Je n’ai rien contre l’art statuaire en général, mais je dois néanmoins confesser une profonde et définitiveallergie à ces bronzes en pieds de personnages publics coulés et érigés aujourd’hui dans nos cités au lendemain de leur mort. Je croyais cette forme de glorification et d’édification des «peuples» définitivement abandonnée, et la voilà qui paradoxalement ressurgit dans nos petites villes de province. En l’occurence la mienne. Les amis et les proches de Georges Frêche furent les premiers à inaugurer cette forme régionale d’idolâtrie politique qui, comme dans tous les cultes, élève le défunt au rang d’oeuvre d’art traversant les siècles.
À Montpellier, on distribue même, chaque année anniversaire, un prix à l’effigie de celui qui ne fut pourtant que le maire de Montpellier et le Président d’un Conseil Régional. Toute une tradition politique fondée sur la seule autorité d’un homme, dont les prosélytes invoquent régulièrement la puissance quasi divinatoire de son esprit et de son action.
Quelles sont les intentions de l’UMP, à défaut d’ambitions, sur Narbonne et ses cantons en 2015? Si la réponse de ses représentants officiels se fait attendre, celle du président des « jeunes populaires », elle, est à présent connue. A-t-il un mandat pour ce faire, je n’en sais rien; mais, sur son carton d’invitation, il nous fait savoir, qu’à l’occasion de sa petite fête de Noël, chez Co – la brasserie – Monsieur César et Madame Abed, conseillers Nouveau Narbonne et candidats de Didier Mouly aux cantonales de mars prochain, seront par lui adoubés. Un acte évident de dissidence envers son propre parti; et ce dans un contexte où tout se passe comme si « personne » ne tenait plus l’UMP sur Narbonne.
Ce texte de Laurent Bouvet, Professeur de sciences politiques à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, je ne l’avais pas lu avant de publier ce matin mon billet rédigé hier soir, sur le même sujet. évidemment , ni le ton, ni l’argumentaire ni la forme ne peuvent se confondre, mais ils partent néanmoins des mêmes prémisses pour aboutir à la même conclusion. Je le livre ici dans son intégralité:
Le temps de la communication politique, et ses effets, est de courte durée. Il nous était promis un discours de François Hollande sur l’immigration « structurant » et nous avons eu droit à une enfilade de poncifs enrobés de vagues considérations humanistes. Des voeux pieux que personne, de bonne foi républicaine ou pas, ne peut pas ne pas faire siennes – dans un monde idéal, assurément! Et déjà effacés tant l’évanescence du propos flottait à des années lumières des préoccupations et des inquiétudes des français – « trop de nos concitoyens se considèrent encore comme des étrangers » et« trop de nos compatriotes ont le sentiment de ne plus être chez eux ».
Ça coince, et ça grince et ça geint dans la maison Nouveau Narbonne. Oh! rien de très alarmant pour l’heure, la charpente tient encore, même si le doute semble s’installer sur la qualité et la solidité de ses éléments. Monsieur Julès, à sa manière, vient en tout cas d’en faire état en se désolidarisant de Didier Mouly sur le vote de sa délibération en faveur d’une « Mêlée Ouverte », une association dont l’objet social, il est vrai, est des plus confus. il s’est abstenu, en effet, en faisant valoir un mélange des genres que j’avais moi même signalé, ici même, dans ce blog. La réaction de Didier Mouly, qui ne semble pas goûter la plus petite marque d’indépendance de jugement dans son groupe, ne s’est pas faite attendre. Elle fut, le lendemain, dans le Midi Libre, cinglante: Monsieur Julès n’est désormais plus dans sa majorité. Et ce au motif aggravant que, sur sa radio Grand Sud FM, et en ma compagnie (Radio Barques: le samedi matin à 9 heures 10 et le dimanche matin à 11 heures 10), mes Contre-Regards radiophoniques seraient trop, pour ne pas dire exclusivement, critiques à son égard et envers ses actions.
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