J’ai quitté ma cabane de bord de mer hier soir et fait les quinze kilomètres qui me séparent de ma résidence, afin d’y pouvoir voter le plus tôt possible. Je voulais éviter à tout prix de trop longues files d’attente devant les isoloirs et ne pas subir la très forte chaleur des jours précédents dans la « salle des mariages » de l’Hôtel de Ville – salle pour l’occasion exceptionnellement consacrée à la votation républicaine.
13h 49. Ciel ! qu’il fait chaud et « lourd ». L’air colle à la peau… La raison sans doute de ces pensées « jaunes », que je rapporte ici sans trop y réfléchir. Comment se sont elles imposées à mon esprit ? Je renonce à le savoir.
Il y a des jours où le désir de ne plus rien vouloir entendre (ou lire, ou voir) de ce qui constitue pourtant l’inévitable trame de ma vie sociale et politique, s’impose à mon esprit. Plus précisément, je ne peux plus rien entendre (ou lire, ou voir) ou presque venant de personnes dont le métier est prétendumment d’en rendre compte dans les médias et sur les réseaux sociaux, ou d’autres dont les ambitions et les passions les portent, sur les mêmes supports, à vouloir incessamment en témoigner. Quand je réfléchis aux raisons de ce mouvement de conscience et de repli, outre la pauvreté et l’agressivité du débat public, si je puis dire, s’impose à moi l’idée fort simple, mais rarement exprimée, que notre condition humaine excède de tous côtés l’organisation de la cité, notre rapport aux autres : le ou la politique – L’estime de l’une et de l’autre tenant finalement à la place qu’ils accordent aux individus pris et considérés dans leur souveraine solitude ; à leur protection des meutes et des foules, seraient elles accordées à quelque vague idée du Juste et du Bien…
J’ai aperçu, hier, sur la place de l’Hôtel de Ville, une petite troupe de personnes dont certaines brandissaient des drapeaux rouges portant les sigles des organisations syndicales ayant lancé un mouvement de grève national des enseignants et professeurs de l’Éducation Nationale. La Fédération Cornec des parents d’élèves et les mouvements lycéens, étudiants aussi, s’étaient évidemment joints au mouvement. Et ce fut fatalement un spendide fiasco ! 11% de grévistes au plan national seulement, selon les chiffres communiqués par le Ministère.
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