𝐒𝐢 𝐣’𝐨𝐬𝐚𝐢𝐬.

Ils s’assoient.
Leurs mains se rejoignent. Les doigts parcourent la peau des bras, effleurent un visage. Ils rient.

Ils s’assoient.
Leurs mains se rejoignent. Les doigts parcourent la peau des bras, effleurent un visage. Ils rient.

17 h 30.
Le banc des Barques. Le vent remonte du canal.

Ce matin, café devant la fenêtre.
Ciel nuageux.
Le lilas de Perse occupe tout le cadre.
Les fleurs mauves filtrent le jour.
Son parfum traverse la place.
Miel froid. Amande.
Je reste là.
À deux.
L’air se charge, puis cède
quand le vent tourne.
Les grappes bougent à peine.
L’arbre tient.
Et nous avec.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞.
Dans l’Aude, ces municipales confirment une évolution de fond :
le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. Elle ne structure plus le paysage politique comme elle l’a fait pendant des décennies.

𝐓𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬. 𝐔𝐧𝐞 𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞.
C’est fait.
Depuis mardi.
La table ouverte d’Ôgiusto.
La version italienne d’Ôjust.