𝐌𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞 : 𝐋𝐞 𝐓𝐞𝐩𝐩𝐚𝐳, 𝐑𝐚𝐳𝐢𝐦𝐛𝐚𝐮𝐝 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐕𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬 𝐌𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬.

Elle est allée dans sa chambre. Elle est revenue. Elle tenait un disque. Marcel Amont.

Elle est allée dans sa chambre. Elle est revenue. Elle tenait un disque. Marcel Amont.

Deux années de sociologie. L’Université. Il l’a quittée pour un point chaud.

Déjeuner à l'Auberge des Jacobins. Nous y avons nos habitudes. Vanessa est à l'accueil. André est en cuisine. Ils sont jeunes. Ils sont sympathiques. La cuisine est simple. Les prix sont justes. Il faut réserver. Les deux salles étaient bondées.

Hier matin, boulevard Gambetta. M… Avec lui, c’est comme ouvrir une radio. Toujours la même musique : ce qui casse, ce qui brûle, ce qui rate. Le reste, ce qui fonctionne, ce qui tient encore debout, passe sous le tapis.

Il était assis là, droit comme il pouvait encore l’être. Une doudoune, un souffle un peu court, les gestes comptés. Sur ses genoux, un petit chien. Léger. Silencieux. Les yeux tournés vers la porte, comme si quelqu’un devait entrer.

Je croyais que la culture était un bien commun. Une respiration. Je découvre qu’elle est surtout un territoire. À défendre. À verrouiller.

Elles sont là, bien alignées devant nous. Pas des spectres. Des faits.

Quel spectacle magnifique. Toute la presse nationale, régionale, en ligne, en papier, en push, en story, en bandeau urgent s’est soudain souvenue de l’existence d’un phénomène politique inédit : Patrick Sébastien.

Midi Libre n’a jamais été un journal tranquille. Il est né dans l’après-guerre, dans la poussière des imprimeries que l’on secoue comme on secoue une démocratie neuve. Il portait haut les couleurs d’un Sud qui croyait encore au courage des hommes et aux mots simples. Puis le temps a passé. Et les prédateurs sont arrivés.

Étrange silence. Le Chili vote, un candidat d’extrême droite frôle la première place au premier tour de cette présidentielle et chez nous… rien. Quelques lignes à peine dans mon journal régional. Comme si ce qui se passe là-bas ne nous concernait pas.

Cinq mille viticulteurs descendent sur Béziers aujourd’hui. Ils veulent sauver la viticulture.

L'air même porte le poids de cette date. Hier soir, le ciel était bas, d'un bleu d'encre qui pressait la ville.