Contre-Regards

par Michel SANTO

Scène de la vie narbonnaise (et d’ailleurs aussi) : Une terrasse place de l’Hôtel de Ville… et l’oubli !

   
Denis Carrière : café de la Paix. Capestang (34)
   

M. est un ami. Il me dit ne pas pouvoir rester assis à la terrasse d’un bistrot plus de 15 minutes ; et s’étonne toujours que je puisse y passer « deux heures » sans m’ennuyer. Comme hier où le temps était favorable à cette immobile et prenante activité.

Dans la nuit de ce jour, j’ai vu bleuir le ciel sur les toits de ma ville…

     

Edward Hopper, 1942 Huile sur toile 61,9 x 112,4 Chicago, Terra fondation for Amarican art

 

Dans la nuit de ce jour

j’ai vu bleuir le ciel

sur les toits de ma ville ;

des fils d’or et d’argent

briller sur un cyprès ;

les ailes d’un goéland

s’ouvrir à l’orient ;

une ombre s’élever

au bas d’une croisée ;

les premières perles

aux branches s’accrocher ;

le soleil s’imposer

au silence glacé ;

et le jour s’élancer

sans rimes ni raisons ;

comme naît une promesse :

au risque de l’oubli ;

du souvenir aussi…

Les mantecaos au goût plein et riche de ma tante Dolorès ne se font oublier…

 

Narbonne. 32, rue Rabelais.

 

C’est dans ces jours du mois de décembre que le souvenir de ma tante Dolorès s’insinue dans le vague de mes pensées et finit par imposer sa lumineuse présence. Je la revois préparer et confectionner ses mantecaos dans cette pièce étroite au plancher branlant qui servait de cuisine et de salle à tout faire : manger, laver les corps et le linge ; de chambre aussi à l’occasion quand s’installait chez elle un cousin venu du village de mon grand-père, Cox.

Le régime de retraite de la SNCF et de la RATP pour tous ?!

 

   

Dans la plupart des pays européens confrontés aux mêmes problèmes : diminution des actifs et augmentation de la population âgé, la réforme des « retraites » s’est faite sans que leurs syndicats de cheminots et de conducteurs de métro, comme chez nous, bloquent la capitale et le pays tout entier ; leurs dirigeants à la démagogie abyssale, courant les « plateaux » pour nous expliquer, avec une mauvaise foi époustouflante, qu’en défendant leurs régimes spéciaux ils garantiraient celui du régime général des autre salariés du privé.