Contre-Regards

par Michel SANTO

Le parler-bas.

imageMiguel Torga, de son “ royaume merveilleux ”, la pauvre et secrète province de Trás-os-Montes, au nord-est du Portugal, était un écrivain-monde à qui on doit : “L’universel, c’est le local moins les murs
“. Il n’est pas nécessaire de beaucoup voyager , en effet, pour connaître et subir l’universelle bêtise des hommes. Comme la pomme de Newton, elle est irresistiblement  attirée vers le bas. Ainsi ai-je lu , en bas de chez moi, chez mon marchand de journaux, ces admirables paroles d’une éminence sénatoriale: ” Travailler avec Narbonne est difficile.Nous attendons que J.B… nous débarrasse de ces gens-là! ” Ah! que de noblesse et de grandeur dans : ” ces gens-là “. On se croirait revenu au temps des valetailles.Donnez du pouvoir à certains hommes, sous tous les cieux, et vous verrez la magnificence de leurs vertus se hisser vers des sommets d’imposture.

Le Languedoc-Roussillon et le “syndrome belge”.

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Entre 1990 et 2004, le revenu déclaré des Français a augmenté de 28 %. Parmi les départements où la progression a été la plus forte, 50 % d’amélioration du revenu, ceux du Languedoc-Roussillon, qui étaient les plus mal lotis ou les moins productifs au départ. Au contraire, à 20 %, l’Ile-de-France, région la plus riche, est au-dessous de la moyenne alors que sa contribution au produit intérieur brut (PIB) du pays a augmenté. Cherchez l’erreur !

L’ouverture du pauvre.

A Narbonne, comme partout en France, la campagne des municipales est lancée.Et, comme partout en France, l’effet ” Nicolas ” produit des effets inattendus. Ainsi, le député socialiste J.Bascou ne veut plus qu’on lui rappelle son “positionnement” à la gauche du parti de la rose. Apolitique est son mot d’ordre. Ce qui n’a plu ni aux Verts ni aux communistes qui vont, avec nos folkroristes “occitans”, faire liste commune. A l’inverse cela semble beaucoup plaire à d’anciens amis du maire en place en mal de reconnaissance sociale. A Paris, pour François Hollande cette manière de faire de la politique est  du “débauchage”. On le comprend, Sarko n’a pas pris les plus nuls des socialistes dans son gouvernement. Mais ici, dans ma petite ville, si j’en crois la presse locale,on voudrait faire du neuf, sur un costume dégriffé, avec quelques pièces usées et démodées. Du “pétassage”, en langage indigène. Une ouverture du pauvre en quelque sorte…