Que prépare Carole Delga en Occitanie pour les élections législatives 2022 ?

       

« Ce n’est un secret pour personne : Carole Delga veut prendre la direction du PS après la présidentielle et les législatives qui suivront. Prendre est d’ailleurs un bien grand mot tant la séquence électorale à venir devrait être la pire jamais subie par ce parti depuis sa naissance à Épinay-sur-Seine. Disons alors cueillir ce qu’il en restera. Il lui faut donc, après avoir conservé la Région, sans LFI et EELV, en 2021, doper son image dans sa stratégie de prise de contrôle de la direction du PS en présentant aux militants et cadres du parti un bon bilan électoral à la présidentielle et aux législatives. »

Disons alors cueillir ce qu’il en restera. Il lui faut donc, après avoir conservé la Région, sans LFI et EELV, en 2021, doper son image en offrant aux militants un bon bilan électoral aux législatives prochaines. La raison pour laquelle les alliances et investiture à gauche, dans sa région, se préparent, se négocient et sont validées dans son « bureau ». Reste une question : cette gauche plurielle inclura-t-elle, contrairement aux régionales, les Verts et LFI. Pour le rassemblement de J.L. Mélenchon, cela semble assurément exclu. Quant aux verts ! Delga – et le PS –, peut-elle se passer d’eux. Tactiquement, j’en doute : le PS, EELV, le PCF et le PRG n’ayant en effet pour seul objectif commun, après une probable présidentielle catastrophique, que de sauver les meubles en tentant d’engranger le maximum de financements publics pour leurs partis respectifs. Avec le risque évident, auprès des électeurs, de présenter une offre politique sans principes et programme commun de législature. De sorte que le pragmatisme devrait plutôt prévaloir sur tout autre considération politique, circonscription par circonscription. Dans mon département de l’Aude, et pour ne prendre qu’un seul exemple, il ne serait pas illogique, sur la foi des derniers résultats électoraux, par exemple, que la deuxième circonscription, gagnée en 2017 par Alain Perea (LREM)  soit réservée par le PS à EELV, et plus précisément à Viviane Thivent. Mais voilà, le PRG taubiranien entend bien la revendiquer et l’obtenir pour, dit-on, le maire de Coursan Édouard Rocher. Une investiture qui, si elle devait se concrétiser, serait, en quelque sorte, une revanche posthume de Didier Codorniou. On se souvient peut-être que ce dernier avait quitté le PS pour le PRG après avoir été battu aux législatives, dans cette même circonscription, en candidat dissident de son propre parti… À suivre

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