𝐋’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧.
Vêtements de maçon. Chaussures de sécurité. Il attend. Une cigarette. Quelques pas.
Vêtements de maçon. Chaussures de sécurité. Il attend. Une cigarette. Quelques pas.
Je ne sais pas ce que mon regard, ce soir, va choisir.
Quand elle ne sera plus làQuand je serai partiLà-bas où il peut aussi faire jourUn oiseau doit chanter la nuitComme iciEt quand le vent passeLa montagne s’efface𝐿𝘦𝑠 𝑝𝘰𝑖𝘯𝑡𝘦𝑠 𝑏𝘭𝑎𝘯𝑐𝘩𝑒𝘴 𝘥𝑒 𝑙𝘢 𝘮𝑜𝘯𝑡𝘢𝑔𝘯𝑒On se retrouvera sur le sableDerrière les rochersPuis plus…

Goldberg, l’aria. Lang Lang au clavier.

Assis sur le même banc. À la même place. Le premier à gauche.

J’écoute Mort à crédit.

Photo : André Subirana. Hier, sur les Barques. Un homme. Le regard bas, les mains jointes dans le dos. Il marchait comme si les Écritures l’habitaient, ou un secret plus lourd.

Elle s’assied. La peau du cou est tannée, le pli des ans marque la naissance du crâne. Les cheveux, une paille décolorée, tombent sur les épaules.

22h41. Depuis la terrasse, la nef de Saint-Just et Saint-Pasteur. Pierre d’or sur ciel noir. Une beauté immobile, presque irréelle. Elle veille encore sur ce que nous avons perdu.

Un été. Une robe rougeentre le sable, le ciel et la mer.

Le festival est terminé. Les palmes distribuées. Les leçons de morale éteintes avec les projecteurs.

Je marchais dans l’air du soir, doux et frais. Le ciel, hier, à la limite du jour. Une lumière qui ne demande rien. Elle est là, simplement.