Une « majorité départementale » audoise sous un ciel d’orage, crépusculaire…

   

Yann Rudent porte la jaquette EELV et «court», en tant que conseiller communautaire, au Grand Narbonne présidé par Didier Mouly, le maire de Narbonne, ville dans laquelle monsieur Rudent arbore aussi la casaque verte de conseiller municipal d’opposition. Il vice-préside en outre le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise présidé par Didier Codorniou, le maire PRG de Gruissan et premier Vice-Président de la Région Occitanie dirigée par Carole Delga, l’ancienne ministre socialiste. Enfin, s’il n’est pas candidat aux élections cantonales, il soutient la « majorité départementale » en lice – pour le moment virtuelle –, une coalition de partis allant du PS aux groupusculaires Nouvelle Donne et Génération.S, en passant par le PCF, le PRG et EELV. Voilà pour sa carte d’identité politique et l’actualité politique concernant son parti et ses alliés du moment. On observera au passage, qu’opposants notoires à l’extension du port de Port la Nouvelle, ainsi qu’à la création d’un parc aquatique aux Ayguades sur la commune de Gruissan, les Verts n’en tiennent nullement rigueur à leurs partenaires politiques départementaux et régionaux de gauche qui, de leur côté, les promeuvent ardemment. On ne s’étonnera donc pas de ne point les entendre – ou combattre – sur les cantons concernés, ces projets pourtant en cours de réalisation. Inversement, leurs partenaires, dans un esprit de grande ouverture oublieuse, ont élégamment mis sous le tapis électoral tout ce qui de près ou de loin pourrait fâcher leur sensibilité. Un trait de caractère, si je puis dire, du Ps audois, qui, malgré les « légèretés » de son allié naturel qu’est le PRG – leurs figures locales que sont les maires de Coursan et de Gruissan ayant fait campagne contre la candidate socialiste sortante aux dernières législatives, et, plus discrètement certes, contre leur candidat aux dernières municipales de Narbonne – , n’en continue pas moins d’en rechercher et d’en obtenir, évidemment, l’appui – sinon le secours. Autant de preuves de clémence, d’indulgence et de générosité, de part et d’autre, aux vertus pastorales et anesthésiantes, mais qui, néanmoins, pourraient troubler l’esprit d’électeurs aux préoccupations, disons plus terre à terre. C’est sur ce point, en réalité, que je me suis intéressé à la dernière publication de  Monsieur Rudent ; et, plus précisément, à sa manière, pour le coup iconographique, de soutenir, par ce méduim qu’est Facebook, ses amis et sa «majorité». Aucun « signes » d’activités et d’humanité sur son emblème publicitaire – sa photo. L’île de l’Aute, au loin, le soir, apparaît sous un ciel d’orage ; le vent encore fort remue les flots d’un étang aussi sombre que la masse nuageuse qui le couvre ; l’atmosphère, crépusculaire, elle, semble grosse d’une angoisse existentielle. Tout est « noir » ! Tout est «noir» comme si, dans ce geste «artistique» – une habitude ! – , l’inconscient de son auteur disait sa vérité – son désir – sur l’avenir de cette majorité… 

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