Articles marqués avec ‘Narbonne’

La civilité serait elle aujourd’hui un très vilain défaut ?!

La civilité serait elle aujourd'hui un très vilain défaut ?!

Encore hier, me promenant dans les rues de Narbonne, ces preuves d'incivilté .

Une gamine qui jette son mouchoir papier sur la chaussée . Une dame lui en fait le reproche, qui se fait copieusement insulter par ses parents …

Plus loin, un " immense " ado , son portable collé à l'oreille , jurant à haute voix, qui me bouscule et poursuit sa trajectoire en maugréant …

Devant un grand magasin, un quidam dépenaillé en extase devant son cabot déféquant …

Aux Halles, chez mon poissonnier, un individu aux yeux de merlan qui tente de prendre mon tour en prenant des airs d'innocent …

À observer nos contemporains, comme pour la politesse et l'élégance, on finit par comprendre que la civilité – la courtoisie – est hélas devenue un très vilain défaut …

Affecter le renom d’être civil.
Il ne faut que cela pour être plausible. La courtoisie est la partie principale du savoir-vivre ; c’est une espèce de charme par où l’on se fait aimer de tout le monde ; au lieu que l’on s’en fait haïr et mépriser par la rusticité. Car si l’incivilité vient de superbe, elle est digne de haine ; si c’est de bêtise, elle est méprisable. Le trop sied mieux à la courtoisie que le trop peu ; mais elle ne doit pas être égale envers tous, car elle dégénérerait en injustice. Elle est même d’obligation et d’usage entre les ennemis, ce qui montre son pouvoir. Elle coûte peu, et vaut beaucoup. Quiconque honore est honoré. La galanterie et la civilité ont cet avantage que toute la gloire en reste à leurs auteurs.

Baltasar Gracian: L'Homme de cour ; page 93 de la version numérique ( La Bibliothèque électronique du Québec . Collection Philosophie Volume 13 : version 1.0 )

Ce matin une amie est partie . A Dios, Dodo !

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Elle nous a quitté ce matin Dodo! Dieu qu’elle était belle … Je la revois encore devant les arènes de Béziers un après midi de Féria. À ses côtés Henri. Plein soleil d’août! Droite, élégante … Ses yeux verts et son sourire, si bienveillants! Que dire de son courage face à la maladie et la mort. Sans trembler, elle les a combattues. Digne, élégante. De verdad! Comme elle aimait qu’on combattît  » los toros « . Avec sincérité et noblesse. Elle aimait passionnement l’Espagne et son Andalousie. Un amour que nous partagions. Celui d’une terre où le tragique de la vie se conjugue avec la quête du beau  » geste « . Toujours et en toutes circonstances! À Séville, le plus beau compliment que l’on puisse faire à une dame croisée dans la rue se dit ainsi: « Que altura! ». Il dit tout du respect  que l’on doit à ce don d’exprimer  la beauté d’un corps et d’une âme. Dodo, l’avait! Elle rayonnait; elle rayonne toujours, comme ce matin dans la petite église Saint Bonaventure. Nous y sommes entrés  sur un Ave Maria « con sevillanas ». La grâce d’un dernier geste, bien dans sa manière. A Dios, Dodo !

La majorité au Grand Narbonne n’est pas aussi étroite qu’il n’y paraît !…

La majorité au Grand Narbonne n'est pas aussi étroite qu'il n'y paraît !... La majorité au Grand Narbonne n'est pas aussi étroite qu'il n'y paraît !...

Hier au soir, discussion téléphonique avec un ami maire et vice-président du Grand Narbonne – je n’en dirai pas plus … Le sujet ? la majorité qui a porté Jacques Bascou tiendra-t-elle lors des prochains votes, notamment sur les questions budgétaires ? Je lui raconte une rapide conversation avec le fils d’une élue Nouveau Narbonne persuadé que Didier Mouly et ses alliés feront tomber, à ces occasions , le président de la communauté d’agglomération; et lui expose, rapidement – ma petite fille ne cessant de me solliciter … – ma réponse en deux temps. Que je voyais pas ce qui , sur des sujets sur lesquels ne pèsent aucune considérations idéologiques ou politiques , pouvait briser l’actuel bloc majoritaire et que, surtout, j’en faisais le pari, il s’élargirait dans la gestion courante . En effet, si on peut comprendre le vote de Michel Py et de ses amis contre J.Bascou, pour des raisons politiques évidentes, lui disais je donc à mon ami , il me semble tout aussi évident qu’il ne fera rien , bien au contraire, pour déstabiliser le fonctionnement du Grand Narbonne . Et de lui citer d’autres noms , et lui de concert, pour finir une démonstration et conclure sur une même analyse.

Si je rapporte cela, c’est parce que ce matin je lis ceci – en lien – dans la presse locale . Et, pour qui sait  » entendre  » entre les lignes ce genre de propos, on en conviendra , je ne pouvais pas trouver meilleure illustration à ma conversation d’hier au soir … 

La majorité au Grand Narbonne n'est pas aussi étroite qu'il n'y paraît !...

Festival Trénet ! tout changer pour ne rien changer , ou presque …

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Finalement , on change de producteur ( la société Coll production gérait le  » festival Trénet ) et on retrouve les mêmes artistes au « programme du festival de fin d’été  » . Avec une petite différence tout de même : plus d’orchestre René Coll au programme ! Et le même schéma d’organisation, à l’exclusion de la soirée dite de gala à Montplaisir, que, pour ma part , je ne regretterai pas (un point de vue très subjectif , je le sais … ) Tout changer pour ne rien changer en quelque sorte; et parer ainsi au plus pressé … En attendant l’année prochaine, pour voir et entendre, peut être, autre chose de plus élaboré​!

Lundi de Pâques ! Mystères des martinets …

Martinet-noir--Louis-Eloyve

Lundi de Pâques, 8 heures 30. Un rituel : mes premières tasses de café devant ma fenêtre à observer le ciel. Bas aujourd’hui. Nuageux, sombre. Cela fait deux ou trois jours que j’attendais les martinets . Ils sont enfin là !

Martinet aux ailes trop larges, qui vire et crie sa joie autour de la maison. Tel est le coeur. Il dessèche le tonnerre. Il sème dans le ciel serein. S’il touche au sol, il se déchire. Sa repartie est l’hirondelle. Il déteste la familière. Que vaut dentelle de la tour? Sa pause est au creux le plus sombre. Nul n’est plus à l’étroit que lui. L’été de la longue clarté, il filera dans les ténèbres, par les persiennes de minuit. Il n’est pas d’yeux pour le tenir. Il crie, c’est toute sa présence. Un mince fusil va l’abattre. Tel est le coeur.

 René Char : Le Martinet ( Fureur et Mystères ).

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