La session du Conseil Général de l’Aude la plus courte et la plus chère de son histoire !
« Cette session est historique, car elle sera la plus courte qu’ait jamais tenue le conseil général de l’Aude » . C’est André Viola, mercredi matin, qui, tout heureux de ce scoop, s’en vantait, lors de la réunion du conseil général chargé des derniers ajustements budgétaires de l’année. Ni questions, ni débat, et vote à l’unanimité de tous les points de l’ordre du jour : la session a duré tout juste un quart d’heure ! Un quart d’heure de réunion, pour 35 élus venus des quatre coins du département… et peut-être pressés de s’en aller glisser sur des pistes de skis alpines ou de s’allonger sur le sable d’une quelconque plage exotique… On va encore dire que j’ai vraiment un très mauvais esprit, mais, si on prend en compte les frais de déplacement et de bouche des susdits, ceux résultant du nombre de fonctionnaires mobilisés pour la circonstance, la part de frais fixes de l’hôtel départemental qui devrait leur être imputée etc… c’est, par » minute travaillée « , probablement la session la plus chère de l’histoire du Conseil Général de l’Aude, aussi. Et, pour son » bilan carbone « , sans doute la plus coûteuse de l’histoire de France… Bon, vraiment pas de quoi être fier !
Aubry et Touraine veulent elles nous mettre au lit le dimanche?
Martine Aubry vient de faire sa rentrée politique cette fin de semaine, nous dit-on, en créant son « mini parti » au beau nom de Renaissance. Un message fort, par elle, a été lancé : « le dimanche, il y a mieux à faire que de consommer », dont j’ai pris connaissance ce même jour après avoir rendu visite à une amie hospitalisée, déjeuné ensuite « Aux Jacobins ; acheté, l’après midi, des pots de pensées dans ma jardinerie préférée, bu , sur le coup des cinq heures, un thé au lait chaud au « Soleil Noir », commandé, sur internet, des capsules « Nespresso » et sur Amazon le dernier Richard Ford… Coïncidence heureuse, peu de temps avant, son amie Marisol Touraine semblait voler à son secours en annonçant ce qui ressemble à une mesure d’accompagnement d’un dimanche sans consommation ( encore que, si je puis dire ! ) la baisse de la TVA sur les préservatifs. De véritables dames patronesses nos dames politiques . Mon Dieu !…
Le train d’enfer d’un sénateur !
« Le travail dans l’ombre, c’est une des marques d’un sénateur qui refuse le “train” qui lui est promis par l’image trop souvent répandue… ». Pas claire, la phrase ! Elle est dans l’Indépendant de ce jour, en tête d’un article « moitiédepage », où nous est présenté, un Roland Courteau, notre sénateur socialiste, vivant, en passager clandestin de la République, un véritable train… d’enfer ! Du train , je ne discuterai pas, mais pour l’ombre dans laquelle il baignerait, si j’en juge par le nombre de communiqués ou d’articles parus dans ce quotidien, quasiment chaque semaine , le moins que l’on puisse dire est que la lumière de ses pages, loin de lui faire défaut l’inonde abondamment. Au point d’éclipser parfois le train quotidien des affaires municipales de son ami le maire de Narbonne, Jacques Bascou. Tiens ! la semaine dernière encore, il faisait une conférence sur les violences faites aux femmes dans un collège de notre cité, en présence de la journaliste de service, qui l’a amplement rapportée, sans que personne parmi les ligues laïques du landerneau ne s’interroge sur la compatibilité de cette intrusion d’un politique, certes sympathique et courtois, dans l’enceinte d’un établissement scolaire sensé faire respecter les principes d’une « Charte de la laïcité » récemment établie par le ministre de l’éducation Vincent Peillon. Rien ne nous est épargné en effet des humeurs, tâches et missions de Roland Courteau, au point même qu’il nous donne parfois l’impression de partager le petit déjeuner familial autour duquel sont commentées les agitations politiques et sociales de ma petite cité. C’est ainsi que, grâce au soins attentifs de la rédaction de l’Indépendant, nous savons tout de la pugnacité de ses interventions sur la question du réchauffement climatique et la constance de ses alertes sur la menace de tsunamis, notamment sur le littoral audois ?!!! Et que sais je encore, qui pourrait être, par exemple, la prolifération mortifère des Silures dans les plates et paisibles eaux de la Narbonnaise ou la disparition programmée du grillon étoilé des corbières maritîmes. Peut-être le sujet de la semaine prochaine dans ce qui semble être devenu « le minimum de surface journalistique hebdomadaire » à lui garanti par l’Indépendant. Cela dit, qu’on ne se trompe pas ! Monsieur Courteau fait son travail plus que correctement, et j’ai pour lui le plus grand respect. C’est ici d’une attitude journalistique dont je me moque; une attitude qui , a trop vouloir flatter, donne paradoxalement à son bénéficiaire une image qui ne lui correspond pas…
Chronique de Narbonne: la campagne des municipales 2014 !
Dans plusieurs de mes billets sur l’état des forces politiques à la droite de l’échiquier municipal narbonnais, j’ai insisté sur un fait d’évidence à savoir que le « marché politique » obéissait à des lois que personne ne pouvait méconnaître au risque de sérieuses déconvenues. Et qu’à Narbonne, dans le contexte très particulier d’un pays en crise profonde, tant sur le plan économique, politique et moral, la bataille se déploierait, comme partout en France, principalement, sur le rejet de la politique menée par la majorité au pouvoir ; une politique et un gouvernement soutenus par le maire sortant Jacques Bascou. Dans ce contexte, une » prime » aux partis de droite et d’extrême droite » officiels « , UMP/UDI, FN me semble assurée au détriment d’offres aux labels prétendument « société civile » ou « gestionnaire » . C’est dans ce paysage déjà très encombré pour la droite narbonnaise: deux listes décidées à en découdre, UMP/UDI et Nouveau Narbonne, canal historique ( N.N ), deux » marques » clairement identifiées à droite, plus un FN en embuscade, que vient d’apparaître une quatrième liste estampillée « société civile » conduite , si je puis dire, par un assureur. En réalité, à voir ceux qui l’animent, un « Narbonne Oxygène », le canal adjacent et dissident de Nouveau Narbonne, mais sans Patrice Millet . Dans un espace politique au centre droit déjà très encombré, on ne peut s’empêcher de penser, sans guère de compassion toutefois, aux penchants suicidaires de ces derniers « arrivants » ; sauf à imaginer, tout est possible en politique, on le sait! que leur intention réelle soit bien plutôt celle de faire perdre leur propre camp. Un pari fou qui serait fait sur un scénario catastrophe, celui de relancer, sur une défaite assumée, pour de prochaines échéances post municipales, leur vrai leader : Patrice Millet ! Mais je déraisonne, sans doute encore sous l’influence des dernières pages de Stephen King lues cette nuit ! Pendant ce temps, à gauche, Jacques Bascou consolide sa position de maire gestionnaire en faisant jouer à sa seule section locale le rôle de « porte flingue » politicien; et le Front de Gauche, qui a décidé sa perte, au contraire, accroît ses chances en bonifiant sa stratégie de « centrisme » municipal . Paradoxalement, dans un contexte national où son parti et sa majorité sont en très grandes difficultés , avec de lourdes pertes électorales annoncées à gauche, sa position, sur l’échiquier local face à une droite dispersée, est finalement plutôt bonne; surtout si on y ajoute la « prime » des électeurs au maire sortant d’un premier mandat… On peut donc s’attendre à ce qu’il « ouvre » du côté droit, plus encore qu’il ne l’a déjà fait, et qu’il agite la menace Marine le Pen et la division de son opposition, tout en défendant son propre bilan… Restent quelques inconnues pour parfaire le tableau et l’évolution des forces en présence : l’importance du vote sanction et de l’abstention à gauche, d’une part, qui comptera beaucoup plus que celui de la politique municipale; la capacité de la « droite » locale à capitaliser massivement dès avant le premier tour sur un » parti et un leader » … tout en évitant pendant la campagne une guerre fratricide, d’autre part; et enfin la présence ou non du FN qui risque, comme je l’ai déjà signalé dans des billets précédents de se retrouver en situation de se maintenir au second tour, avec les conséquences que l’on imagine sans qu’il soit besoin ici de les préciser. À ce stade, on le comprendra, je me garderai bien de tout pronostic !




