Chronique de Narbonne: Le retour du Triangle d’Oc, enfin!

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Ce n’est pas sans un certain plaisir rétrospectif que je lis en ce moment dans la presse régionale que les deux présidents des agglomérations de Narbonne et Béziers souhaitent relancer ce que je me suis évertué à promouvoir quand j’étais en responsabilité à la Région d’abord et sur leur propre territoire ensuite à savoir le  Triangle d’Oc; un espace situé au cœur de l’actuelle région Languedoc-Roussillon dont « l’unité » dépend de la mise en cohérence des stratégies d’aménagement et de développement du Narbonnais et du Bitterois , entendus au sens large. Je veux dire par là un territoire borné par les « villes » d’Agde-Pézenas-Lézignan-Port la Nouvelle. Depuis de longues années déjà cet espace central figure dans les cartes européennes et nationales comme étant une « grappe urbaine à aménager », rien ou trop peu a été entrepris. Hélas! Je peux en témoigner. Mais soyons tout de même optimiste et enregistrons ce que la presse rapporte de ce « vouloir entreprendre » ensemble des deux agglos de Narbonne et Béziers. En faisant tout d’abord une première remarque quant à la création éventuelle d’une agence de développement commune, si j’en crois ce que je viens de lire dans le Midi Libre de ce jour. Le type même de la vraie fausse bonne idée quand on à rien à proposer de sérieux et d’opérationnel à court terme. Si j’avais un conseil à donner au président du Grand Narbonne et de Béziers Méditerranée, ce serait plutôt de commencer par l’harmonisation de  leurs schémas de cohérence territoriale ( SCOT) respectifs pour aller vers un seul schéma d’aménagement.  L’existence d’un seul SCOT sur le Bitterois couvrant l’Aghatois et le Piscinois rend aujourd’hui les choses plus aisées, même si le côté narbonnais pêche par la présence de deux schémas : le  Narbonnais et le Lézignanais. De ce point de vue, l’urgence est de tout entreprendre pour convaincre le Lezignanais à penser son développement en coopération dans le cadre du Triangle d’Oc (que l’on peut appeler autrement si l’on veut…). Et ce dans son  propre intérêt, qui n’est certainement pas de jouer en solo ou de s’allier avec un Carcassonnais tourné vers Toulouse. Ces quelques remarques générales vite exposées, et écrites, pour aussi dire enfin que la réforme territoriale , comme les projets d’extension des compétences et pouvoirs des communautés d’agglomération, commandent de pas perdre trop de temps pour qu’enfin une seule stratégie de développement et d’aménagement intégrée ( économie, transports, zones d’activités, habitat …) soit proposée aux acteurs politiques, économiques et sociaux de ce territoire, dont le rôle charnière sur l’ensemble métropolitain constitué sur le littoral méditerranéen de Perpignan à Nîmes n’est plus à démontrer. On l’espère en tout cas! À suivre…

Chronique de Narbonne et d’ailleurs: ANTICOR flingue vilainement ANTICOR 11!

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Tel est pris qui croyez prendre ! C’est ce que doit amèrement méditer J.M Alric, le représentant départemental d’ANTICOR, vivant à Narbonne et travaillant dans une annexe de la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne. ANTICOR, on le sait, est une association spécialisée dans la lutte contre la corruption, essentiellement celle visant la classe politique, toutes tendances confondues. Cela était son objet social initial.

Chronique de Narbonne: Didier Mouly et Bertrand Malquier, un premier couac!

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Dans une chronique récente, je notais, sans insister, que le Maire de Narbonne Didier Mouly avait voté, lors d’un dernier conseil communautaire du Grand Narbonne, pour l’attribution d’une subvention en complément du financement apporté par le Conseil Général de l’Aude, en la circonstance maître d’ouvrage de l’opération , pour la réalisation d’un rond-point sur le territoire de la commune de Leucate.

Où en est-on vraiment du rachat de l’Indépendant et du Midi Libre, notamment, par le groupe de J.M Baylet?

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Hier, dans un billet surtout consacré aux racines culturelles et politiques communes de l’Indépendant de Perpignan et de la Dépêche du Midi, je faisais état  du fait que les négociations exclusives ouvertes début septembre entre La Dépêche du Midi et le Groupe Sud Ouest (GSO), concernant la vente des Journaux du Midi (Midi libre, L’Indépendant, Centre presse Aveyron), étaient prolongées au-delà du 31 octobre. Selon PresseNews.fr, un audit diligenté par le groupe toulousain sur les Journaux du Midi révélerait en effet plusieurs points noirs. Une importante hémorragie de journalistes, seraient attirés en effet par l’aubaine d’une future clause de cession, au point que, de sources syndicales, les 3 millions d’euros provisionnés par La Dépêche pour la clause en question seraient probablement insuffisants. D’autre part il s’avère que les rotatives de l’Imprimerie du Midi sont en mauvais état et que le coût social induit par la réorganisation des régies publicitaires aurait été largement sous estimé par la Dépêche. On comprend donc pourquoi, dans ces conditions, le groupe de Jean-Michel Baylet, leader du futur tour de table qui regroupera aussi Centre France (La Montagne) et des acteurs locaux – en particulier l’architecte François Fontes et l’industriel Louis Nicollin -, s’est pour l’instant abstenu de présenter un dossier de rachat à l‘Autorité de la concurrence … À noter qu’hier Louis Nicollin était sur toutes les pages du Midi Libre en super commentateur de l’actualité nationale et régionale. Sans doute un hasard! Quant à François Fontes, qui n’est plus qu’accessoirement architecte et principalement homme d’affaires avisé, l’opportunité d’un foncier important et disponible dans le périmètre du Midi Libre ne doit pas le laisser insensible … À suivre!

Chronique de Narbonne et d’ailleurs: Les liaisons « dangereuses » entre l’Agglo de Carcassonne et le Conseil Général de l’Aude.

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Une enquête très fouillée de la Dépêche du Midij’en disais quelques mots ce matin, de la Dépêche, sur un autre sujet – qui décrit les nombreuses passerelles politiques et administratives entre le Conseil Général et l’Agglomération de Carcassonne. Un concentré de tout ce qui éloigne les électeurs de la classe politique,  et ce à tous les étages de la vie publique: cumul des mandats, gestion patrimoniale des carrières, exfiltrations de collaborateurs de cabinet dans des collectivités amies pour se faire élire conseiller général, fonctionnaires d’une collectivité élus d’une autre voisine, etc… Une situation tellement caricaturale qu’elle devrait figurer comme étude de cas dans toutes les bonnes écoles de formation de nos élites administratives. On se moque souvent de nos voisins italiens du Sud et de leurs méthodes pour ce qui concerne la gestion de leurs institutions locales, mais force est de constater qu’en la circonstance et dans notre région, il n’y a pas que le climat qui nous rapproche. Le plus rigolo est que la presse du jour concurrente, le Midi Libre, nous informe que le Conseil Général de l’Aude, au travers d’un réseau de collectivités locales à l’acronyme bucolico-touristique – REVMED -, vient d’être récompensé par le prix « Territoria d’Or 2014 ».

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