hier, c’est pas la même ! Mais revenons à nos moutons pour dire qu’elle avait trouvé l’impact des propos de Georges sur les blacks (c’est plus chic que « noirs ») des bleus désastreux et humiliant. Nous l’avons félicitée pour cette courageuse position qui, au fil du temps, à cependant tendance à se diluer dans les vapeurs combinardes de l’hôtel de région. L’occasion était pourtant bonne pour en savoir un peu plus sur ses états d’âme d’après fêtes. Mais nous n’en saurons rien ! Tout cela n’étant qu’un détail de l’histoire régionale pour nos journalistes locaux.Qui ne dit mot consent?

 

 

 


A vau-voeux.

Est-il donc établi que la conscience soit à gauche et le cynisme à droite ? Qu’au spectacle du monde un soupir attristé suffise à divertir nos âmes ? Qu’aux malheurs des autres un regard désolé nous libère du courage ? Que de grands discours nous dispensent de franches vérités ? Qu’une victoire dans les urnes soit plus belle que des cœurs en détresse? Que le Père Noël soit rouge et le petit Jésus blanc ? Que le béton soit à droite et la pierre à gauche ? Que les blacks soient « trops »… et les harkis « riens » ? Que les mots soient pour Sarko et le sens pour  Ségo ? Que la langue de bois soit goûteuse et la sauce piquante ? Que 2007 ne soit pas 2006 ? Que la vie va trop vite et  le temps pas assez ? Que ma plume s’affole et les signes m’enivrent ? Qu’il suffise d’un espoir pour que se forment des vœux ?

   

Les matins blêmes.

 images

Le jour de Noël, quatre condamnés à mort ont été exécutés. Au japon. Par pendaison.

La journaliste de Radio Classique qui nous donne cette information oublie,  sous le coup de l’émotion, de nous signaler que l’immense majorité des japonais ignore tout de la Nativité et de sa puissante charge symbolique.

Articles récents

Œnotourisme, la course mondiale à l’innovation

Œnotourisme, la course mondiale à l’innovation

Coralie Haller, Université de Strasbourg Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original. Des vignobles vallonnés à perte de [Lire la suite]
Pourquoi  cet acharnement sur le "cadavre politique" encore chaud de François de Rugy ?…

Pourquoi cet acharnement sur le "cadavre politique" encore chaud de François de Rugy ?…

Illustration : journal l'Humanité.  Je fais pourtant l'effort intellectuel et moral pour contrarier ma répugnance naturelle pour ce genre de chasse à l'homme savamment orchestrée par Médiapar[Lire la suite]
Une soirée au Café de la Paix, à Gruissan…

Une soirée au Café de la Paix, à Gruissan…

        C’est un café à l'ancienne en plein coeur du village. Son intérieur est celui d’un bateau. Sobre. Comme ceux qui naviguent au loin. Sa terrasse, à angle droit, s’étend s[Lire la suite]
Des "corbeaux", des amis et des hommes !

Des "corbeaux", des amis et des hommes !

        Notes : 1) Affaire" de Rugy. Vérifié dans ma vie professionnelle : on n’a pas d’amis en politique. Conséquemment la sagesse commande de ne jamais inviter à d[Lire la suite]
Je ne mange jamais de homard, mais fume parfois un bon "puro" !

Je ne mange jamais de homard, mais fume parfois un bon "puro" !

            En attendant la nomination de monsieur Edwy Plenel à la tête du ministère de La Vertu Publique, il serait judicieux de ne plus en nommer d[Lire la suite]
Municipales2020 à Narbonne : Garbay Sainte Cluque : drôle de paire !

Municipales2020 à Narbonne : Garbay Sainte Cluque : drôle de paire !

      Je mettais mon dernier billet en ligne – hier soir très tard – que le service abonnement de l’Indépendant me signalait la parution de l’édition du lendemain avec cette  éni[Lire la suite]
  
2006-2016 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio