Moments de vie : On ne s’appartient pas, il est vrai…

 

Johannes Gumpp, Autoportrait, 1646. Musée des Offices, Florence

       

Elle a laissé son amie continuer son chemin sur la promenade des Barques transformée, comme tous les jeudis matin, en un populeux marché de plein air, pour venir, la mine soucieuse, à ma rencontre : « Comment ça va ? — Bien, merci. — Vraiment ? — Oui, je t’assure. »

Moments de vie : Aux deux extrêmes de nos vies…

       
  C’était jeudi dernier. Des semaines et des mois que l’entrée de cet établissement hospitalier m’était interdite. Dans quel état allais-je la trouver aujourd’hui ? Me reconnaîtra-t-elle ? Quels seront ses premiers mots, ses premiers gestes ? Ces questions me tourmentaient tandis que je longeais ce sinistre couloir desservant les îlots et chambres réservées aux « personnes âgées en long séjour ».

Moments de vie : Son corps immense était tout entier dans son regard.

 

Chêne malade.

 
 
 
 
Mardi, 10 heures 30.
Je suis littéralement « tombé » sur lui devant l’hôpital. Il se rendait à un rendez-vous. Je l’ai suivi et accompagné jusqu’au service de chirurgie ambulatoire. C’était l’occasion de prendre de ses nouvelles. Je ne l’avais pas revu depuis plusieurs mois. Un an ? peut-être plus ? S. est encore jeune, très grand et très costaud.

Se tenir à bonne distance des hommes…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une dose d’impertinence.
Dans son duel avec un toro tiré au sort, tout l’art du torero repose sur sa capacité à trouver la bonne et juste distance – quels qu’en soient les risques. De même il convient de demeurer toujours à bonne distance des hommes, songeai-je, en querencia, devant ma première tasse de café – entre deux petits pains grillés.

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