Contre-Regards

par Michel SANTO

On trouble les consciences comme on sulfite le vin.

  Unknown

C’est dans les années 2000 que je l’ai rencontré pour la première fois. Dans son atelier, à Moux, un village des Corbières audoises. Son nom m’avait été donné par une amie commune, Sylvie Romieux, artiste elle aussi, installée à Portel, situé un peu plus bas dans les Corbières Maritimes. Serge Griggio, puisqu’il s’agit de lui, est devenu depuis, sinon un ami, en tout cas une connaissance avec qui j’ai plaisir à bavarder.Surtout depuis qu’il s’est installé à Narbonne. J’aime son travail de peintre et de graveur. Et si je parle de lui aujourd’hui, c’est en souvenir de cet après midi où, pénétrant dans cette ancienne épicerie qui lui servait d’ espace de  travail et d’exposition, je suis tombé sur sa série ” Dyptique Griggio Pirotte “. Surprise! Pirotte lu et commenté par un jeune peintre en plein coeur des Corbières! Voilà comment, désireux de noter ici quelques lignes de cet auteur aimé, Griggio et Sylvie sont venus spontanément à mon esprit. Pirotte qui, n’est ce pas Serge?, en amateur de vin conséquent, a écrit ceci, qui devrait figurer au fronton de tous les chaix de ce pays:

Un chien philosophe?

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La scène se passe au quatrième niveau du parking souterrain de la place Jean Jaurès, à Béziers. Une femme et un homme sortent d’une même voiture. L’homme tient une de ces laisses moulinet à l’extrémité de laquelle se débat un caniche roux. Haut sur pattes et manifestement stressé, le cabot aboie sa rage de n’être pas compris par son maître, qu’il immobilise en lui liant les jambes avec la corde censée le diriger. Excédé et à court d’arguments, notre automobiliste finit par jeter à son roquet : «  Socrate ! au pied nom de Dieu! ». Ce qu’il fit…

De qui donc Pupponi est-il l’emblème?

 

 

Pour François Pupponi, député maire PS de Sarcelles, qui succédât, en son temps et en ce lieu, à DSK : La plainte de Tristane Banon contre DSK ressemble fort à de l’acharnement politique“. Sic ! Venant de quelqu’un dont le « métier » est d’en faire, la charge vaut compliment. Qu’espérer conquérir et garder en sièges et revenus sans  obstination, en effet ? Et souvent mauvaise foi. En l’occurrence bien condescendante à l’égard d’une accusatrice dont il est suggéré qu’elle serait la fausse victime d’un crime en réalité perpétré par elle à l’encontre d’un malheureux innocent. Dieu me garde de prendre parti dans cette troublante et mystérieuse affaire ! Constatons tout de même l’esprit de suite de Martine Aubry qui vient d’élever  Pupponi au rang de Monsieur Sécurité (!!!) dans son « gouvernement fantôme ». Une promotion surprise qui ressemble fort à une réhabilitation symbolique de celui qui fut son mentor. Mais qui, en la circonstance et à son corps défendant, semble toujours rester prisonnier, par d’étranges liens et coïncidences allusives, avec le « commerce » policier…Pur hasard, sans doute!

Suerte Marc, suerte mon frère!

   

Ce n’était pas pour ses pizzas qu’on allait à « La Jument Verte ». C’était pour Marc! Marc Kaprielian, qui, depuis avant-hier, nous a quittés. Brutalement. Sans prévenir. Il était la bienveillance et l’humilité même. Une empathie naturelle se dégageait de cet ami à la foisonnante présence. La salle dans laquelle il nous accueillait lui ressemblait : onirique et paisible. Tout ce qui  passait dans ses mains : une photo, un tableau, un objet pouvait se retrouver sur un mur, au plafond ! De ce lieu aussi, il nous laisse orphelin. Par sa grâce, lui pourtant si solitaire, il avait su en faire, en artiste qu’il était, un centre vers lequel convergeaient dans la bonne humeur et les rires tous ceux que la vie sociale ou politique habituellement oppose. Dieu, qu’on était bien chez lui. Avec lui ! A l’instant même où j’écris ces quelques lignes, les cloches de saint Just sonnent « quatre heures ». Demain matin, elles sonneront encore pour le recevoir dans le cœur de cette cathédrale où nous seront nombreux à l’accompagner pour son dernier voyage. Faces à l’Orient. Suerte Marc, suerte mon frère !

Le cornichon serait-il cancérigène?

 

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Le 31 mai, l’Organisation mondiale de la santé a intégré les téléphones portables à sa liste de produits «potentiellement cancérogènes». Ils figurent désormais dans la même catégorie que le très controversé DDT, les gaz d’échappement et les pickles, ces petits légumes macérés dans du vinaigre (cornichons, carottes, chou-fleur, etc.). Au train où vont les recherches épidémiologiques ont peu se demander si notre santé physique et mentale ne dépend plus désormais que de notre capacité à revenir aux bonnes vieilles pratiques en usage aux siècles passés : correspondance épistolaire à la plume d’oie, déplacements à cheval nourris aux herbes ou à pieds protégés par des sabots en bois. Quant aux cornichons, cet étrangleur de potager, aux tiges qui rampent et vrillent et qui pullulent aussi dans nos cités, sur nos ondes et dans ces étranges bocaux que sont nos envahissantes lucarnes, leur cancérosivité évidente peut-être facilement évitée sans retourner au Moyen Age. Il suffit de les cuire. De les bien cuire ! À feux doux cependant…

 

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