La TNS-Sofres a réalisé, du 2 au 7 septembre 2015, un sondage fort intéressant pour le compte de l’Institut de la Gouvernance territoriale et de la Décentralisation. Une des principales leçons que l’on peut en tirer, est que si les Français semblent attachés à leur territoire – de par leurs critiques et craintes à l’égard de la réforme territoriale – et alors que les élections régionales ont lieu dans quelques mois, seuls 60% des Français savent qu’elles auront lieu en décembre et moins de la moitié déclare s’y intéresser (45% dont 12% s’y intéresser beaucoup).
Drôle de campagne pour les régionales. Le premier tour aura lieu le 6 décembre, dans moins de 2 mois, et les listes des « formations » en compétition ne sont pas encore « bouclées ». Quant aux projets… Sa durée sera donc très courte. Elle se résumera à un affrontement entre ceux qui soutiennent, critiques ou pas, la politique du gouvernement, ou la « gauche », en général et ceux qui la combattent. Dans la logique du quinquennat, compte tenu du contenu politique et économique, la prime est à l’opposition de droite et d’extrême droite. Pourtant les choses auraient pu se passer autrement si les objectifs initiaux de la réforme territoriale avaient été maintenus, notamment par la suppression du Département…
Plus que quelques semaines, et nous aurons à nous prononcer et choisir ceux et celles qui auront la charge de diriger et gérer la grande région LRMP. Pour l’heure, à part les têtes de listes régionales, Carole Delga et Dominique Reynié, qui font surtout des campagnes d’image, nous n’avons pas grand chose, pour ce qui est des projets des différentes parties, à nous « mettre sous la dent ». Et ceux, rares, qui nous sont présentés, se révèlent particulièrement inquiétants. Inquiétants, parce que mal évalués et coûteux. Prenons le seul exemple annoncé par madame Delga de la généralisation de LoRdi – un ordinateur gratuit pour chaque élève entrant en seconde mis en place par la seule région Languedoc-Roussillon (14,5 M€.) – , si elle était élue en décembre présidente de LRMP.
Monsieur Vidalies, secrétaire d’État aux Transports, à la Mer et à la Pêche a donc fait savoir à ses amis président des actuelles régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, Alain Rousset et Martin Malvy, que le gouvernement avait validé, conformément aux conclusions de la commission Duron samedi dernier, la réalisation des lignes TGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Montant de travaux estimés: 8,3 milliards d’euros. Une paille! Une annonce faite à quelques semaines des prochaines élections régionales, par un secrétaire d’État, anciennement député des Landes – un pur hasard, bien entendu! – dans la plénitude de ses fonctions, loin des vulgaires passions de la cuisine politicienne.
Damien Alary, président de la Région Languedoc-Roussillon
Dans « le blog des régionales 2015 » de Laurent Dubois ( FR3 Midi-Pyrénées), un entretien de ce dernier avec Damien Alary. Qu’en retenir? Sur la mise à la trappe du projet de loi défendu par Manuel Valls, et « exigé » par lui, en contrepartie de la perte de sa deuxième place, au profit de madame Pinel (conséquence d’un accord national PS/PRG) d’une « présidence déléguée »: rien! Rien, sinon que la polémique qui s’en est suivie était « inutile et blessante ». Blessante, sans doute, mais inutile, certainement pas. La preuve, l’idée, politiquement absurde, a rejoint les archives du grand bêtisier politique. Et c’est tant mieux. Quant à sa reculade à la quatrième place, si, hier, elle était encore hors de question ( « J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga. Je reste dans ce tandem. Je suis favorable à un accord avec le PRG. Mais il ne faut pas un accord à n’importe quel prix. Ce serait une faute politique grave et inacceptable pour le Languedoc-Roussillon.
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧. Marc Sztulman claque la porte de la liste conduite par François Briançon. Motif : la fusion avec La France insoumise de François Piquemal. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]