Le matin, quand le vent s’est éteint dans la nuit et qu’un ciel uniment bleu couvre la ville au midi, j’aime m’asseoir sur un banc de la promenade des Barques. Je choisis toujours celui qui m’offre la vue la plus large possible sur le quartier de Bourg – celui de mon enfance. Il se prête idéalement à de paresseuses pensées ; j’y suis aussi aux premières loges pour regarder les passants et observer toute la variété humaine que présente une petite ville de province comme la mienne.
S’il faisait jour, la lumière était grise et le vent froid. Il était 7h 30. Je me rendais dans un laboratoire pour un contrôle de routine. À jeun. Sans ma dose de café. Pressé d’en finir. Cet homme, marchait loin devant moi.
Canal de la Robine. Promenade des Barques. Ensemble monumental.
Il y aurait tant à dire d’une journée apparemment vide, songeais-je, assis, « au soleil », sur un banc de la promenade des Barques d’où j’observais, distraitement, l’agitation et les déplacements de flâneurs, pour la plupart jeunes, insouciants et très légèrement vêtus. Les garçons portaient d’amples tee shirts et des jeans informes, les filles de minuscules débardeurs et des pantalons très moulants.
Des jours que nous vivions sous un ciel épais couleur de plomb. Un vent marin de pluie, violent, noyait les plages ; en ville, giflait les murs ; courbait les ombres de fantomatiques passants, déchirait leurs coiffes, brisait leurs rêves, leurs désirs. Les nuages étaient encore bas ce matin. Mais la « tempête » s’est enfin tue. Miraculeusement est aussi venue dans ma fenêtre une marchande de jonquilles. Elle habite le quartier, je le sais. Sur sa bicyclette, dans une cagette, les premières narcisses de la saison. D’un jaune éclatant. Splendides. Fraîches. Je les aime ! Elles annoncent le printemps. Comme chaque année, avec quinze jours d’avance, me dit-on. Elles ont la couleur du soleil ; celle de l’aurore précisément. Mystérieuse aurore, incertaine encore dans la grisaille du temps…
5h 30, ce matin ! rêveries autour d’une « cafetière » de café avec ces images de ma dernière sortie – de plein air et active – qui date de samedi dernier ; images persistantes et noyées dans mes habituelles lectures matinales de trois ou quatre textes brefs de Perros ou de Thomas, Grenier… notamment. Des images dont je ressens le besoin, à présent, de les mettre en mots ; de les fixer dans le temps.
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