Primaires socialistes à Marseille: bouillabaisse ou couscous ?

 

 

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Si l’on demande aux gens avertis s’il est normal de protéger l’inventeur ou le créateur artistique par des brevets ou des droits d’auteur, il est répondu oui de façon écrasante. De sorte que l’on peut légitiment se demander s’il ne conviendrait pas de breveter aussi les recettes de cuisine. Et la bouillabaisse en premier lieu, qui fait le bonheur des amateurs de bonne chère et la gloire des marseillais. Une recette déclinée sur le terrain politique et présentée par madame Carlotti  aux pieds de Notre Dame de la Garde pour expliquer ses reflux gastriques au soir des primaires socialistes marseillaises. Il semblerait cependant qu’elle se soit mélangée les fourchettes en confondant les ingrédients orientaux utilisés avec succès par sa concurrente avec ceux qu’elle mitonnait habituellement dans ses cuisines locales. Pour avoir perdue la main dans cet art tout d’exécution qu’est la politique, la voilà condamnée à regarder passer les plats. Dimanche prochain, au menu et sans elle, bouillabaisse, comme toujours, et peut-être, surprise ! du couscous … Pastis offert !

Il est né le divin François !

 

 

 

 

 

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Ce François là, Umberto Eco dit de lui, dans le journal argentin La Nacion , qu’il représente quelque chose d’absolument nouveau dans l’histoire du monde. Son sourire , son verbe , son humour, sa modestie, sa volonté de réforme ont conquis un auditoire qui dépasse largement celui de ses sympathisants. Il a ce que les professionnels américains des relations publiques appellent le star power. Il parle beaucoup, il téléphone, tweete , écrit des lettres; bref il surprend. De l’avis de tous les commentateurs, un nouvel animal politique est en train de s’imposer sur la scène médiatique mondiale; il aurait tout compris de la globalisation et du pouvoir des médias. Toujours en  perpétuel mouvement, il force l’admiration de tous les communicants, au premier rang desquels figurent ceux en charge de l’image de notre Président. Ce François là, on l’aura compris, ne siège pas à l’Elysée. Le sien, saint, est à Rome …

Ce serait crâne un gouvernement qui abdiquerait son hypocrisie !…

 

 

 

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Dans mes notes, ceci piqué dans  » Entre chien et loup  » d’André Blanchard, le grand solitaire de Vesoul :   » Ce serait beau, ce serait crâne aussi, un gouvernement qui abdiquerait l’hypocrisie, celle dont la cause, voire la nécessité, est de masquer l’impuissance à remédier à la crise économique. Ce gouvernement s’adresserait au pays, un beau matin, comme suit : – En désespoir de cause, nous miserons dorénavant sur le cancer, sur le sida, sur l’alcool au volant, sur les crimes et autres attentats terroristes, etc., afin de résorber le chômage : c’est la voie de la sagesse. Que la nature fasse son œuvre où l’homme fait faillite.  » Et cette première remarque, plus légère, de Robert Mallet dans son   » Apostilles ou l’inutile et le futile «   ( édition originale tirée en 2500 exemplaires dont je possède le numéro 1336 trouvé chez mon soldeur habituel . Bonne pioche ! ) :  » On peut toujours être plus grand qu’on est : il suffit comme la danseuse de faire des pointes  » Qui me fait irrésistiblement penser à tant de ceux qui nous gouvernent . Sans m’épargner pour autant…

 

Ma revue de presse : le Midi Libre et l ‘Indépendant !

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Comme tous les natifs de ce  » pays « , et par atavisme familial sans aucun doute, je commence toujours la lecture du Midi Libre et de l’Indépendant par la dernière page: celle de la météo. Pour savoir d’abord d’où vient le vent ! qui figure au premier rang des conversations matinales tant sa force et son orientation agissent sur l’humeur de mes concitoyens. Vient ensuite la page nécrologique, que je ne quitte jamais sans le trouble sentiment d’y figurer un jour dans l’indifférence d’un flux de papier aussi anonyme que l’écoulement du temps. Pour arriver enfin aux pages consacrées à l’actualité narbonnaise, qui alimenteront les étals et les bistrots des Halles toute la matinée.

Ce matin donc, dans le Midi Libre, en premier, j’ai beaucoup ri à la lecture d’un article, aussi inutile que confus signé d’un dénommé Boileau, au sous titre inconsciemment évocateur d’une lignée paternelle : « Le choix de la transparence hydraulique ». Aguiché par cette entame d’une tautologique pureté et séduit par cette coïncidence hydrique entre le nom du journaliste et son sujet, je me suis laissé porter par le courant jusqu’à buter sur « une infrastructure » hydraulitiquement qualifiée par lui de transparente. Une rocade digue, parait-il dont il me tarde d’en admirer la diaphane  … opacité ! Abasourdi par la limpidité du propos, ce n’est qu’après avoir appris que monsieur Boileau se prénommait Vincent comme le patron des vignerons, que je compris enfin d’où venait ses curieux oxymores aquatiques ! Pour sa peine, et pour ce bon moment passé à le lire, je lui offrirai  bien,  à l’occasion, un verre à sa convenance…

Dans l’Indépendant, c’est Monsieur Navarro qui soumet à la question,  pas du tout policière, monsieur le maire Bascou. Sympa, gentil, bonhomme, simple, brave, bonasse, complaisant, affable, prévenant, obligeant, presque tendre et affectueux cet entretien mené de main de sucre par le rédac-chef ! Jacques Bascou y déroule à son invite, tout aussi paisiblement  et pacifiquement, ses idées  en vue de convaincre les narbonnais de le réélire en mars prochain. Jusqu’à faire cette apolitique et Moulyenne observation :  » et puis ce ne sont pas les partis qui vont gérer la ville  » . Tout est lisse dans cette page , comme dans celles du Journal Officiel de la République ! On s’ennuit à sa lecture…

Que vais je donc raconter à mes amis ce soir ?

L’actualité politique narbonnaise… à droite !

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Le maire de ma cité , qui la veut grande, a bien de la chance. Son opposition, qui se croit forte, semble en effet perdre la boule. On croyait que les soldats perdus du parti Oxygéné de Patrice Millet ( au fait , on ne le voit plus ! ) retrouveraient leur raison et leurs drapeaux originels, ils s’éparpillent au contraire ou ruminent ressentiment et rancoeur envers les partis qui furent les leurs. D’autres, de cette troupe en déroute, ont changé de cible et verraient bien, pour se venger de ceux qui , à leur dire, firent tomber leur regretté poulain, Jacques Bascou et le PS  l’emporter au mois de mars prochain. Et un certain Barsanti, passé depuis à l’UDI, tricoterait et retricoterait, me dit-on, une liste qu’il voudrait opposer à celle de l’UMP – d’où il vient – pour la faire tomber !!! Comprenne qui pourra.  Devant cet affligeant spectacle – qui ne l’est point, bien au contraire, pour Jacques Bascou – de  » militants  » à la ramasse, et,  à l’évidence, manipulés, on regrette le temps où le ridicule tuait : on y verrait plus clair ! Pendant ce temps , toujours à droite et au centre, mais du côté des partis constitués, Didier Mouly regarde l’avenir en collectant des fonds pour son  » Huberton  » , Frédéric Pinet, pour l’UMP, prend son premier élan pour, dans des boîtes de chocolats tomber – ces deux dernières informations ne pouvant être comprises que par d’authentiques narbonnais – tandis que les gars de la Marine , en embusquadage, se préparent à l’abordage d’un électorat un brin déboussolé… Si l’Orient est très compliqué – la preuve encore aujourd’hui avec la dernière initiative diplomatique russe sur le front syrien – ,  la politique narbonnaise, à droite, ne l’est pas moins pour autant. Car, à tout cela, il faut en outre préciser – je n’y puis rien, c’est ainsi ! – que, dans ce champ de bataille miné, se jouent en réalité deux ou trois autres élections pour le moment masquées … et l’ hégémonie d’une UMP longtemps phagocitée par ses propres alliés ; et qui en a assez ! On la comprend et on n’ a pas fini d’en parler…

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