𝐋𝐚 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐃𝐞𝐥𝐠𝐚.

𝐂𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 𝐃𝐞𝐥𝐠𝐚 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐚𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐋𝐅𝐈 𝐚𝐮𝐱 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧 « 𝐝𝐞́𝐬𝐡𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 » 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐒.

𝐋𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐨𝐮 𝐥𝐞 𝐍𝐚𝐮𝐟𝐫𝐚𝐠𝐞.

Les conditions objectives sont réunies. Une gauche social-démocrate devrait exister. Elle n’a pas de toit. Elle s’éparpille entre les courants du PS et les marges d’EELV. Partout, elle reste minoritaire.

𝐋𝐞 𝐭𝐚𝐛𝐨𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐨𝐜𝐡𝐞𝐫𝐬.

La France compte 35 000 communes. Un dogme de 1789. Derrière l’écharpe tricolore, le pouvoir s’évapore.

On empile. Les intercommunalités absorbent l’eau, les déchets, les bus, l’urbanisme. Le maire garde le prestige du titre, mais le centre de gravité a glissé vers l’intercommunalité. Une structure technique, opaque, où le citoyen ne vote pas directement.

𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐢𝐝𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐭𝐬.

Les mots frappent avant les poings. Des slogans préparent le terrain. Des images désignent la cible.

On les croit inoffensifs. Ils se parent de morale, invoquent la justice ou l’opprimé. Mais à force de simplifier le monde, ils fabriquent des coupables en série.

Qualifier de « fasciste » l’opposant, l’adversaire politique, le policier, le dominant , c’est effacer le visage. C’est réduire l’homme à une catégorie. C’est décréter qu’il mérite l’exécution symbolique. Puis le lynchage.

À Lyon, Quentin est mort sous les coups de nervis, en marge d’un meeting.
Il était, paraît-il, un « fasciste ». L’ennemi. La cible.

On prétend que les mots ne tuent pas. C’est faux.
Ils installent l’idée que frapper n’est plus une faute, mais une réponse. Ils créent le climat.

La violence n’est jamais spontanée. Elle est un récit. Une petite musique qui déshumanise. Quand l’adversaire devient l’incarnation du mal, le passage à l’acte est une conséquence.

Il faut mesurer le poids des mots lancés dans le vide.
Derrière les slogans vertueux, il y a parfois un cercueil.

Et un prénom : Quentin.

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