Je m’en voudrais de taxer la modernité triomphante de radotage, mais il faut bien admettre qu’il est des mots et des concepts auxquels il devient de plus en plus difficile d’échapper. Essayez de visiter la moindre exposition artistique sans qu’il soit question « d’explorer un univers de rupture » à travers « une approche inédite » qui nous invite à « repenser notre rapport au temps et à l’espace ». Essayez d’assister au moindre festival théâtral sans que ce soit « jubilatoire », « revisité » ou « décalé ». Essayez de participer au moindre événement sans que ce soit une manière « ludique, festive et éphémère » de « vivre autrement ». Essayez de lire la moindre affiche ou le moindre prospectus municipal sans être interpelé sur votre degré d’écologitude.
C’est l’été! Plus précisément les vacances d’été. Les magazines et les journaux s’allègent: plus de pub! Les « congés payés » s’engraissent: trop de siestes. Sous les parasols, mots fléchés, jeux et devinettes pour entretenir des méninges rêveuses. La « rentrée » est encore loin… Voici la mienne, d’énigme! Ludique et…philosophique. Les gagnants auront-droit… à rien! Rien d’autre qu’un prix de lucidité – virtuellement amical.
Emmanuel Macron donne un entretien exclusif dans 1 Hebdo. Un entretien, comme le reste de ce numéro très intéressant. Et des « chiens de garde » de la vieille pensée socialiste, toujours à l’affût des moindres mots de celui qui, à leurs yeux, incarne au sein même de l’exécutif « l’ennemi de classe », ce qui, pour des militants et des élus issus pour la plus grande majorité d’entre eux de la « fonction publique », au sens large du terme, ne manque pas de piquant, trafiquent son propos, le présentent comme étant plus royaliste que démocrate et se proposent de l’envoyer tout simplement à « la Lanterne » (Expression tirée d’une chanson révolutionnaire bien connue : « Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne… ». Les lanternes en question étaient des réverbères, qui étaient utilisés comme gibets pendant la Révolution : on y pendait, sans autre forme de procès.)
Ce n’est pas un gag! 520 millions d’euros d’investissement pour la création d’un parc à thème entre Capendu et Douzens, soutenu par la communauté de communes Piémont d’Alaric et financé par l’Arabie Saoudite. Avec plus de 2 000 emplois à la clef. C’est la Dépêche du Midi qui nous livre l’info, ce matin.
Depuis des mois, donc, Philippe Rappeneau et plusieurs hommes d’affaires, soutenus par le préfet Louis Le Franc jusqu’à son départ, travaillent à la réalisation de ce projet. «Le site comprendra un parc sur le thème des Cathares et des chevaliers templiers. Il sera complété par des hôtels étoilés, une université de la vigne et du vin, un pôle d’enseignement supérieur, un centre de vacances» dit le maire de Douzens. L’affaire est à ce point avancée que des contacts ont été pris avec le groupe Vinci afin de créer une bretelle routière entre le parc et l’autoroute A61. «Ce projet sera entièrement financé par des fonds privés», souligne Philippe Rappeneau.
Pourquoi ma radio, toujours bloquée sur France Culture ou Radio Classique, avant-hier matin, à 9 heures 30, l’était sur Europe 1? Sous la douche, pourtant, j’ai laissé le flux aller par curiosité. Un supplice, jusqu’à ce que j’en finisse enfin avec ma barbe du jour. À hurler de bêtise. Le sujet traité, en continu, ad nauseam: la fin supposée des Guignols de l’info. Avec, en boucle, les réactions attendues de l’ensemble de la classe politique et médiatique , extrêmes compris: Mélenchon, Collard etc…
𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧. Marc Sztulman claque la porte de la liste conduite par François Briançon. Motif : la fusion avec La France insoumise de François Piquemal. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]