Contre-Regards

par Michel SANTO

Valet de nuit…

J’ai pris l’habitude de ne jamais lire un ouvrage l’année de sa parution. Une façon comme une autre d’échapper au temps des médias. Celui de l’actualité fabriquée à la va-vite par des petits-pères-la vertu à la fatuité sans limites. Celui aussi de la critique de bazar et de ses connivences douteuses. Ainsi, qui se souvient de Michel Host et de son roman, Valet de nuit, publié chez Grasset, qui lui valu pourtant le prix Goncourt en 1986, et dont j’ai entrepris la lecture hier ? Pour tomber sur ceci, page 79 : « Maman ne rit plus, et je ne sais ce qu’elle lit, ni même si elle lit. Nous recevons le Monde et le Figaro chaque matin. Il arrive que je trouve sur la console de l’entrée plusieurs exemplaires encore revêtus de leur bande de livraison. Ils iront directement à la poubelle. Pourquoi n’avons-nous pas résilié nos abonnements ? Négligence, sans doute. Ou désir inconscient de nous relier au monde extérieur par de fragiles signes de papier. S’il est quelque chose que maman et moi partageons vraiment, c’est l’opinion que nous nous faisons des nouvelles. Le terme désigne avec une impropriété absolue la répétition lassante et prévisible de faits ignobles dont les auteurs, authentiques crapules ou paranoïaques solennels portés au pouvoir par l’imbécillité des peuples, ne s’y maintiennent que par le concours naturel de l’intérêt et de la lâcheté. » Cet après-midi, le ciel est lumineux et le temps est à la plage. Je m’y rendrai vers les 17 heures. Le soleil aura perdu de son intensité et les « vacanciers » auront pliés leurs parasols. Seul, ou presque, en attendant d’être rejoint par mon habituelle et silencieuse mouette.En compagnie de laquelle, jusqu’à la tombée du jour, je poursuivrai ma lecture…

Un troupeau de chèvre près de Madrid…

T287891A
Mardi soir au Théâtre, Vicente Pradal! Superbe spectacle. Voix, musique, poèmes… Un peu moins de deux heures prises à la vulgarité du temps présent. Celui qui ravit et béatise les bigots de l’actualité. Et la découverte de Miguel Hernàndez, natif de Orihuela, très belle petite cité de la province d‘Alicante, située à quelques kilomètres de Cox, le village de mon grand père. Voici ce qu’en disait Pablo Neruda, son ami:

Articles récents

Narbonne !Municipales2020 : "Je suis Narbonne", de monsieur Martinez, se coule dans "Je suis Marine", de monsieur Daraud.

Narbonne !Municipales2020 : "Je suis Narbonne", de monsieur Martinez, se coule dans "Je suis Marine"

  Alphonse Martinez est un de mes fidèles lecteurs. Il commente régulièrement mes billets, aussi. Il y a quelques mois, dans la perspective des prochaines élections municipales, il a crée un[Lire la suite]
Carnet : semaine 38 !

Carnet : semaine 38 !

Lecture : Marcel Gauchet, pour Books (Hors série) : « La démarche critique se voulait libératrice. Mais elle a engendré une défiance généralisée à l’égard des faits les mieux attestés, des connaissanc[Lire la suite]
Narbonne: Municipales2020 ! Ça valse à gauche et madame Garbay entre dans la danse ?!

Narbonne: Municipales2020 ! Ça valse à gauche et madame Garbay entre dans la danse ?!

      Dans mon billet du 9 septembre « Un rassemblement des forces de gauche, vraiment », j’écrivais ceci : «… Conséquemment, troisième remarque, cette plate-forme, dan[Lire la suite]
Lecture : Les Conquérants — André Malraux.

Lecture : Les Conquérants — André Malraux.

        Extraits de sa postface Ce livre n’appartient que bien superficiellement à l’Histoire. S’il a surnagé, ce n’est pas pour avoir peint tels épisodes de la révo[Lire la suite]
Narbonne ! Municipales et Agglo2020 : L'accès à la ressource en eau et son usage, quelle stratégie ?

Narbonne ! Municipales et Agglo2020 : L'accès à la ressource en eau et son usage, quelle stratégie ?

  La préfecture de l’Aude a intensifié ses mesures de restrictions dans la lutte contre la sécheresse. (©Pixabay)  Discussion, hier, sur un trottoir, avec un candidat aux prochaines électio[Lire la suite]
Carnet : quatre notes  en passant…

Carnet : quatre notes en passant…

  Carnet : 2 Septembre. Le monde est une étrange et cruelle chose : le danger et la mort y sont partout. Nous l’habitons fort heureusement en aveugle, le parons quotidiennement d’illusions.[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio