L’ appel à la raison des marchés et des politiques aussi.
Toujours la même rengaine sur les ondes, la télé, les journaux : « Il n’y pas de crise de la dette publique en Europe, et s’il y a une crise c’est de la faute des marchés et des agences de notation. » Dernier raffinement, si on peut dire, entendu ce matin sur France Culture, celui d’un économiste (il est interdit de sourire) de l’O.F.C.E : « Il n’y a qu’à (notez le YAQUA !) dire que l’Europe garantit l’ensemble des déficits de la zone Euro » En oubliant de préciser que cela suppose une réforme des traités et que les Allemands, de la CDU au SPD, y sont opposés. Du grand n’importe quoi !
Mais arrêtons-nous quelques instants sur ces marchés présentés comme la source de tous nos problèmes. Que représentent-ils en effet sinon des circuits de collecte du fruit du travail de millions de travailleurs qui comptent sur cette épargne pour améliorer leur retraite ou faire face aux difficultés de la vie. Voudrait-t-on nous dire qu’ils devraient accepter d’y renoncer, par la relance de l’inflation et des prélèvements confiscatoires sur leurs assurances vie, notamment, que nos dirigeants politiques irresponsables ne s’y prendraient pas autrement ?
Qui ne voit pourtant que cette crise de la dette est aussi une crise de notre démocratie. Une démocratie qui se moque comme d’une guigne de la gestion de nos finances publiques. Une démocratie et des citoyens toujours prêts à se jeter dans les bras de marchands de promesses qui depuis trop longtemps dressent des montagnes de dettes.
Mais ce temps est fini. Tant mieux ! Le moment est enfin venu de demander des comptes aux sortants comme aux candidats supposés différents. Nous avons besoin de responsables politiques modernes. De ceux qui osent dire la vérité des faits, de ceux pour qui la politique ne se résume pas au bluff permanent.
Si les marchés doivent être rappelés à la raison, les politiques aussi !






