Faux débats ? Débat sur le débat ? Débat nécessaire, mais sous conditions ? Débat sur les conditions nécessaire d’un débat ? Pas de débat ? Convention alors ? Sur la laïcité ? La place des religions ? L’islam en particulier ? Les problèmes concrets qu’il poserait ? La prière dans les rues, les demandes religieuses dans les hôpitaux ? Les dispositifs juridiques en vigueur souffriraient-ils d’erreurs d’interprétations ou d’une méconnaissance totale de la part des autorités publiques chargés de les faire respecter ? Des circulaires d’applications et des formations ne pourraient-elles être mises en place pour y pallier ? Pourquoi donc utiliser un « marteau pilon » pour écraser « une mouche » ? Voudrait-on jouer sur les peurs ? Entre la lâcheté républicaine et sa sœur jumelle la démagogie islamophobe, point d’espace pour un vrai dialogue démocratique ? Un vrai débat ? De ceux qui font l’essence même d’une République laïque ? C’était bien une hirondelle qui virevoltait, ce matin, dans le ciel gris de Narbonne. Puis une autre et une autre encore… Enfin !
« Ne sois pas trop juste, ne pratique pas trop la sagesse : pourquoi te rendre ridicule? » (L’Ecclésiaste)
Mes images:
« Dandy », « nihiliste petit-bourgeois », « frimeur dilettante », Frédéric Schiffter se pâme de ses vertus, que tant de philosophes, Zarathoustra du bocage ou bluffeurs d’éthiques, honnissent. Déjà, étudiant, il préférait Manchette à Lévinas. Pourtant, « l’essayiste le moins lu de France » signe aujourd’hui son dixième livre, un décalogue inspiré par dix aphorismes cueillis parmi son panthéon, dans lequel Freud allonge Proust tandis que Pessoa flirte avec l’Ecclésiaste.
Lendemains électoraux de gueules et de langues de bois. Additionnés, les abstentionnistes et les électeurs du Front National constituent le premier « parti » d’une République, la nôtre, qui ne sait plus à quel Saint (laïque, évidemment !) se vouer.
On ouvre un carnet, et on tombe sur ces quelques phrases notées au fil de lectures…
Kundera: « Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens. »(Risibles amours, trad. François Kérel, p.13, Folio n°1702)
« Par une certaine partie de nous-mêmes, nous vivons tous au-delà du temps. Peut-être ne prenons-nous conscience de notre âge qu’en certains moments exceptionnels, étant la plupart du temps des sans-âges. »(L’immortalité, trad. Eva Bloch, p.14, Folio n°2447)
« Si l’on était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d’avance absous de toute faute. […] l’homme est tenu de savoir. L’homme est responsable de son ignorance. L’ignorance est une faute. »(Risibles amours, trad. François Kérel, p.127, Folio n°1702)
Borges: « Ce qui importe ce n’est pas de lire mais de relire. »(Le livre de Sable, trad. Françoise-Marie Rosset, p.103, (Éd.Gallimard)
Que révèlent « les révolutions arabes » ? Une évidence qui bouscule des doctrines et « des opinions européennes » pour qui la défense des intérêts vitaux de l’Europe est et doit être assurée par les Etats-Unis. Alors même que ces pays sont nos voisins immédiats et non les leurs. Et que nos “intérêts vitaux” sont engagés en plusieurs domaines, échanges, sécurité, immigration, non seulement pour des raisons d’échanges commerciaux ou d’énergie mais parce qu’e l’Europe est en face et très proche des rives de l’Afrique du Nord.
Ce choix de la sous- traitance aux Etats –Unis de notre défense stratégique obère les capacités d’action autonome et limite la portée du projet européen d’autant qu’on ne peut pas exclure, à moyen ou à long terme, la réapparition d’une menace. Ce choix traduit aussi évidemment l’absence de volonté de s’affirmer de l’Union européenne et sa détermination d’assurer sa sécurité au sein de l’Alliance atlantique placée sous commandement et tutelle américains. Or les intérêts américains ne peuvent être du même ordre que les intérêts européens. Au Moyen-Orient, par exemple, le centre des préoccupations américaines est aujourd’hui la préservation des ressources énergétiques dont ils disposent en Arabie Saoudite et la sécurité d’Israël. C’est dire si la Lybie, par exemple, n’est pas une priorité pour eux… Alors que pour l’Europe, engagée en Afghanistan, très loin de ses intérêts vitaux, les budgets hypothéqués par ses armées sont très pénalisants. Pas étonnant que, dans ces conditions, les Etats-Unis, qui n’en sont pas les initiateurs, ne soient pas enthousiastes, dans l’affaire lybienne. Et le désarroi des Européens, hors la France et la Grande-Bretagne, quand ils sont priés de s’occuper d’eux-mêmes en devient pathétique. Dès lors, nus et incapables de gérer une organisation complexe pour s’assurer de l’efficacité de leur intervention en Lybie, les européens réclament pour la plupart leur tutelle habituelle, l’OTAN. Pour la première fois dans son histoire récente, l’Europe apparaît dans sa vérité : divisée et sans capacité d’actions communes pour assurer la défense de ses intérêts vitaux. Une très mauvaise nouvelle dans un monde de plus en plus « menaçant »…
Le soleil tape sur le granit de la Madrague. Ce muret n’est pas une clôture, c’est un barrage. Il sépare l’eau du jardin, le bruit de la mer, le siècle des touristes du silence des […]
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Hier midi, au début des Barques. Là où la ville se raconte qu’elle est un décor. Ils étaient trois. Un couple de cols verts et leur petit. Neuf et maladroit. […]