𝐋𝐚 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐨𝐩𝐡𝐢𝐞 𝐂𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞-𝐂𝐚𝐥𝐦𝐨𝐧.

L’article est dans L’Indépendant. La décision de Sophie Courrière-Calmon ne m'étonne pas. Nous nous sommes croisés en ville. À ses mots, à ses silences, on devinait sa route. Pas une rupture. Un glissement.

L’article est dans L’Indépendant. La décision de Sophie Courrière-Calmon ne m'étonne pas. Nous nous sommes croisés en ville. À ses mots, à ses silences, on devinait sa route. Pas une rupture. Un glissement.

Borges rappelle une chose que notre époque pressée feint d’avoir oubliée : lire un livre ancien, ce n’est pas consulter un objet daté, c’est traverser le temps. C’est mesurer, phrase après phrase, la distance qui nous sépare de celui qui a écrit et découvrir, parfois avec stupeur, qu’elle n’est pas si grande.

Sur les plateaux, les intellectuels ajustent leurs cravates. Sur Facebook, les amis postent leurs colères. Le sujet est fixe : Trump.

Je lis ce soir que l’Union européenne préparerait des sanctions « nouvelles et plus sévères » contre l’Iran, et envisagerait enfin de classer le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste.

On gouverne désormais à coups de pansements. Des décisions improvisées. Des annonces sous pression. Des concessions arrachées par le rapport de force.

Froid. Vent. Mais Soleil. Sur le halage de la Robine, vers Raonel, le monde est minéral. Ça pique. Un humain croisé, emmitouflé, sans visage.

Hypocrisie française. Les États-Unis ont débarrassé le Venezuela d’un mafieux. La classe politique se tait ou condamne mollement. Hors les cris de LFI. Des postures.

Une carte. Illustrée de sa main. Quelques mots à l’encre noire. Choisis avec soin. Alignés. Bernard a l’esthétique géométrique.

Le soleil tape sur le granit de la Madrague. Ce muret n'est pas une clôture, c'est un barrage. Il sépare l'eau du jardin, le bruit de la mer, le siècle des touristes du silence des bêtes. Derrière ce rempart, elle a passé cinquante ans à dévêtir le mythe.
Le sapin est bleu, le givre est froid. Mais au sommet, dans les ailes d’un papillon, brille une étoile rouge. Elle est l’étincelle de la bienveillance. C’est elle qui réchauffe l’image et guide ceux qui s’agitent en bas. Je vous…

Samedi. Ou peut-être jeudi. Je terminais mon tour de ville. À hauteur du café « Le Duplex », je pensais à Pierre.

Hier midi, au début des Barques. Là où la ville se raconte qu’elle est un décor. Ils étaient trois. Un couple de cols verts et leur petit. Neuf et maladroit.