Contre-Regards

par Michel SANTO

Donnez leur de la brioche!

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V.G.E avait inauguré la « présidence normale » en partageant son petit-déjeuner élyséen avec des éboueurs et en s’invitant chez un transporteur routier pour lui jouer de l’ accordéon . Madame Filipetti fait mieux en recevant dans « ses musées » 400 bénéficiaires « d’associations caritatives » qui pourront ainsi visiter les expositions Dali et Hopper, notamment. Née fille de mineur lorrain la voici dans le rôle d’une Marie-Antoinette  people déclamant : « Ils demandent du pain, je leur donne de la brioche ». Preuve est faite qu’on peut se faire élire sur de prolétaires postures et gouverner en aristocrate…

 

 

Je suis discriminé!

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Madame Dominique Bertinotti est un (ou une !) membre (membreuse!) du gouvernement de la République que personne ne connaît. Voulant sans doute être (enfin!) remarquée, elle a prononcé, il est vrai à propos du mariage gay, à l’Assemblée nationale, le 18 décembre 2012, cette phrase qui vaut définition irréfutable et définitive de la différence et de la discrimination réunies : « Quand une différence fait qu’on ne peut avoir les mêmes droits, j’appelle cela une discrimination ». Seraient ainsi discriminés ma voisine de 85 ans, cardiaque, à qui l’on interdirait la pratique intensive du Fitness, ma petite fille d’un an, que j’ai privée de foie gras à Noël, le voleur de vieilles dames, qu’on a privé pour un temps de liberté et mon ami Jérôme de ne pouvoir faire du ski sur les pentes caillouteuses de la Clape. Quand les mots perdent leurs sens, la pensée devient folle! La réciproque est tout aussi vraie…

l’appel retentit !

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Ce matin, dans la cathédrale Saint Just de Narbonne, en plein office, les vulgaires stridulations du téléphone portable d’une dame placée à mes côtés. Le temps, interminable, de plonger sa main dans son volumineux sac pour le faire taire, une récitante, au pupitre, lance la parole d’Isaïe : « Écoutez la voix des guetteurs, leur appel retentit, c’est un seul cri de joie ». Confuse et honteuse, je la gratifie cependant de mon plus tendre sourire; elle doit se demander encore pourquoi !

Chronique du Comté de Narbonne.

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Mon oncle !

Avant d’aller à la messe de minuit, qui ce soir aura lieu à sept heures et demi, je t’adresse ce petit mot vite écrit. Un peu d’humour ne nuira pas à cette soirée qui nous projette vers des temps un plus lumineux, n’est ce pas ? C’est la lecture du Tirelire de ce jour qui me l’a inspiré, si je puis dire sans offenser l’évêque du Comté. Et puis, nos sommités comtales narbonnaises sont de grands enfants, mon oncle ! Aussi, en ce jour de Noël, pluvieux et fort doux, je dépose à leurs pieds ces symboliques offrandes.

Au Comte Jacques Labatout, un costume définitivement infroissable et repassé, et des séances de gymnastique visuelle pour qu’il puisse enfin fixer ses interlocuteurs plutôt que de les obliger à le fuir sans arrêts. A Patrice Lemaillet, des pantalons moins serrés et un sourire moins crispé ; des promenades en barque et des rameurs assurés seront aussi du plus grand intérêt à son souhait d’un Comté qu’il veut oxygéner. A Patrick de la Natte, des cheveux implantés et une queue de cheval dignes du Don Quichotte qu’il fut et du Grand Officier du Cabinet qu’il est seront aussi du plus bel effet ; des nuages d’encens pour envelopper le comte et son palais , j’en suis sur, tout autant le raviraient. A Dédé Molly, deux ouvrages sans aucun doute lui conviendraient ; de « L’homme invisible » et des « Mémoires d’Outre Tombe », il devrait s’inspirer pour ne point finir avec Nouveau Narbonne profondément et définitivement enterré. A de la Brindille, une caisse d’herbe aux arômes chocolatés lui permettrait d’oublier son passé et du Marquisat de Cuxac en rêver sur un asiatique sofa enfumé aux motifs d’exotiques oiseaux colorés. A Bodorniou, un manuel de la « feinte de passe » et du « cadrage débordement » pour en politique  gagner et à la marquise de Fade la lecture du « Petit Prince » par Eric Tandrieu rewritée, leur donneraient à l’avenir sur un moelleux lit de roses l’occasion d’ éternellement s’embrasser. Enfin, mon oncle, à tous ceux que je n’ai pas cité, comme à mes lecteurs, je souhaite un bon Noël et de bonnes fêtes de fin d’année.

Je t’embrasse ! 

 

 

 

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