Je lis dans l’Indépendant de ce matin que la réunion extraordinaire, et publique, voulue par le maire de Narbonne, sur le projet de construction de l’unité de traitement des nitrates (TDN) d’Areva-Malvésy, le 6avril, à 18h30, dans la salle des Synodes du Palais des Archevêques, se tiendrait en présence des élus de la Ville de Narbonne, des représentants des associations RUBRESUS et ECCLA, et des responsables de l’entreprise Areva. J’avoue que, sur le coup, j’ai sursauté, tant la participation annoncée du directeur de cette usine à cette réunion me paraît hautement improbable.
Il y a 58 ans, naissait l’usine de Malvési: un maillon essentiel de la filière nucléaire française. 25% de l’uranium mondial passe en effet par Narbonne pour y être enrichi et vendu aux grands producteurs d’électricité. Seules quatre usines dans le monde, dont celle de Malvési, font ce « métier ». C’est dire l’importance stratégique de cette unité de production, qui emploie 340 personnes (220 Areva et 120 sous traitants). Inutile de préciser qu’elle est aussi, évidemment, la seule entreprise industrielle, de cette taille, et de cette importance, dans le Narbonnais.
Il y a deux manières de faire de la communication institutionnelle. La première serait de faire connaître aux payeurs et aux bénéficiaires – les électeurs-contribuables que nous sommes ! – des actions ou des programmes engagés par une collectivité publiqueleurs coûts réels ainsi que les résultats attendus ; la seconde, de leur présenter, aux mêmes, des « paquets » de projets aussi vagues dans leurs objectifs qu’imprécis dans leur chiffrage – exagérément gonflé !
Je viens de lire l’article consacré à feu « Sportfolio » dans l’Indépendant d’hier (ici : au format PDF). Des raisons expliquant ce fiasco, je retiens surtout la forte inimitié existant entre les deux membres co-fondateurs de la première édition, chacun défendant concurremment un projet différent, dans un contexte organisationnel, juridique et financier – c’est l’interprétation que j’en fais – semble-t-il, instable – pour ne pas dire plus !
Inévitablement, le projet de salle multimodale, est revenu sur le « tapis » du dernier conseil municipal, principalement consacré aux orientations budgétaires pour 2017. La veille, mardi, je relevais (ici) la « légèreté » des quelques informations financières exposées dans ce document budgétaire le concernant. La démonstration sur le risque « commercial » et financier que ferait courir à la Ville et aux contribuables cet équipement, comme son impact négatif, au plan environnemental, n’étant donc plus à faire, il me semble aujourd’hui nécessaire de revenir sur le volet juridique du marché public en rapport avec ce projet, encore aujourd’hui beaucoup trop négligé dans le débat public.
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