𝐂𝐞𝐭 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬-𝐦𝐢𝐝𝐢.

Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. Aude.

Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. Aude.

Manque de moyens pour la santé. Pour la justice. Pour l’école. Pour la culture. Pour la SNCF. Pour les communes, les départements, les régions. Pour les associations. Pas un dysfonctionnement sans son manque de moyens.

Nous constatons que les adultes sont aujourd’hui plus lourds, plus épais. Ils se couvrent davantage qu’ils ne s’habillent.

Dans le Livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa écrit : « Savoir, c’est tuer, en bonheur comme en tout. » Cette pensée m’a souvent traversé l’esprit sans que je sache la formuler aussi clairement. Aujourd’hui, pourtant, quelque chose en moi lui…
À table. Sur le mur,ses dernières lunettes,monture fuchsia vif,posées sur la tranche d’un petit tableau.
Chaque seconde apporte son lot de nouvelles. D’images. D’analyses. De commentaires. Puis de commentaires sur les commentaires. Rien n’arrive seul. Walter Benjamin observait déjà que les événements nous parvenaient saturés d’explications. Il écrivait cela à une époque où l’information voyageait…
Vêtements de maçon. Chaussures de sécurité. Il attend. Une cigarette. Quelques pas.
Je ne sais pas ce que mon regard, ce soir, va choisir.
Quand elle ne sera plus làQuand je serai partiLà-bas où il peut aussi faire jourUn oiseau doit chanter la nuitComme iciEt quand le vent passeLa montagne s’efface𝐿𝘦𝑠 𝑝𝘰𝑖𝘯𝑡𝘦𝑠 𝑏𝘭𝑎𝘯𝑐𝘩𝑒𝘴 𝘥𝑒 𝑙𝘢 𝘮𝑜𝘯𝑡𝘢𝑔𝘯𝑒On se retrouvera sur le sableDerrière les rochersPuis plus…

Goldberg, l’aria. Lang Lang au clavier.

Assis sur le même banc. À la même place. Le premier à gauche.

J’écoute Mort à crédit.