Contre-Regards

par Michel SANTO

Le sacre du mot et de la chose ( actualisé ce jour )

                                   


«Je suis libéral. La droite ne l’est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté et le mot et la chose», assure Bertrand Delanoë. Après De Gaulle,la Nation et la sécurité voilà que la gauche de ” gouvernement ” , une partie, pour l’heure, ose, par la voix du ” manager ” ( autre réappropriation ) de Paris, une nouvelle transgression sémantique.Une véritable révolution culturelle en ce mois de Mai décidemment propice à l’enterrement des vieilles idées.Cela dit, s’il convient de ne pas négliger la portée ” symbolique ” du  propos,
Eric Le Boucher, le chroniqueur du Monde, ne manque pas de pointer, comme le note Eric Dupin : ” les limites d’un socialisme naïvement “moral” et invite ces “cossards” de socialistes au travail “. En attendant , que la fête continue jusqu’au ” sacre ” du mot et , surtout, de la chose. Bientôt (?!) , à Reims..

PS.
  «Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques», a lancé dimanche sur Canal + Ségolène Royal. Ah bon! S’il y a bien un terme qui réunit la gauche et la droite conservatrice dans une même aversion, c’est pourtant bien celui-là. 

Les vrais mensonges du Nouvel Obs…

désinformationC’est en pensant à Alain Rollat que me vient l’idée de ce billet consacré à ce qu’il faut bien appeler non pas de la désinformation mais de l’information mensongère. De la grosse et bien molle. De celle qui vous colle aux semelles et qui semble à présent devenir le fond de pensée du Nouvel Observateur ( voir ci-dessus leTéléphone rouge du N°2271du 15 au 21 mai) .

La fureur de vivre en Languedoc-Roussillon.

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“Le Languedoc-Roussillon est une terre d’aventures où il y a une certaine « fureur de vivre », le tout associé à une tonicité économique.” C’est dans ces termes d’un lyrisme que je ne lui connaissais pas que Jean- Paul Volle, géographe-urbaniste, s’exprime dans le support de la communication (cette forme moderne du mensonge) de la Région Languedoc-Roussillon

Ecrire c’est mentir.


Sur le plateau de mon bureau les ” Propos d’un jour ” de Paul Léautaud, que j’ouvre, comme j’en ai l’habitude, au hasard, et pour tomber sur ceci, page 74 : ” Ecrire…c’est mentir. C’est tout au moins fausser plus ou moins… Que cela devient-il quand il s’agit de critique, et que l’amitié ou seulement la sympathie,- ou la détestation ou seulement l’antipathie,- ou encore la basse malignité, font leur oeuvre… Excès des deux côtés. Je me connais et je connais ce que je fais. Une bonne moyenne entre ces deux extrêmes, voilà le vrai.” Etre exact est bien rare, en effet…

  
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