5 heures ! Dehors tout est noir. La ville dort. Assis devant la grande fenêtre du salon, je bois ma première tasse de café. Très chaud et serré, comme d’habitude. J’aime ce moment où tout est silence. Rien ne se montre sur les vitres que la masse formée par trois grands arbres à l’odeur de lilas. Elle bouge à peine sous l’effet d’un léger vent du Nord. L’heure n’est pas encore venue pour lui de se lever. Il donnera alors sa pleine mesure. Le ciel sera très bleu et les martinets crieront. 6 Heures, il fait jour ! Tout est ouvert. Le vert des arbres, leur feuillage en mouvement rafraîchissent ma vue.J’entends un oiseau chanter ; pas longtemps : quatre ou cinq notes seulement. Mais il y a dans ce trille tout un monde de solitude. 7 heures sonnent. De ma terrasse, je vois le soleil effleurer la tour Aycelin. Le ciel est à présent très bleu et les martinets crient. Des éclats de voix se font entendre, comme venant d’un autre monde. Le vent enfin se lève qui au loin plie le haut d’un superbe peuplier
Je croyais pouvoir y échapper, à cet injonction amicale de publier sur ma page Facebook la couverture des dix livres que j’aurais adorée, mais Daniel, ce matin, en a décidé autrement. Par lui, en effet, selon cette vilaine expression venue du monde du spectacle américain, j’ai été « nominé ».
Un après midi paisible à rêvasser sur ma terrasse. Dans mon champ de vision, un anarchique agencement de toits diversement ocrés et la plus vaste étendue d’un ciel uniformément bleu – que constellent cependant de rares petits nuages gris, épars.
Hier, ma ville était grise et mouillée. Il pleuvait ! Un incessant lamento couvrait tout l’espace. Les façades gorgées d’eau présentaient d’étranges figures ; de rares passants semblaient glisser sur des trottoirs rendus à l’état liquide, tandis que des corneilles disputaient aux pigeons un carré de verdure imbibé d’eau, pareil à une éponge. Le temps s’étirait mollement ; le jour semblait la nuit, et je n’avais nulle envie d’en briser la ligne, ne serait-ce qu’une heure durant.
Quelques mots Par texto Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail Tweet Partager sur Threads(ouvre dans […]
Un homme fête ses 86 ans. Le dessert arrive dans une pluie d’étincelles. Sa femme regarde ailleurs. Puis une longue robe rouge traverse la terrasse. Pendant quelques secondes, le cœur se trompe. […]
𝐍𝐢 𝐞𝐱𝐜𝐮𝐬𝐞 𝐧𝐢 𝐯𝐞𝐧𝐠𝐞𝐚𝐧𝐜𝐞. L’assassinat du jeune Louis à Narbonne me trouble d’autant plus qu’il est survenu dans ma ville. Et que les faits reprochés aux personnes mises en cause sont […]
Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. […]
Manque de moyens pour la santé. Pour la justice. Pour l’école. Pour la culture. Pour la SNCF. Pour les communes, les départements, les régions. Pour les associations. Pas un dysfonctionnement sans […]