Contre-Regards

par Michel SANTO

La politique est un art!

La politique est un art.Comme la tauromachie.Si, pour la première, la mise à mort n’est que symbolique, il n’en demeure pas moins que toute deux obéissent aux mêmes règles. Amener son adversaire sur le  » terrain  » choisi par le torero, sortir le  » toro  » de sa  » querencia « , est l’une d’entre elles. Et elle est décisive! Toujours laisser à son adversaire une  » sortie  » honorable « , ne jamais l’humilier, en est une autre. Et elle conditionne l’issue du combat… D’un combat, qui,sans la mise en jeu des valeurs de noblesse, de bravoure et de caste tourne vite au pitoyable … L’actualité politique récente nous a offert quelques exemples de cette absence de considération  et de respect dans la nécessaire confrontation démocratique.

La fête des fous.

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Robespierre déclarait en 1794 : « Rassemblez les hommes, vous les rendrez meilleurs. Un système de fêtes bien entendu serait à la fois le plus doux lien de fraternité et le plus puissant moyen de régénération. »

Libérez nos députés!

Un député  » libéré  » doit l’être de tout.S’il veut exercer son mandat.Qui, comme on l’apprend dans les bonnes écoles,n’est pas impératif.Ni délégué des syndicats viticoles,ni VRP d’un territoire et encore moins assistant social en chef,son métier est de  » fabriquer » de la loi.Seulement de la loi.Qu’il soit ou non dans la majorité.Pour la seule et bonne raison qu’il est le représentant de la nation…
Rappeler ces vérités élémentaires peut paraître incongru.Il suffit pourtant de feuilleter les pages locales des journaux régionaux pour vérifier l’ignorance, la naïveté ou la mauvaise foi de ceux qui font profession d’incarner la  » volonté générale  » et d’informer les citoyens…
La République n’est pas, pas encore, une association de « bouilleurs de crus » tout de même! Je dois cependant reconnaître qu’ il m’arrive parfois d’en douter.

Le miroir des vanités.

QPWCAN7AX37CASB9UMCCAP3I60PCAYSIYL8CAB8IGIHCANJ8ED1CAUS3V2OCAV9JTQRCABI3BLUCABCYS7CCAOVXIU8CAM4L32HCAF9NNKOCASPNDKHCAEDQOBRCAL2L6VWCAONI2RLCA1YU69E.jpg   Le  » Le Club des 500 magazine  » est le miroir des vanités du Languedoc Roussillon. Y figurent tous ce que son rédacteur en chef appelle  » les décideurs « . Parmi ceux ci Eric Andrieu. Qui nous révèle son désir d’un mandat national.Député ou sénateur? il ne sait pas encore..Quant à celui d’occuper le  fauteuil de G. Frèche? il ne s’interdit pas d’y penser nous confie-t-il… En ne se rasant pas! 
Et la mairie de Narbonne alors? pourquoi pas!  » Moynier manque d’humanisme  » Tiens donc! Mais pas tête de liste et s’il peux apporter une  » valeur ajoutée  » technocratise-t-il !!!. 
Ah, au fait et enfin, fait mine de s’interroger le journaliste de service :  » l’échec de Ségolène aux présidentielles?  » Réponse:  » les français n’ont pas voté en conscience . » 
Des c…, quoi! Sans doute l’esquisse d’un travail de refondation idéologique.Dans sa version cathare et dans le style  » nous sommes le Bien et vous nous brûlez!… »
Toujours la même antienne.Toujours la même bonne conscience toujours satisfaite d’elle même…

Bonjour Bockel!

J.M.Bockel, le maire socialiste de Mulhouse,vient d’entrer au gouvernement. Avant-hier,il disait tout haut ce que beaucoup de ses amis du parti disaient tout bas.Trop en avance sur une pensée et des pratiques politiques …toujours mitterandiennes.
Confidence:je l’ai rencontré,plutôt croisé devrais-je dire,à l’époque où il était au CERES.Chevènement était alors Ministre de l’Industrie et de la Recherche.Ministère dans lequel j’étais chargé de mission auprès du Délégué aux Affaires Régionales et Délégué à la PMI. Délégation dans laquelle j’avais comme voisins de bureau deux très jeunes talentueux amis de Chevènement: Patrick Weil, devenu depuis le grand spécialiste français des questions d’immigration, et Dominique Garabiol, qui a fait une très belle carrière à la Banque de France ( que devient-il?) , et qui venaient de perdre leurs fonctions de conseillers techniques auprès de J. Autain. 
De cette époque, j’ai encore le souvenir d’une conversation téléphonique entre Régis Barailla et Patrick Weil qui, connaissant mes origines narbonnaise, avait mis son haut parleur. Ah!cet accent des Corbières rue de Bourgogne, entre Matignon Invalides et Assemblée Nationale… 
Mais revenons à Bockel, pour dire que je me reconnais assez bien dans sa pensée.Toujours droite et élégante.De ce point de vue, il n’a pas changé.On ne peut pas en dire autant de ceux qui, depuis hier, ont, à son égard, un comportement indigne…
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