Au moment de la quitter, ce soir encore, je l’ai embrassée en glissant mon cou sous ses narines. Elle aime les fragrances de lavande vanillée qui s’en dégagent. Et j’aime l’entendre dire alors, le souffle court, les yeux clos mais vivants : « tu sens bon ». Son visage alors timidement s’éclaire.
Il est 18 h30 et dans quelques minutes un aide-soignant ponctuel et méthodique lui apportera un insipide plateau-repas. Elle n’en prendra, servie par sa fille, qu’un petit bol de soupe de carottes ; puis elle avalera ses médicaments concassés et mélangés dans une cuillerée de compote. Comme tous les soirs depuis le 21 juin…
La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
𝐋’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐜𝐚𝐧𝐨-𝐢𝐬𝐫𝐚𝐞́𝐥𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞. Sur le fil de BFM TV, je lis ceci, signé Jean-Noël Barrot :« L’intervention décidée unilatéralement par Israël et les États-Unis […]