Contre-Regards

par Michel SANTO

Petit éloge de madame Sandrine Josso, députée LREM injustement lapidée sur les réseaux sociaux !

   

Son nom ? Sandrine Josso. Élue députée de LREM en Loire-Atlantique dimanche dernier, elle fait l’objet depuis d’une campagne de dénigrement inouïe sur les réseaux sociaux, comme dans certains organes de la presse écrite, pourtant réputés sérieux. Son crime? Elle s’est rendue à l’Assemblée jeudi ou vendredi, « mais pas mercredi : je vais être avec mes enfants et faire un peu de tennis avec eux ».

Dans l’Aude et dans la Narbonnaise, un PS en phase de mort clinique, ou presque…

         

Jean Brunel, le directeur de cabinet du Président du Conseil Départemental, André Viola, et premier secrétaire de la fédération PS de l’Aude le dit clairement, son parti « a subi une déroute électorale sans précédent. Dans l’Aude,… nous n’avons pas réussi, autour d’André Viola, notre seul candidat en lice au 2e tour, à stopper cette vague macronienne. » Un carton plein pour la LREM donc, en lieu et place des trois habituels députés donnés par ce département au feu parti d’Épinay !

Aude, 2eme circo : Alain Perea élu ! Rapide analyse après deuxième tour…

     

Rapide  analyse après ce deuxième tour ! Pour constater que dans l’ex-Languedoc-Roussillon le mouvement de La REM emporte tout ou presque, comme dans l’ensemble de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée (1), en ne laissant que 5 sièges, sur 23, à son opposition : FI (1) LR (1) FN (3). Le Ps, jusqu’ici dominant est rayé de la carte ! Et dans l’Aude, suprême humiliation, le président du Conseil Général André Viola, seul rescapé du premier tour, est sèchement battu au second dans une circonscription considérée jusqu’ici  comme imperdable ! Enfin dans le 2eme circo, de ce même département, la mienne, Alain Perea de LREM, remporte facilement cette élection face au candidat du FN. Une élection qui ouvre, comme partout ailleurs, une ère politique nouvelle dans la Narbonnaise. La performance et l’élection d’Alain Perea, le place, objectivement, avec ses soutiens de gauche, de droite et du centre, et d’ailleurs, en situation d’animer et de structurer ce nouveau parti en voie de constitution, afin de préparer les prochaines échéances électorales, notamment. Avec en ligne de mire les prochaines municipales. Le plus difficile, pour lui et ses amis, sera de filtrer  à l’entrée tous ceux qui, comme toujours dans ces circonstances, sont prêts à lâcher leurs anciennes maisons pour se placer dans le sillage des vainqueurs. Cela dit, il dispose déjà d’une solide base d’appui avec tous ces maires de l’Agglo (2), et non des moindres, qui ont soutenu, depuis son lancement, sa candidature : Codorniou (Gruissan), Rocher (Coursan), Héras (Saint Marcel), Bastié (Sallèles), Devic (Caves)… Une Agglo, dans laquelle le nouveau député ne siègera plus que comme simple conseiller communautaire, et  qui n’est plus, de surcroît, détenue par le PS, son Président en ayant démissionné juste avant ces législatives. En incidente d’ailleurs, on peut se poser la question de savoir, si dans ce nouveau contexte, un groupe LREM, n’aurait pas tout intérêt à se former, ne serait-ce que pour faire le compte, si je puis dire, et la clarté, des forces politiques en présence au sein du Grand Narbonne. Bref, les initiatives politiques ne vont pas manquer dans les mois qui viennent, dans un paysage politique où les rapports de forces ont profondément évolués : consolidation des votes FN et LR, installation de LREM et de France Insoumise, effondrement du PS…

  (1) La répartition des 49 nouveaux députés d’Occitanie est la suivante :
  • 35 La République en Marche
  • 3 Parti socialiste
  • 3 France Insoumise
  • 3 Front National
  • 3 Les Républicains
  • 2 Parti Radical de Gauche.

(2) Auxquels il faut ajouter des conseillers municipaux et d’anciennes adjointes du maire divers droite de Narbonne, entre autres communes…

 

En Région Occitanie, après la débâcle électorale du PS, la majorité de Madame Delga est menacée d’implosion…

     

   

Dans les deux plus « gros » départements de la Région Occitanie, la Haute-Garonne et l’Hérault, qui fournissaient régulièrement les plus forts contingents de députés socialistes, tous les sortants ont été sèchement éliminés dès le premier tour de ces élections législatives. Une déroute historique, avant la disparition totale, ou presque, de représentants de cet ex-parti dominant, dimanche, dans pratiquement toute la Région.

Nous vivons une véritable révolution démocratique !

   
 

Les Français ont parfaitement intégré l’idée, depuis l’instauration du quinquennat, que la seule élection qui comptait était l’élection présidentielle. Et ils en tirent deux conséquences. La première est de donner au Président nouvellement élu, aux législatives suivantes, une majorité conséquente ou absolue à l’Assemblée. La seconde, pour une grande partie des électeurs, surtout ceux des partis perdants, à ces mêmes législatives, une forte abstention.

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