Valls ne cligne jamais des yeux!

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Manuel Valls vient de l’Europe du Sud, et du Nord de l’Espagne. Son atavisme catalan explique son côté raide et hautain. À Barcelone, on n’aime guère les espagnolades à la mode andalouse; les joueurs de castagnettes non plus! On y affirme sa puissance, son ambition aussi.  «L’ esprit» de ce peuple, qui se veut une nation et voudrait être un Etat, est teuton ! C’est à Aix-la-Chapelle, en 1980, que se rendit Jordi Pujol, lorsqu’il devint président de la Generalitat de Catalogne. Et de s’exclamer devant le tombeau de l’empereur: «Charlemagne, tes Catalans sont de retour !». Hier, à Berlin, pour célébrer le cinquantenaire du traité de l’Elysée, j’eusse aimé, à la place de François, voir Manuel dans les bras d’Angela. Olé ! 

Georges Frêche tel qu’en lui même, vraiment ?

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Georges Roques est géographe ; il a écrit un formidable : « Paradoxes en Languedoc Roussillon. Une région surfaite ? Editions Cairn, Pau, 2010. 207 pages. », que devrait posséder tout habitant de ce territoire soucieux de vérité. La propagande des institutions régionales y est sérieusement décryptée et la « statue » de Georges Frêche méthodiquement déboulonnée. Une statue à l’image d’un homme, un mélange d’intelligence et d’érudition, de violence et de vulgarité, adulé par des cohortes de journalistes et d’élus victimes du complexe de Tarascon, dont l’enflure et les provocations servaient à masquer les misères de la plus pauvre, avec le Nord Pas de Calais, des régions françaises. On se souvient encore de « Montpellier capitale de l’Europe du Sud » , et de « la région comme porte d’entrée de la Chine en Europe », ou, dans un genre beaucoup plus trivial : « les électeurs sont des cons » et « les vieux marchent au chocolat ». De cela, Pierre Serre, dans son « Georges Frêche tel qu’en lui même . Je vous l’avez bien dit », tout récemment sorti, ne dit, en bon fréchophile, précisément  rien. Un livre de bigot inutile et sans intérêt ! On attend donc encore celui qui saura montrer ce que cet homme cachait en réalité de ressentiments et de frustrations, lui qui, maire d’une petite et périphérique capitale régionale et président d’une région tout aussi périphérique et pauvre, s’est toujours rêvé en grand Ministre de la République pour finir en Tartarin des plateaux de télé. Un véritable livre critique qui nous révèlerait enfin , à travers ses grandeurs et ses misères, un Georges Frêche authentique et, qui sait ? peut- être, finalement sympathique…

Michel Moynier flingue Didier et adoube Millet!

 

 

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Michel Moynier s’est confié à Manuel Cudel dans les colonnes du Midi Libre daté du 10 Janvier. A signaler l’absence de bons vœux aux narbonnais, le flingage de Didier ( Mouly ) et l’adoubement de Millet ( Patrice ). Le premier est renvoyé chez son père et dans le passé, le second par ses compétences  incarnerait l’avenir. Désunion de l’opposition municipale souhaitable et souhaitée et pari sur un rejet de Jacques Bascou seraient donc les clefs d’une victoire assurée. Sauf que, le rejet du sortant, à supposer qu’il ait lieu, ne sera pas, de toute façon suffisant, et que la concurrence des prétendants fera elle inévitablement de gros dégâts. Quant à savoir si Millet du fonctionnaire qu’il est peut en homme politique populaire se transformer pour gagner, Moynier a cette phrase énigmatique à souhait : «  Il y a une image qu’il n’a pas encore trouvée. Quand un administratif se lance, il faut qu’il franchisse le Rubicon ». Passons vite sur son image qu’il n’a pas encore trouvée !!!. Pour le reste, citons Olivier Schrameck, s’adressant, en 2009, aux reçus de l’E.N.A : « Vous n’êtes pas le miroir du politique, mais son expert, son banc d’essai, un milieu naturel de décantation et de cristallisation…Se mettre à la place du politique, c’est renier sa responsabilité. » Plus que le Rubicon, à Millet, il lui faudra franchir ; mais de métier radicalement changer. Et de costume avec, comme l’avait ironiquement noté le même journaliste, fort avisé !

 

 

 

Il faut sauver le bon docteur Cahuzac!

 

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Jérôme Cahuzac est raide et cassant. Hautain et , paraît-il , suffisant, il est aussi élégant et , surtout, surtout, compétent. Le profil idéal pour un Ministre délégué du Budget qui, de surcroît, n’attend rien de l’Etat, de la politique et du PS pour faire ses fins de mois. Ils sont rares chez ses « amis » ministres à être dans ce cas ; nombreux , au contraire, sont ceux qui le jalousent et voudraient le voir tomber sous les coups de Médiapart. Pour sa franchise enfin : « Il n’est jamais bon d’être ministre du Budget quand les impôts augmentent autant. », ce qu’ Ayrault et Hollande démentent tout le temps. Rien que pour cela, il nous faut sauver le bon docteur Cahuzac ; le meilleur, sans conteste, de ce gouvernement.  

 

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