Les membres du Parti communiste français ont appris, hier, qu’on avait supprimé la faucille et le marteau qui ornaient leur carte d’adhérent depuis la fondation de leur parti en 1920. Il est vrai que les ouvriers des champs et des usines sont de moins en moins nombreux et qu’ils votent ailleurs depuis des lustres. On ne peut pas dire non plus que ces symboles, encore arborés par la Chine populaire (!!!) et la Corée du Nord soient, dans nos sociétés de « l’image », particulièrement « vendeurs ». Et puis enfin, quand même ! nos paysans roulent sur des tracteurs dotés de GPS et nos prolétaires actionnent des robots. Les marteaux ! ils les balancent sur les CRS plutôt, et les faucilles décorent les salons des « néo ruraux »… Reste à trouver autre chose que la « tronche » de Mélanchon pour les remplacer. Pas crédible le « zigue », il ressemble trop à Marchais, en moins bon qui plus est ! Les temps sont durs pour le Parti qui fut celui des intellectuels et du progrès…Signes d’une société d’hommes et de femmes, d’une culture, d’une utopie qui peu à peu s’éteint . L’histoire est désormais son royaume ! Celle que l’on étudie dans les livres et qu’on se raconte encore, avec nostalgie, dans quelques rares familles…
Allez, on sait que le Conseil Constitutionnel ne s’opposera pas au mariage entre deux personnes de même sexe, mais le risque d’inconstitutionnalité n’est pas pour autant écarté. Laurent BAYON, magistrat, ancien conseiller parlementaire du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et Marie-Christine Le Boursicot, magistrate, ancien membre du Conseil supérieur de l’adoption le démontrent dans un texte juridique de grande qualité. Le point qui pose problème ? L’adoption plénière ! Irrévocable, l’adoption plénière fait bénéficier l’enfant d’un nouvel état civil qui ne le distingue pas des autres enfants alors que pour un enfant d’un couple homosexuel elle lui donne un état civil le faisant apparaître comme « né de » deux personnes de même sexe. Ce qui contrevient à « un principe essentiel du droit français de la filiation », celui de l’altérité sexuelle, pour reprendre les termes de la Cour de cassation, qui avait ainsi refusé la transcription d’un jugement d’adoption obtenu par deux « pères » à l’étranger, en raison de cette incohérence. Alors, imaginons le scénario suivant : « mariage pour tous » retoqué par le Conseil Constitutionnel, blocage de François sur la filiation et la PMA, rupture avec les Verts, ouverture au Modem et … en piste pour 2017 ! Oui, oui je sais, c’est de la politique fiction. Mais nous sommes dimanche et on peut prendre un peu de hauteur avec « l’actualité », non ?
Dans ma petite ville (qui se veut grande, je ne le répèterai jamais assez, non mais !), comme à l’Assemblée, les « alternances » se suivent et finissent par toutes se ressembler. Dans la forme s’entend ! Ainsi la majorité (jadis dans l’opposition), vertueuse, gouvernerait en responsabilité, tandis que son opposition (naguère dans la majorité), démagogique à souhait, critiquerait sans vergogne et sans jamais se lasser. Un jeu de rôle classique dans ces séquences de notre théâtre politicien. Jacques Bascou et Michel Moynier, hier, en séance du conseil municipal de Narbonne, n’y ont pas dérogé. Le premier ayant donné les mêmes leçons de gestion qu’à l’époque Michel Moynier lui avait administrées. Une petite phrase à retenir cependant dans ces échanges « téléphonés ». Celle du nommé Ortiz, à ne pas confondre avec le toréro ni avec la prénommée Olivia, dont je recommande, au passage, son « monologue de Teresa », la sainte, cette aventurière du spirituel que sa vocation poussera à toutes les audaces ; un Ortiz donc, modeste employé de banque dans le civil et adjoint de Bascou aux finances qui, dans un élan spontané de lyrisme comptable s’est écrié : « 10 M€ de plus, ça fait une hausse de 50 %. C’est énorme ! On se donne les moyens d’accompagner cette crise » Accompagner la crise ? On se gratte la tête et on essaie de comprendre. Voulait-il dire qu’on va se déplacer avec, l’honorer, lui servir de protecteur, de guide, lui rendre les honneurs funèbres en l’accompagnant au cimetière ? Ou bien innocemment avouer son impuissance à l’enrayer, la freiner, l’endiguer ou la circonscrire cette satanée crise ? Autant dire qu’à ces sommets intellectuels où la grammaire s’égare, les mots ne sont plus que des mots et que la pensée s’affole. Hier, à Narbonne, nous étions vraiment loin d’Avila et de son héroïque et flamboyante fille…
Le jeune et sympathique député Erwann Binet, rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel, a déclaré que la consultation du Comité d’éthique, notamment sur la PMA, était « un déni de démocratie ». En d’autres termes : « Vous avez éthiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaire ». Trop fatigué sans doute, Monsieur Binet avait oublié que l’installation de ce comité était du à la volonté de François Mitterrand et sa saisine sur le sujet initié par le « chef » de sa majorité. Je ne sais pas si le projet de loi sur la famille annoncé en mars sera discuté cette année, mais il promet d’être politiquement animé ; surtout si l’avis consultatif du Comité national d’éthique est réservé. Un beau et vif débat en perspective sur les « limites morales » d’une majorité représentative à l’Assemblée. On ne va pas s’ennuyer !
Un lecteur du Midi Libre s’indigne duprojet de Musée régional de Narbonne antique (Muréna), conçu par l’architecte britannique Norman Foster. «Où est l’esprit visionnaire de Georges Frêche dans ce choix calamiteux?», s’étrangle-t-il! Calamiteux ! Bigre ! Je le trouve très beau, moi, au contraire. Elégant, sobre, d’une grande simplicité de lignes, il me fait penser au Carré d’Art de Nîmes.
. Hier soir, dans la splendide cour du Palais des Archevêques de Narbonne, vernissage de « Rêves de Japon ». Beaucoup de monde. Les habitués de ces rendez-vous. Des bises, des sourires, quelques […]
Quelques mots Par texto Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail Tweet Partager sur Threads(ouvre dans […]
Un homme fête ses 86 ans. Le dessert arrive dans une pluie d’étincelles. Sa femme regarde ailleurs. Puis une longue robe rouge traverse la terrasse. Pendant quelques secondes, le cœur se trompe. […]
𝐍𝐢 𝐞𝐱𝐜𝐮𝐬𝐞 𝐧𝐢 𝐯𝐞𝐧𝐠𝐞𝐚𝐧𝐜𝐞. L’assassinat du jeune Louis à Narbonne me trouble d’autant plus qu’il est survenu dans ma ville. Et que les faits reprochés aux personnes mises en cause sont […]
Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. […]