Contre-Regards

par Michel SANTO

Libérez nos députés!

Un député ” libéré ” doit l’être de tout.S’il veut exercer son mandat.Qui, comme on l’apprend dans les bonnes écoles,n’est pas impératif.Ni délégué des syndicats viticoles,ni VRP d’un territoire et encore moins assistant social en chef,son métier est de ” fabriquer” de la loi.Seulement de la loi.Qu’il soit ou non dans la majorité.Pour la seule et bonne raison qu’il est le représentant de la nation…
Rappeler ces vérités élémentaires peut paraître incongru.Il suffit pourtant de feuilleter les pages locales des journaux régionaux pour vérifier l’ignorance, la naïveté ou la mauvaise foi de ceux qui font profession d’incarner la ” volonté générale ” et d’informer les citoyens…
La République n’est pas, pas encore, une association de “bouilleurs de crus” tout de même! Je dois cependant reconnaître qu’ il m’arrive parfois d’en douter.

Le miroir des vanités.

QPWCAN7AX37CASB9UMCCAP3I60PCAYSIYL8CAB8IGIHCANJ8ED1CAUS3V2OCAV9JTQRCABI3BLUCABCYS7CCAOVXIU8CAM4L32HCAF9NNKOCASPNDKHCAEDQOBRCAL2L6VWCAONI2RLCA1YU69E.jpg   Le ” Le Club des 500 magazine ” est le miroir des vanités du Languedoc Roussillon. Y figurent tous ce que son rédacteur en chef appelle ” les décideurs “. Parmi ceux ci Eric Andrieu. Qui nous révèle son désir d’un mandat national.Député ou sénateur? il ne sait pas encore..Quant à celui d’occuper le  fauteuil de G. Frèche? il ne s’interdit pas d’y penser nous confie-t-il… En ne se rasant pas! 
Et la mairie de Narbonne alors? pourquoi pas! ” Moynier manque d’humanisme ” Tiens donc! Mais pas tête de liste et s’il peux apporter une ” valeur ajoutée ” technocratise-t-il !!!. 
Ah, au fait et enfin, fait mine de s’interroger le journaliste de service : ” l’échec de Ségolène aux présidentielles? ” Réponse: ” les français n’ont pas voté en conscience .” 
Des c…, quoi! Sans doute l’esquisse d’un travail de refondation idéologique.Dans sa version cathare et dans le style ” nous sommes le Bien et vous nous brûlez!…”
Toujours la même antienne.Toujours la même bonne conscience toujours satisfaite d’elle même…

Bonjour Bockel!

J.M.Bockel, le maire socialiste de Mulhouse,vient d’entrer au gouvernement. Avant-hier,il disait tout haut ce que beaucoup de ses amis du parti disaient tout bas.Trop en avance sur une pensée et des pratiques politiques …toujours mitterandiennes.
Confidence:je l’ai rencontré,plutôt croisé devrais-je dire,à l’époque où il était au CERES.Chevènement était alors Ministre de l’Industrie et de la Recherche.Ministère dans lequel j’étais chargé de mission auprès du Délégué aux Affaires Régionales et Délégué à la PMI. Délégation dans laquelle j’avais comme voisins de bureau deux très jeunes talentueux amis de Chevènement: Patrick Weil, devenu depuis le grand spécialiste français des questions d’immigration, et Dominique Garabiol, qui a fait une très belle carrière à la Banque de France ( que devient-il?) , et qui venaient de perdre leurs fonctions de conseillers techniques auprès de J. Autain. 
De cette époque, j’ai encore le souvenir d’une conversation téléphonique entre Régis Barailla et Patrick Weil qui, connaissant mes origines narbonnaise, avait mis son haut parleur. Ah!cet accent des Corbières rue de Bourgogne, entre Matignon Invalides et Assemblée Nationale… 
Mais revenons à Bockel, pour dire que je me reconnais assez bien dans sa pensée.Toujours droite et élégante.De ce point de vue, il n’a pas changé.On ne peut pas en dire autant de ceux qui, depuis hier, ont, à son égard, un comportement indigne…
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Je vais me coucher!

Ouf! Enfin terminé.Une majorité absolue pour Sarkozy.Mais moins importante que prévue, j’allais écrire heureusement.De quoi quand même gouverner et appliquer un programme pas très consensuel mais clairement affiché. L’heure de l’action et des difficultés vient donc de sonner. Celle du contrôle des résultats des politiques engagées aussi.
A gauche
, c’est plutôt celle de la remise en question qui commence. Du moins on l’espère. Celle de son programme, de sa stratégie, de ses dirigeants. Pourtant, à entendre, ce soir, les premières réactions de certains des éléphants, la tentation  d’en découdre semble dominer la nécessité d’en parler. Du fond, je veux dire…
Ici, en terre d’Aude, pas de surprises. Trois roses sur trois sièges. Certes, baisse continue et régulière dans le Narbonnais: 61% en 1997,56% en 2002,54% en 2007, mais hégémonie socialiste tout de même, alors que tout le littoral languedocien est bleu! Et ce malgré que le jeune opposant au socialiste sortant est fait une bonne campagne… A ce rythme, il peut espérer lui ravir son siège dans 10 ans!
J’avais cependant parié sur un score plus serré, et l’avais soutenu (lire mon billet précédent ) pour ce faire (le temps des fidélités politiques,pour moi, est en effet fini…).Ne pouvant plus supporter ce mélange de conservatisme social et de cynisme politique, dont le modèle achevé, en Languedoc-Roussillon,est G. Frèche. Et que ne masque plus une rhétorique de bonimenteur pseudo-progressiste. A chaque élection donc, le plein usage de ma liberté. J’ai pas fini d’en entendre!
A demain, peut-être! Minuit et demi, je vais me coucher…
  
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